The Beast – Saison 1
On trouve les nouvelles pépites du petit écran sur les chaînes câblées américaines. Chose que l’on connaît déjà avec HBO ou Showtime, mais voilà qu’A&E se lance dans le jeu avec The Beast, entraînant le come back de la saison : Patrick Swayze en agent du FBI infiltré dans les milieux underground de Chicago, version bad ass aux méthodes très limites.
A l’instar de Damages avec Glenn Glose, la série démarre avec l’arrivée d’un nouveau collègue pour Charles Barker (Swayze), jeune recrue qui va découvrir le monde de l’infiltration (où des agents sous couverture intégrale, se mêlant aux gangsters et autres menaces pour le pays sans jamais montrer leurs vrais visages) et son partenaire à l’expérience et au tempérament des plus exceptionnels. On en attendait pas tant de l’ex-star des années 80, surtout depuis que l’on connaît ses problèmes personnels (maladie grave), mais il étonne à plus d’un titre, relevant avec audace le pari de jouer un dur paranoïaque qui ne laisse pas indifférent les enquêtes internes et divers groupes de pression ennemis ou non. Son jeune partenaire devra donc apprendre à se méfier de tout, à se fabriquer une vie sans réelle attache mais vrais faux-semblants et surtout distinguer dans le méli-mélo des règlements de comptes internes qui dit vrai ou faux. Vrai jeu de dupes que le spectateur suit en tentant de conserver le fil rouge de la série, une ancienne mission qui a changer Barker et deviendra le mystère de la saison revenant 15 ans après hanter le duo d’enquêteurs.
Véritable dynamite qui bénéficie de l’environnement de Chicago (ça fait du bien de changer de ville, pas L.A. ou NYC), The Beast joue la carte des agents secrets sur sol américain. Une bonne idée qui joue surtout sur ses quelques personnages principaux et une mise en scène rythmée, pour un final qui reconnecte un peu tout. Rien de grandement exceptionnel, mais c’est efficace. On attend désormais une suite.



