Prison Break – Saison 4

On a tous nos péchés mignons, ces choses dont on parle peu, sans en avoir réellement honte mais qui pourraient faire jaser les copains. Prison Break, c’est devenu la bête noire du fan de série. Un show sans autre qualité que voir un groupe de mecs courir (ça doit ravir la gente féminine), et on ne sait plus vraiment pourquoi ni vers où. En fait on s’en moque un peu.

Et ça n’est pas bien grave. Arrivant au terme de la série, on se rend compte que Prison Break s’est rangé aux côtés de Heroes dans le rayon ex-surprise. On a bien eu une première saison formidable, une série avec une thématique forte à la 24. Le héros veut sortir son frère de prison. Pas loin de McGyver, et avec un charisme à faire tomber la donzelle. Bref, dur dur d’enchainer sur la suite avec de gros changements qui remettaient en cause le fond et la forme de la série. Alors oui, nous avons eu droit à une deuxième saison correcte, voir sympathique. Et puis le trou, le néant, l’inqualifiable absence de créativité et de substance des saisons 3 (raccourcie) et 4. Notre troupe de fugitifs jouent au pingpong en se promenant un peu partout pour des raisons diverses dont on se fiche éperdument. L’intérêt retombe pour ne garder que le critère de l’action. On ne réfléchit plus à la logique ou au mécanisme de machination qui entourent les frangins Scoffield.

Et sans avoir à expliquer tout le processus, ils s’en sortent. Après moultes retournements de situations sans queue ni tête, ni grande réflexion (le scénariste a intérêt à retourner étudier), les héros trouvent une âme charitable auprès d’un personnage décédé (oui, mais c’est bon pour le marketing d’avoir un des personnages principaux de la première saison de retour) pour avoir une immunité et une nouvelle vie. Évidemment trop facile, on trouve un truc (Michael est de nouveau malade), et une astuce (quatre ans plus tard..) pour en arriver un final plein de mélancolie. Dur à avaler, et pourtant ce double dernier épisode était l’un des meilleurs depuis la fin de saison 1. Un grand gachis que PB, après un succès éphémère qui a laissé croire au culte possible d’un mec tatoué et d’un psychopathe pédophile. Mais après quelques hésitations, on s’est bien rendus compte qu’il était inutile de s’y attarder.. Allez, on passe à la suite : un téléfilm sortira bien, censé faire le lien avec.. un possible spin-off.

Petit détail, c’est encore une fois la Fox qui a laissé massacrer cette série. A se demander si le network n’a pas perdu toute sa splendeur, avec quelques gâchis de premier plan. On attend de voir la grille de rentrée prochaine.

Posted: mai 20th, 2009
Categories: Television
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Comments: 3 Comments.
  • duple

    Ce que l’on peut retenir de PB c’est qu’incontestablement c’est une série qui aura fait couler beaucoup d’encre et vendre beauoup de magazines! En effet, malgré les critiques souvent acerbes de certains commentateurs, on ne peut pas nier le fait que c’est la meilleure série de ces 10 dernières années ! De mémoire de téléspectatrice, je ne vois aucune autre série qui ait suscité autant d’intérêt même auprès de ses soi-disant détracteurs. Si ces personnes trouvent la série si négative que ça , alors pourquoi sont-elles restées scotchées devant leur télé pour suivre les aventures des ex-prisonniers de FOX RIVER pour ensuite émettre leurs avis ???

  • mikamonti

    Je ne suis pas tout à fait d’accord, beaucoup de gens ont décroché de PB. La chute d’audience comme preuve. Maintenant pourquoi continuer à regarder… parce que c’est quand même intéressant de voir la manière dont ils vont s’en sortir. On espère toujours un retour au suspense de la première saison. Cependant je suis d’accord avec toi sur le fait que certains critiques ont été très négatif vis à vis de l’après saison 1 voire 2. Mais il faut aussi rester lucide, la première saison était excellente et les suivantes perdaient de plus en plus de charme et d’intérêt.

  • http://www.idrann.net Mg

    C’est tout le débat de voir une série avec un potentiel énorme se casser lentement la figure! Et mon petit côté maso me lançait effectivement à regarder semaine après semaine la longue fuite en avant de Scoffield & cie. Mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même! Ceci étant, on balance entre une curiosité maladive (le geek) et un espoir vain de voir la série reprendre du poil de la bête. On y a presque cru en début de saison 4! Et puis non..