Pilotes : Once Upon A Time, Grimm

On attend de pied ferme l’adaptation télévisée de Fables, un des meilleurs comics de ses dernières années. Depuis 2 ans, en fait. Et c’est un heureux hasard qui nous amène en cette rentrée quelques idées de série liées aux contes et légendes d’autrefois. Assez troublant, même…

ONCE UPON A TIME

Une jeune femme retrouve dix ans après l’enfant qu’elle a abandonné à la naissance, et qui clâme vivre dans un village figé dans le temps, où les personnages de contes de fées vivent de manière contemporaine, sans pouvoir s’en échapper. On frise l’Eureka bis (sans les génies, avec les nains), mais avec un effort de vouloir étendre l’histoire en dehors du village. Le pilote alterne ainsi cette partie réaliste, moderne, avec des scènes à une époque inconnue, dans un château où Blanche Neige, Prince Charmant et consorts luttent contre une sorcière qui les maudit tous. Et on se doute que la malédiction a pour résultat le village d’aujourd’hui. On est pas très loin d’un Fables (avec le shérif..), et si le tout est encore assez opaque, c’est assez bien entretenu pour qu’on se demande ce qu’il y a à suivre. Ne tombant pas dans la facilité (le soap..), Once Upon a Time pose ses premières pierres (un Robert Carlyle très sympa ici), on attend de voir la suite. Bilan en fin de saison.

GRIMM

Là aussi, transposition contemporaine, un poil plus risqué, des contes d’hier. Grimm, c’est un enquêteur chevronné qui se découvre une lignée familiale de chasseurs de monstres (les Grimms donc), alter aego justicier des conteurs d’autrefois, devenant des vigilantes de l’ombre, veillant sur les créatures que l’on connait tous, traquant celles qui dérivent.. Ici, le grand méchant loup puisque plusieurs disparitions tiennent à indiquer qu’un prédateur rôde. Formule classique, mitonnée de fantastique, Grimm ne démérite pas mais n’offre pas réellement de surprises, pour un pilote qui semble ne pas pouvoir offrir beaucoup d’originalité.

Difficile de demander beaucoup aux séries d’aujourd’hui, qui prennent bien peu de risques pour se présenter. Entre reprise des choses qui marchent (tiens, un flic), un soupçon de différences assez rapidement diluées dans le reste (l’aspect conte de fées, voilà déjà 2 séries, en attendant les suivantes), et des gimmicks énervants (allez, un tube, que ce soit Eurythmics ou les Black Keys), on nous sert la même formule. Mais une série, cela s’écrit en saison, donc pourquoi pas tenir jusqu’en fin d’année…

Posted: octobre 23rd, 2011
Categories: Television
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