Dirty Sexy Money – Saison 2
Dans les placards de la télévision moderne, il y a quelques cadavres qui ont été enterrés un peu rapidement. Et sans grande logique. Dirty Sexy Money en fait partie. Si la deuxième saison a été littéralement scalpé par son diffuseur, on a de la peine à comprendre pourquoi les trois derniers épisodes sont diffusés en plein coeur de l’été, presque huit mois après le reste.. Rapide critique de ce qui n’est donc qu’une moitié de saison à peine entamée.
Dirty Sexy Money était l’agréable surprise de l’an passé. Une famille d’aristocrate businessman new-yorkais, genre de jet set à eux seuls, gotha du gotha, nous ouvre les portes de sa maison en suivant les pas de leur nouvel avocat, fils de l’ancien. On débute sur la disparition et mort présumée de l’avocat de famille, à l’américaine plus confident qu’employé. Nick George emboîte le pas bon gré mal gré sur ceux de son père, malgré le souvenir désastreux de ce genre de travail sur leurs vies personnelles. Et l’histoire se répète, puisque Nick se voit séparé de sa famille, et trempé jusqu’au coup par les pièges de la famille Darling, les magouilles financières du père ou les aventures désastreuses de ces enfants. De révélations en accidents, on se forge une destinée.
DSM était savoureusement drôle et cynique, mais ne trouvait que difficilement sa place entre le soap ironique et le drame moderne. On ne sait plus trop où tout cela nous emmène, mais ça va très vite. Et c’était l’une des qualités du show ; ne pas s’appesantir sur les situations, et aller de l’avant. Scalper par le network (et avec une première saison en période de grève scénaristique), DSM n’aura pas eu sa chance. Ceci étant les derniers épisodes sont beaucoup trop classiques, et les retournements de situation trop aléatoires pour vraiment accrocher jusqu’au bout. En perdant un peu son fil conducteur, DSM va trop loin et trop vite. La fin était donc inévitable.
Dommage car le casting de qualité, et quelques petites choses laissaient dire que sur le long terme cela aurait pu forger de grandes choses. Mais faute de temps, et de risques, les vraies idées sont restées à la porte d’une suite potentielle. On quitte donc Nick et sa grande famille Darling avec quelques mystères à peine résolus (son père est il vivant? On supposera que oui), et quelques bons moments rapidement tombés dans un capharnaüm de scènes inutiles..
Categories: Television
Tags: bilan, dirty sexy money, saison 2
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