True Blood – Saison 4

True Blood a marqué le début du renouveau d’HBO, après quelques années de vaches maigres causées par l’arrêt de ses grandes séries historiques. La fraîcheur aux vampires, décidément très à la mode, et le network (avec Alan Ball à la barre, quand même) se refaisait une beauté éternelle. Depuis le succès ne se dément pas, et la seule inquiétude vient donc des créatifs : les scénaristes sauront ils pérennisés une série très crue (pour le petit écran)?

Réponse en quatrième année ; leur mission se complique. Après deux excellentes années, les premières, la troisième saison partait dans tous les sens, incorporant de nouveaux personnages, compliquant la faune et la flore de Bon Temps et les alentours de la Louisiane. True Blood, série gourmande, ne peut s’empêcher d’agrandir son cercle (la mode Google+ sans doute) de nouvelles créatures ou histoires, en oubliant de se reposer sur ses fondamentaux. A savoir notre bande d’amis tournant autour de Chez Merlotte’s, les vampires et accessoirement les sordides histoires du bayou. On regrette donc un peu les premiers temps où tout se déroulait entre quatre murs, avec la mémé à Sookie (l’héroïne) qui racontait les histoires… Non, définitivement True Blood est passé à autre chose, et les histoires s’accélèrent sans forcément prendre le temps de souffler. Soit.

Dans tout ça, la quatrième année continue dans cette lancée, tout en réduisant son champ géographique. Retour à Bon Temps, où Sookie réapparait après 30 secondes passées au pays des fées (le cliffangher de fin de saison 3). Pas de chances, il s’est déroulé 6 mois sur Terre, et tout a changé. Bill est devenu le roi des vampires, Tara s’est barré et … le reste, pas trop en fait. Pour cette année, outre les panthères-garous, ce sont surtout les fées et les sorcières qui s’ajoutent au reste. Sans compter les altercations entre vampires, loups-garous, métamorphes et autres, entre deux trafics de « V » et la frénésie sexuelle toujours omniprésente. Oui, True Blood utilise bien ses atouts (pour le coup c’est un défilé d’abdos pendant 12 épisodes), et ne sait toujours pas quoi raconter. Il faut dire que l’héroïne principale est une tête à claques absolue, entouré de deux personnages charismatiques devenus de gentils toutous handicapants l’histoire au possible. Il n’y aurait pas un Jason Stackhouse aussi idiot que sensible, et une galerie de seconds couteaux plus intéressants, on sombrerait dans l’ennui…

Gros face à face entre une sorcière et un tas de vampires pas encore dégonflés, cette quatrième saison ne sera pas la plus importante de la série, interlude sans grande conséquence (bon, au final 1 mort, voir 2, dans le casting quand même) entre deux virées chez les fées (notons leur retour en fin de saison), des histoires de magie (ça manquait au show, entre les canines aiguisées et les poils), et des romances à 3 étirées au possible. Reste un générique canon, et toujours une esthétique irréprochable (pour vous mesdames, pour vous messieurs). S’agirait de creuser un peu le tout, quand même…

Posted: septembre 20th, 2011
Categories: Television
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