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Ces critiques sont issues du formidable site www.onlike.net qui les a hébergé de nombreuses années. A dessein d’être exhaustif (et toujours aussi maniaque), les voici regroupées pour le bien de l’humanité.

LA LIGUE DES GENTLEMENS EXTRAORDINAIRES ***

Encore une adaptation de comics ! Et oui, mais on commence à y prendre gout, et ça n’est pas pret de se terminer..

Ici on a affaire à un revival gigantesque des héros de la Littérature classique du XIXe, et cela grace aux talents de Mr Alan Moore, auteur culte . Il réunit pour des aventures grandioses des talents tel qu’Alan Quatermain, Doryan Gray, Myster Jekyll, l’Homme Invisible, Tom Saywer, le capitaine Nemo, et une ex à Dracula . Autant dire que le passionné de tous ces auteurs va hallucinner, et en meme temps prendre plaisir à les suivre dans leur lutte contre le machiavélique Fantome !! Qui ne veut rien de moins que provoquer une guerre totale et s’enrichir .. On retrouve là les bassesses des grands méchants des ces anciens temps, ou meme des James Bond .

Certes le film propose un voyage total dans une fin de XIXe ( 1899 ) quelque peu modifé, mais de plus le réalisateur ( déjà auteur de Blade, encore une adaptation de comics plutot réussi ) sait y faire, et nous propose quelques paysages et inventions surprenantes . Attention! Plongez totalement dans cet univers ou craignez de vous y perdre ! en effet, difficile de rester plausible quand le Nautilus accoste à venise, ou que Nemo circule en voiture . Un certain deuxième degré est indispensable..
Pour le reste, les personnages ( je ne connais pas le comics, je vais essayer de le découvrir – mais qu’Absalom grand pontif des Comics ne connaisse pas, je suis plutot déçu ! ) sont plutot réussi, chacun ayant sa propre histoire, pour la plupart associé à leur don prodigieux . A noter l’Homme Invisible très peu utilisé mais intéressant, et un capitaine Nemo bondissant . Mais d’autres tels Jekyll ou Gray sont également intéressants . Seuls Mina et Saywer restent sur le carreau .

Le seul regret vient du rythme du film, qui se compose de trois parties . Dans la premieres on découvre les personnages dans des scènes d’expositions un peu lentes, sauf celle de Quatermain dès le début . Dans une deuxième, l’équipe se lance à Venise, pour une grosse scène de bastin sympathique, mais rebondit sur une fin bancale . Certes bien menée, mais ponctuée de lenteurs . On regretterera qu’un deuxième film ne soit pour l’instant pas envisagé ( box office moyen, remboursement difficile ), car tel x-men, ils auraient pu décoller ..

Bref, un bon moment, descendu par certains critiques, mais agréable dans sa forme comme dans son fond pour quiconque se rappelle ses lectures classiques de jeunesse.. et ses comics !!

MICHEL VAILLANT ***

Dire qu’on attendait Michel Vaillant au tournant, c’est beaucoup dire . On espérait juste une bonne adaptation, et un rival potentiel des films d’action à l’américaine . Et l’enjeu est potentiellement réussi . Le scénario est assez mince : lutte entre les gentils Vaillant, et les méchants Leader, des positions manichéennes annoncées dès le début, et qui ne dérangent pas, en ce qu’elles sont le reflet de la bande dessinée . Pourtant les rebondissements, pas forcément surpenant, mais suffisant pour garder le rythme et l’attention du spectateur, permettent le spectacle . Seul regret, le jeu des acteurs quelque peu forcé, et les dialogues en majorité insipide gache l’ensemble . Mais après tout on n’est pas venu pour les voir parler ..

Car l’essentiel se situe dans les deux parties mécaniques du film : une première courte, sur les terrains de rallye du Canada ou d’Italie, et les 24 heures dans une deuxième partie principale attrait du film . Passons les quelques moments de dérision, sans doute des clins amusés ou tentatives d’humour, comme la course des Vaillantes sur autoroute, le plein chez Total, l’arret à McDo, etc… Eh oui, car désormais la pub remplit les films . C’est un autre débat . En l’occurence, faut bien payer le film .
L’ensemble est cohérent, et construit une ligne droite vers le final . La musique d’Archive remplace le rap habituel de Besson, et donne une profondeur ( toute relative ) au film, tout en gratifiant l’ensemble d’une qualité indéniable . Mais l’atout majeur reste le style de Couvelaire, issu de la pub, et qui manie la caméra ( et sans doute plus habilement la table de montage.. ) adroitement pour donner un rendu nerveux et lumineux à la bande . On assiste avec émerveillement à la course des 24h à l’aide de survol de la piste, d’une luminosité complexe, et dans la tendance « clip » du moment . Seul défaut, cela prend mal sur les acteurs ..

Bref, Michel n’est sans doute pas LE film de l’année, mais si on le prend comme ce qu’il est, c’est à dire un hommage au sport auto et l’adaptation d’un personnage de bande dessiné, on ressort heureux . N’y attendez pas de réflexion intellectuelle, c’est pas fait pour! Et place aux Vaillantes, et aux Leader ..

OPEN RANGE ***

Kevin Costner aime le western, et le cinéma . Ce dernier a tendance à ne pas lui montrer, si l’on en juge de ses derniers films ( The postman… ) . Ici Costner retrouve sa danse avec les loups, sauf qu’ici il s’agit de vaches . Convoyeur de troupeaux avec Boss ( Robert Duvall, impeccable ), il part venger l’assassinat et le passage à tabac de deux de leurs amis . Duels et virée à L’Ouest comme au bon vieux temps, en cette année 1882 .

Et Costner taille la route . La confrontation , alors que l’on sort de la Guerre de Sécession, entre le monde moderne des grands exploitants fermiers, et les derniers cowboys , sonnent le glas de ces derniers . Grands solitaires sur leurs chevaux, parcourant le désert et les canyons, leur charisme aura fait le succès de nombreux films des années 70 . Costner a l’intelligence de les représenter par le biais de Duvall, dernier de la lignée, respectueux des hommes et des bonnes valeurs . A ses cotés, Kevin incarne un ex-soldat tributaire de la love story obligatoire . A coté des combats ) revolvers qui nous rappelle les grandes heures du western, la love story qui occupe pleinement les dix dernières minutes font perdre l’essence du film . Dommage, à 2h15 de film, il aurait pu passer à 1h45 et gagner en efficacité ..

IMMORTEL ad vitam **

Rien à voir avec Lara Fabian, contrairement à ce que pense notre ami Kynerion..

Le troisième film d’Enki Bilal nous plonge dans une ambiance futuriste néanmoins fortement teintée du communisme 70′ stylé guerre froide . Ici New York est d’une certaine froideur : les couleurs claires, tirées vers le gris/blanc/bleu, pas ou peu de soleil, des effets numériques appropriés.. Tout semble très pessimiste, voir fataliste . On suite la destinée de Jill, humaine (?) amnésique retrouvée trois mois plus tot dans un environnement extraterrestre apparu en plein manhattan . Au meme moment, Horus le dieu égyptien arrive sur Terre, dernière volonté avant son éxécution, pour y féconder une femme…

Certes le visuel est impressionant . On mélange les décors et les inspirations des grandes fresques galactiques avec certaines peintures comme le fait Bilal . L’histoire en elle-meme suit la trame de deux de ses bandes dessinées, sans réellement s’en détacher . Le rythme suit et aucun vrai bouleversement ne vient freiner le destin de des héros . Bref, on les voit avancer sans réel danger . Au delà, la réflexion se pose sur des problèmes de science fiction contemporaine ; modification génétique, implant corporel… Le seul vrai atout de Bilal au delà de son visuel impressionant, ce sont des dialogues ciselés, du Audiard en plus percutant . Les injures fleurissent, non sans une certaine ironie .
Au final, sans doute un bon moment . la musique envoutante est bien choisie, au milieu de citations de Baudelaire et autres mélancoliques . Seule fausse note, la chanson qui cloture le film, le tube de Venus « Beautiful Day », qui passe allègrement sur nos ondes, et dénote radicalement avec le reste de la bande . En somme, Enki Bilal nous sort un medley de ses influences, calquant sur de la pellicule des morceaux de bandes dessinées . Sans doute une référence pour les fans absolus..

MASTER AND COMMANDER – The Far Side Of The World ***

En 1999 le succès de Gladiator laissait supposé le retour des fresques historiques sur grand écran . Peter Weir, plus habitué des films intimistes, s’y est engouffré . Avec de la réussite . Pendant les guerres napoléoniennes, un capitaine anglais est chargé d’arreter une frégate française qui s’en va porter la guerre dans le Pacifique . Des cotes du Brésil aux Galapagos, on suit donc les embardées des deux embarcations .

Les images sont belles, les combats sanglants . La réussite du film tient dans son réalisme époustouflant, là où d’autres privilégient l’esthétisme . Autant dans la vide de bord, que la pensée de l’époque, ou les affrontements . Note intéressante, l’association du capitaine taciturne et enteté ( Russel Crowe.. en russel crowe, très bon en marin ) avec un éclairé, médecin de bord mais surtout féru de sciences, annonciateur de Darwin quelques années plus tard . Les deux modes de pensées se croisent, se complètent, dans un souci de retranscrire l’ambiguité du moment : finir la mission au risque d’y rester, privilégier la découverte scientifique ou la guerre, etc..

Récit d’un combat entre deux navires dans l’immensité de l’océan, Master and Commander associe récit historique et confrontations personnelles pour un film d’époque réussi avec brio, aussi bien devant que derrière la caméra . On regrettera l’académisme prononcé, et les remarques anti française, qui tombe bien mal en point, surtout avec les « évènements »..

QUI A TUE BAMBI ? **

Dans la lignée des thrillers à la française ( l’équipe scénariste/réalisateur de Harry , un ami qui vous veut du bien, avec des roles inversés et un peu sur le meme thème ), Bambi nous plonge dans le cadre froid et aseptisé d’un hopital, batisse blanche au milieu de nulle part . Une jeune infirmière en stage découvre qu’un médecin drogue ses patientes pour assouvir ses fantasmes, et se retrouve en danger . Certes l’effroi s’installe dans ses longs couloirs blancs, tout y est quasi mort, froid . Mais deux heures c’est long, et le film se perd au fil du temps pour assèner entre deux scènes primordiales des grands moments d’ennui . Dommage, le scénario perd de sa force vers la fin, et le final bacle le tout . Un beau cadre pour un scénario qui fuit vers l’avant sans explications . Pourtant le reste du film le hissait vers le haut . Ce sera pour la prochaine fois..

LOST IN TRANSLATION ****

Deuxième film de Sofia Coppola, après le magnifique Virgin Suicide, Lost In Translation raconte l’histoire de deux etres, qui se rencontrent dans un hotel de Tokyo . Acteur looser condamné à accepter des pubs à l’autre bout du monde, Bob rencontre Charlotte, jeune femme ayant suivi son mari en voyage professionel . Deux personnes perdus au milieu de nulle part, décalés par rapport au monde les entourant, qui vont vivre durant quelques jours en dehors du temps .

Placé au coeur de Tokyo, ville cosmopolite, Lost In Translation nous transporte dans un autre monde . Au delà de la différence culturelle, et du rythme de la société japonaise, le héros ( interprété par un Bill Murray changé ) sort de sa tropeur pour suivre la jeune femme dans ses sorties nocturnes . Une évasion temporaire qui les transforme radicalement . La ville en elle-meme joue en quelque sorte le troisième role du film, carcant pour les personnage et à l’inverse scintillante de lumière . Interprétant Charlotte, Scarlett Johansson transcende ses précédents roles ( à voir The Barber des frères Coen ) .

Empli d’une mélancolie, Lost In Translation conte un voyage de quelques instants en dehors du temps et de l’espace, la rencontre de deux etres dans une ville inconnue, pour quelques moments de bonheur en commun . Magnifique ..

BUONGIORNO, NOTTE ***

Film italien, racontant l’histoire vraie d’un enlèvement de l’ancien chef de gouvernement Aldo Moro par les Brigades Rouges . Histoire choc, vécue de l’intérieur : le commando, entre rivalités, positions politiques, secrets et mensonges, tente de faire passer son message .
Meme si l’histoire est réelle, elle renvoie douloureusement aux évènements récents ( à chaque fois que les terroristes frappent d’ailleurs ) . Filmé avec tous l’académisme italien ( musique classique ou Pink Floyd, un mélange savoureux ) et la classe de ses comédiens, ce film servira sans doute dans les cours d’histoire, malgré des lenteurs inhérentes au message que son réalisateur souhaitait nous inculquer .

21 GRAMMS ****

21 grammes, le poids que l’on perd à sa mort . A la rencontre de trois êtres que tous oppose, réunis autour de la mort d’un père et de ses deux filles..

Ce film nous arrive en pleine face sans que l’on s’y attende . Avec un scénario béton et une réalisation inspiré tout d’abord, avec la composition de trois acteurs monstrueux ensuite . Sean Penn a d’ailleurs reçu le prix d’interprétation à Venise pour ce film de Alejandro González Inárritu . Autour de lui, Benicio del Toro est toujours aussi envoutant et Naomi Watts sublime . Inspirés, tous trois nous font patauger dans les méandres de la rédemption . Car il s’agit avant tout de pardon . Pardon de l’ex-junkie qui perd sa famille dans un accident, de l’ex-taulard qui s’est retrouvé dans la foi de Dieu, de l’ex-malade qui recherche le donneur qui l’a sauvé ..
Dans cette mélancolie, les trois protagonistes plongent dans une fuite en avant, une abime sans fond, pour au final se retrouver, se sauver eux memes . Et au passage essayer de savoir ce que sont ces 21 grammes . Le poids du péché ?

RRRrrrr!!! ***

Mission spéciale cette après midi, allez voir le film des Robins des Bois ( supervisé par Alain Chabat ) malgré toutes les mauvaises critiques accumulées . Pourtant le film n’est pas « NUL! » comme le supposait un grand quotidien . J’avais des réserves quand à ce film, j’adore les Robins mais je ne savais pas si leur humour supporterait le passage sur grand écran . C’est mitigé .
L’accumulation des blagues aurait pu etre soporifique, mais tel est l’humour des Robins ! Le scénario quelque peu original ( la préhistoire, un serial killer, les Cheveux Propres et les Cheveux Sales ) et les acteurs sortent le tout du marasme . Quelques traits d’humour au dessus du lot rendent le film sympathique malgré un ensemble bancal .

Pas franchement hilarant, mais loin d’etre risible, le premier film des robins des bois version large restera un essai non transformé, loin des cultes Cité de la Peur et Pamela Rose . La transposition de leur succès téléviuel aurait sans doute été plus réussie, mais plus trash aussi..

GOTHIKA ***

A l’aube de la sortie de Blueberry ( dont les quelques images vues laissent présager du mieux – croisons les doigts ), voici un autre français à la tete d’un gros budget cette fois ricain . Et Kassovitz fait son petit bout de chemin, malgré toutes les contraintes d’outre atlantique .
Un scénario un peu moins conventionnel que d’habitude, des acteurs ( hem.. enfin la seule que l’on voit… ) qui tiennent la route, et surtout une réalisation sobre et efficace . Car le réal’ n’en fait pas des caisses, ajoutant de ci de là des petits effets de surprise . Esthétique et morbide, Gothika nous plonge dans l’enquete d’une psy passée de l’autre coté de la cellule, essayant de deviner pourquoi elle aurait tué son mari . L’histoire s’envole vers d’autres buts ensuite, surfant au passage sur certains raccourcis .
Quelques effets spéciaux et un ensemble des plus corrects hissent le tout vers un bon film de genre, pour une collection Dark Castle plus habitué au remake gore pur.

PODIUM ****

Un sosie de Cloclo reprend sa carrière à l’occasion d’un grand concours .. Adapté d’un roman lui-meme à l’origine scénario, Podium est donc la suite du succès pour Yann Moix, qui signe là son premier film en tant que réalisateur, avec comme figure de proue un Benoit Poelvoorde de haute volée .
Podium se passe donc dans l’univers des sosies, et surtout de Claude François . Pour l’occasion, on croise la faune et la flore des émissions d’Evelyne Thomas, heureusement traitée ici de manière bien plus délicate et développé . Le film alterne les scènes dramatiques et comiques à coups de formules toutes trouvées et de scènes rythmées . La finesse vient surtout de ce parallèle avec la vie du chanteur-sosie, complétant un scénario qui aurait sans doute été un peu faible ( très drole, la guerre entre sosies ! ) . Enfin, Julie Depardieu et JP Rouve secondent admirablement Bernard Frédérick dans cette comédie quelque peu dramatique .
Au final, cela nous restitue un parfait film hommage à ce chanteur disparu, et n’étant pas moi-meme un fan, c’est peu dire : j’ai aimé ! On voit passer quelques documents d’époques qui renforce la similitude avec le grand acteur belge .

BLUEBERRY ****

Jan Kounen nous transporte dans un western mystique, fruit de la BD de Moebius, et des propres expéricences chamaniques du réalisateur . Ainsi on découvre un road movie de cowboys, à la recherche du pouvoir sacré d’une ancienne tribu, et cause de la lutte entre Mike Blueberry et son ennemi juré Blount .

Tout de suite, le film en impose par ses paysages et la parfaite reconstitution du Far West . On assiste à la jeunesse mouvementé de Blueberry, pour arriver juste après sur sa fonction de shériff d’une petite bourgade, confronté donc à une bande de parias chassant l’or, et pour leur leader la science chamanique . Le tout est truffé de seconds roles irrésistibles ( Karyo, Levanthal.. ) et d’une caméra virevoltant dans tous les sens, reflétant la parfaite maitrise de son réalisateur .
Les classiques scènes de gunfight sont rapidement éclipsées ( bien qu’en tout point réussies ) pour laisser place aux visions de Blueberry/Cassel lors de ses évasions oniriques, à la recherche de ses démons . Car il s’agit là de rédemption, du héros jusqu’à son nemesis . Dans la fournaise du désert, l’ancien militaire essaie de se pardonner ses actes passés pour mieux vivre le présent .
Et on part avec lui . Dans un premier temps, on ne voit que les effets spéciaux, magnifiques au demeurant . Mais dans la dernière partie, si on fait preuve d’une once d’évasion, on plonge dans les méandres suggérées par l’écran ( reproduction du propre trip de Kounen ) et l’onirisme vécu pour ressortir de la salle émerveillé, et curieux de cette facette du monde indien . Loin d’un western pur, Blueberry est sans doute plus proche de l’expérience mystique que de l’affrontement entre deux colts..

LES RIVIERES POURPRES 2 – LES ANGES DE L’APOCALYPSE ***

Niémans ( Jean Reno ) a cette fois affaire, avec un nouveau boy ( Benoit Magimel ), à des moines tueurs très très méchants à la recherche d’une relique très très ancienne . Le scénario de Besson entremele en effet ésotérisme, secte & complot européen . Dommage cependant que le tout ne soit pas très cohérent . Raccourcis et faute dans certains détails interpellent le spectateur . Cependant le fond de l’histoire nous suffit à passer un bon moment . Christopher Lee ancien nazi devenu chef mystique nous fait une belle prestation .
A l’inverse d’un scénario écrit dans les grandes lignes, mais loin d’etre parfait, la réalisation d’Olivier Dahan sauve le tout de l’ennui . Et de loin . Rythmée, soignée, la caméra prend le contre pied du premier film en explorant une image très sombre, des angles imparfaits, des images floues.. Un panel de vues qui rend au film son coté thriller . Sorte de Se7en à la française, les RP2 suivent le massacre de douze pseudo apotres témoins d’un complot mystique . Les maquillages renforcent la noirceur de l’ensemble, bonifiant là aussi quelques idées du scénario .

Au final, un bon moment . Dommage que Grangé n’ait pas revu la copie d’un Besson efficace, mais superficiel . C’est par moment drole, quelquefois percutant et toujours efficace . Mais ne vous attendez pas à retrouver l’atmosphère du livre ..

L’EFFET PAPILLON ***

Sujet à des trous de mémoire dans son enfance ( à chaque fois sur des sujets difficiles, comme une affaire de pédophilie, ou le meurtre d’une mère et son bébé, etc… ), un jeune homme se découvre la faculté de changer le passé . Avec des conséquences sur le présent.. La fameuse théorie du chaos : un battement d’aile d’un papillon à Tokyo provoque un raz de marée à Angers..

Le film joue sur les flash back, le paradoxe temporel, les tenants et les aboutissants de chaque problème . Car à chaque fois que le héros change le passé, il résoud un problème et en crée autant . Et rebelote . Dans le role du héros, Achtoum Kutscher sort des roles imposés jusqu’alors ( Eh mec elle est où ma caisse !, That’s 70 show, demi moore.. ), allant meme jusqu’à imposer son charisme de jeune premier .
L’ensemble est des plus cohérent, bien qu’il faille adhérer à l’idée de base pour apprécier le film . Seul regret, certaines « époques » sont traités en longueur, d’autres écourtées . Au final, on assiste uniquement à quatres situations différentes, là où le scénario auraient pu nous entrainer bien au delà, sur un concept des plus intéressants . Hélas, on est pas à la hauteur d’un Dark City ou d’un Memento ( la comparaison m’a été faite ), le tout flirtant vers un film accessible aux jeunes ados .

En somme, un bon moment qui laissera les fans de complexité sur leur faim..

POLLY ET MOI **

La comédie romantique de cette fin d’hiver nous invite à suivre un assureur super pas rassuré ( Ben Stiller ) qui découvre sa femme avec le prof de plongée, et se jette dans les bras d’une ancienne copine à moitié Hippie ( Jennifer Aniston ) en cela conseillé par son pote acteur raté ( Philip seymour hoffman ) & son patron .. Ouf!

Non pas que le genre soit ma spécialité, mais tout cela est bien mollasson . On se réjouit de temps à autre, sans vraiment rire aux éclats ou s’émouvoir . Bref, si ce n’est pour Aniston, pour moi pas grand chose à en retenir .. C’est ni bon ni mauvais, ni à voir.

LES CHORISTES ***

Gérard Jugnot est toujours aussi attachant dans les roles de bon candide . Voila t’y pas qu’il veut apprendre à chanter à des enfants « difficiles » ! Et ça marche . Du coup, le réal’ nous ressert une couche de belles musiques sur des voix d’anges . D’anges car d’enfants, et pas choisi au hasard . Evidemment, on se laisse emmener dans cet enchantement digne d’un Louis Malle ou Yves Robert ; des enfants, de la musique.. Si en plus on nous sort François Berléand en sadique directeur ( là où il est le meilleur ) et Kad en bon gars , on est assis pendant deux heures avec le sourire aux lèvres . C’est pas compliqué un film ; une belle histoire, des acteurs savamment choisis, et une réalisation traditionnelle mais efficace, et le tour est joué !

MAY **

Ambiance malsaine au programme.. May est une jeune fille au regard trouble . En clair, elle louche . Cet handicap l’a empeché d’avoir des amis. Adulte, elle tombe amoureuse d’un réalisateur qui ne le lui rend pas .. Dès lors, May va se fabriquer un ami, un vrai, à l’aide de plusieurs morceaux de personnes fraichement découpés..

Le réalisateur a mis toutes ces fantasmes ; scato, sado, lesbien… et ses références : giallo, troma… Il nous dépeind un univers quotidien assez sombre, où son héroine a beau avoir un grain dès le départ, c’est le contact aux autres qui va la précipiter dans la folie douce . Au delà, on assiste sur deux tiers du film à la vie de May, avant de la voir d’éraper . De quoi déconcerter ; on s’attache à elle, avant de la voir partir en live… May est avant tout un thriller psychologique horrifique . L’originalité de l’héroine fait tout le film, mais ce premier film marque la référence à toutes une série de films cultes, tout en s’identifiant à part entière . Une atmosphère malsaine à souhait, qui glace le spectateur . Un premier pas dans le monde du long métrage pas si raté..

THE PASSION OF THE CHRIST ***

Avant, je croyais que Jésus c’était le fils de la concierge, et Christ le nom de l’entreprise de choucroute à coté de chez moi.. tout faux ! Christ, Jésus, roi de Nazareth à 33 ans, est mort il y a 2004 ans sur une croix, au carrefour de l’empire romain et de la palestine ..
Excusez l’entrée en matière, mais il faut de suite évacuer la polémique, qui n’a aucune lieu d’etre . Encore une fois, on a ici affaire à la pensée américaine, qui fait un tout d’un rien . Mel Gibson se contente ici de donner SA vision de la fin du Christ, en racontant ces douzes dernières tragiques . Certes, meme pour moi qui suis athée, on a tendance à voir Jésus en croix au dessus de la cheminée, rasé de près et gai comme un pinson . Ben non, il a vraiment douillé ; flagellation, torture, chemin de croix et .. cloué sur place . L’imaginaire commun en prend un coup, et Gibson en rajoute . A la limite du gore, son film multiplie également les ralentis, les belles images . En somme, un film américain . Mais un bon film, le tout est extrèmement maitrisé, et vise là où ça fait mal .

Au de là de la forme, Gibson tente maladroitement de faire passer son message d’extrémiste catholique . On y adhère ou pas ( perso, pas du tout .. ) . Mais on ne peut pas taxer d’antisémite son film . Preuve irréfutable, le moment où Jésus et conduit devant l’intelligencia juive qui l’a fait arreté : les deux tiers s’en vont en criant à la mascarade . D’où polémique, point il n’y a .. Sur le reste, les quelques chefs religieux restant sont dépeind comme hargneux, les romains comme alcooliques, les femmes toujours en pleurs .. On assiste à un véritable tableau . Par ailleurs la reconstitution est elle tout à fait remarquable . Et on voit meme le Diable se promener de temps à autre, tel un darth sidious en vacances au soleil..

AGENTS SECRETS ***

Autour de la vie d’agents secrets, Frédéric Schoendoerffer nous brode leur « quotidien » entre deux missions . On comment obéir à la hiérarchie en refoulant ses propres envies . Dans le role central, Monica Bellucci est étonnante de sincérité . Son personnage reflète le coté humain de leur métier, alors que Cassel à l’inverse joue avec le système pour arriver par ses propres moyens là où il le souhaite . N’attendez pas de ce film beaucoup d’action, on traite beaucoup plus de psychologie qu’autre chose . Cependant, quelques cascades et moments cruciaux relèvent le tout pour ne pas sombrer dans l’ennui .
Avec un scénario calqué sur l’actualité ( du Rainbow Warrior à l’Irak ), le réalisateur échappe à une version commerciale pour nous montrer les affres de ces agents de l’ombre, oeuvrant dans l’illégalité et le doute pour le bien d’un pays… ou les interets des gens qui le dirigent . Mais un rythme un peu plus soutenu n’aurait pas fait de mal …

ONG-BAK ***

Le cinéma thailandais émerge ( face aux industries de Hong Kong et de Corée ) avec son « nouveau dragon » . L’histoire assez simple est celle d’un jeune moine à la poursuite d’une tete de bouddha sacrée, volée par des mafieux . Le tout sert le talent du jeune prodige, adepte d’un art martial branche de la boxe thai, qui dynamite le film à lui seul . Car au delà d’un simple film d’action asiatique de plus, Ong Bak illustre l’originalité de cet art martial . Rien de plus, rien de moins, mais du spectaculaire . On ne tombe pas dans la caricature, le tout est très logique . Bref, pour les fans d’action, un très bon moment en perspective .

LE CONVOYEUR ****

Avec son troisième film, Nicolas Boukhrief nous entraine dans le monde fermé des convoyeurs de fond, ces gens qui risquent leur vie pour transporter quelques millions . Sur fond d’attaques à mains armées, nous faisons la connaissance du personnage d’Albert Dupontel, dont on ne sait trop qui il est, indic des patrons, truand ou simple employé, dans une boite au reflet du temps, en faillite . Glauque, déprimant, mais en essayant de conserver les apparences, l’univers du Convoyeur est des plus réalistes . Le film maitrisé va suivre Alexandre donc, et nous permettre de mieux connaitre cet univers à la limite de la psychologie . Mais le réalisateur-scénariste évite les écueils, et ne tombe pas dans la caricature .
En cela, il est surtout aidé par Albert Dupontel en premier lieu, et toute la bande d’acteurs . Dupontel est tout simplement énorme, incarnant à lui seul le film, occupant l’espace physiquement et mentalement . Dujardin juste derrière nous trompe aisément en jouant de ses roles passés plutot comique, et Berléand nous manipule en faux salaud .

C’est bien simple, le Convoyeur retourne au source du film noir, polar moderne à l’atmosphère refroidi, et nous laisse transit après un final simplifié . Le film ne joue pas la surenchère, et ne nous en dit pas plus que nécessaire . Une réussite .

COFFEE AND CIGARETTES **

Au départ, une simple idée lancé par une chaine de Tv . Puis une série de courts métrages, dont le premier en 1986 avec Begnini . L’un d’eux, avec Iggy Pop, remporte la Palme d’Or du court métrage à Cannes en 1992 . Jim Jarmush, qui entre deux longs, continue de tourner ses morceaux de films, avec ses potes, ou des connaissances . On retrouve certains de ses acteurs, mais aussi sa sphère d’influence ( la fratrie de Spike Lee, des musiciens … ) . Evidemment, tout tourne à chaque fois autour d’une table de bar, entre des clopes et des tasses de café .

Le hic c’est que le tout est plutot inégal . Certes, tout est de qualité ( noir et blanc, une atmosphère plutot sympathique .. ) . Mais chaque morceau à sa propre vitesse, son esprit . Le tout forme une certaine homogénéité au final, mais décalé . Deux morceaux se détachent du lot ( Molina & Coogan, RZA RGA & Murray ) . Les autres sont inégaux ( Begnini & Wright, Iggy Pop,… ) , certains carrément ennuyeux d’autres iclonocastes . Bref, Jarmush possède un univers des plus originales, dommage de ne pas adhérer totalement à l’esprit de la chose ..

Roberto Begnini / Steven Wright
Steve Buscemi / Cinqué Lee / Joie Lee
Tom Waits / Iggy Pop
Jack / Meg White
RZA / GZA / Bill Murray
Alfred Molina / Steve Coogan
Isaach de Bankolé / Alex Descas
Cate Blanchett / Cate Blanchett
Renee French / EJ Rodriguez
Joe Rigano / Vinny Vella / Vinny Vella Jr.
Bill Rice / Taylor Mead

MARIAGES ! ***

Comédie satirique à la française, autour d’une de nos institutions : le mariage . Alors qu’un jeune couple va se marier, leurs amis déjà passés par là vont s’entredéchirer, mettant chacun face au problème de la vie à deux . Evidemment, on pousse un peu sur la définition du mariage : ennui, aventures extraconjuguales fréquentes, divorce … Bref, tout se situe dans un environnement familier, mais en débordant sur la satire violente !

Dans les roles principaux, Jean Dujardin et Mathilde Seigner font pale figure . On retiendra surtout Miou-Miou et Lio dans des roles flamboyants . Une idée sympathique, un traitement sympathique, on devrait retrouver le film à chaque mariage…

TAKING LIVES **

Thriller comme tant d’autre, celui-ci tient surtout par son casting international, et de notre point de vue, frenchie ( Anglade, Martinez, Karyo ) . Et une angelina jolie toujours aussi .. toujours , et qui porte le film a elle seule . Le tout se laisse voir gentiment, Ethan Hawke et Kiefer Sutherland ( qui n’apparait que 2 minutes pour un role habituel antipathique ) passent bien aussi . Voila un produit à l’américaine typique, qui pourtant garde quelques belles scènes, et un ensemble des plus moyens . Pour les vacances..

VAN HELSING **

Van Helsing, chasseur de monstre de son état, est chargé d’éliminer Dracula et sa cohorte de congénères, loups garous et monstre de frankestein à l’appui . Ajoutez y des vampirettes suceuses de sang et leur progéniture bestial, mélangez le tout et vous obtenez un bon divertissement calibré par le maitre es revival Stephen Sommers . Habitué depuis 1998 et sa Momie en deux volumes au grand spectacle teinté de monstre pour grand public, il nous sert sur un plateau son hommage tout personnel au catalogue de la Hammer et Universal Pictures version années 50 .

Le hic dans tout ça, c’est qu’on s’amuse beaucoup . L’action a remplacé le suspense, et les effets spéciaux le charme de Bela Lugosi ou autre Christopher Lee . Pourtant la mixture marche, le tout est très convaincant, le film se tire bien de tout cela pour donner un divertissement sur mesure pour tout public, sans betises ni mauvais gout . Mais au final, bien peu de sensations, de sentiments, d’émotions quoi ! les monstres sont bien retrancrits sans donner de frissons, le héros emballe l’héroine sans tension, le pseudo drame fleurte avec une moitié de comédie . Sommers s’en tire bien, mais les effets spéciaux lui volent la vedette . La surenchère de SFx dénature le film sans le faire plonger . Au milieu de cela, on trouve quand meme quelques intentions pour le monstre de Frankestein sous exploité, un Loup Garou très réaliste et un Dracula plus dandy qu’autre chose .

Allez y pour le fun, vous ne serez pas déçu .

MISSION 3D – SPY KIDS 3 ***

Non, vous ne revez pas . Sur un simple pari de dimanche après midi, nous avons décider de tester les lunettes 3D du troisième Spy Kids . Et agréable surprise, le film ( pour enfants, ndlr ) est plutot sympathique . Calibré pr la jeunesse, l’histoire tient sur deux lignes, mais l’action s’enchaine, l’identification est facile : jeu vidéo, gadget, méchant/gentil… Bref, un bon divertissement pour les momes en vacances . Pas de message à faire passer, juste des scènes calibrés et du fun .

TROY **

Oubliez le charme de la mythologie grecque pour le rouleau compresseur hollywoodien . Les Troyens ayant enlevés la femme d’un roi grec, une armada entière est levée pour laver l’affront, menée par Agamemnon ( Brian Cox ) et le guerrier Achille ( Brad Pitt ) . Malheureusement la réalisation pateuse de Wolfgang Petersen, autrement plus inspiré sur d’autres films, plombe la première partie du film .
C’est lors du combat entre Achille et Hector ( Eric Bana ) que le film commence à sortir des ornières américaines, et acquiert un coté un peu tragique . Malgré les efforts d’un Brad Pitt pas toujours très sympa, et de quelques comédiens ( Peter O’Toole nous rappelant les grandes fresques des 60′ ), le film perd en longueur, et en démesure . l’Histoire prend un coup face aux frasques des effets spéciaux, multipliant les armées tel Jésus les pains . A trop en faire, Troy s’y perd, et ce n’est pas le final un peu plus respecteux d’Homère qui fera grand chose . Meme le fameux cheval de Troy parait bien ridicule au milieu de tout cela . On n’a plus qu’à espérer que la production est la bonne idée de faire une suite sur le personnage autrement plus connu qu’est Ulysse ( Sean Bean ), ce qui pourrait etre intéressant .. Mais ça, c’est juste mon idée !

OSMOSE ***

Petit film français « de potes » presque ( autour de Romain Duris ), Osmose raconte les quelques péripétires sur une heure et quart de deux loosers incarnés par Duris et Sibony . Entre les essais de lessive, les tentatives de musiques ou vacances, les petites amies, les coups foireux.. On s’amuse . Tourné en vidéo crasseusse, le film ne paie pas de mine mais reste sympathique . Presque amical, l’histoire aurait sans doute méritée plus de dévellopement, et un meilleur traitement visuel .

THE DAY AFTER TOMORROW ***

‘Scusez, le titre français me plait pas . Donc une histoire autour du climat qui se détraque . ça nous change des ETs et autres Bêbêtes bizarre de Roland Emmerich, maitre es grand spectacle ( Stargate, ID4, Godzilla, The Patriot… ) . Sauf qu’ici la menace n’a pas de visage, n’est pas gluante, mais tout simplement notre bonne vieille Terre, dont la rancoeur n’a d’égal que le spectaculaire . Car Emmerich, c’est une débauche d’effets spéciaux, dans les moindres détails, des tempetes du siècle aux animaux présents dans le film . A coté, Troy peut aller se rhabiller . Alors oui, c’est du gros calibre, ça en devient presque risible . Mais c’est un film spectaculaire, pas une réflexion approfondie sur le dérèglement climatique . Donc on assiste tout simplement à trois cyclones qui envahissent le globe, des personnes par milliers prisent au piège, les States réduient à néans .
D’ailleurs c’est drole . Drole de se moquer ( un peu pas beaucoup mais quand meme ) des Etats Unis ultra dominant en ce moment pour ne pas dire totalement unilatéraux . Drole de voir un cinéaste évoluer depuis ID4 et passer du patriotisme turbulent à un léger cynisme sympathique . Drole de voir notre civilisation au final bien peu de chose si les évènements se déchainaient . Drole de comprendre que la menace météo multipliée dans le film pourrait etre en partie réalité dans quelques années .

The Day After Tomorrow reste un gros film hollywoodien, mais sans tomber dans les travers des pièges à pop corns . Avec un réalisateur solide, des acteurs sobres ( issus en partie de ciné indépendant pour ne rien gacher : gyllenhaal, emmy rossum… ), on fait un film sympa . Mais à hésiter entre l’action franche, et une petite réflexion sur notre mode de vie, Emmerich perd un peu en intensité pour finir comme toujours sur un final trop hollywoodien . N’est pas Verhoeven qui veut .

LADYKILLERS ***

Les frères Coen passent à leur moulinette toute personnelle un film des années 50, sur le principe d’une bande de voleurs confronté à une vieille dame pas si gateuse dans la tentative de braquage d’un coffre fort .
Comme d’habitude, les personnages, les dialogues et les situations burlesques pretent au plaisir et à la douce moquerie . Humour noir, pas tellement . On évolue vers de l’humour gentillet, moqueur . Tom Hanks est quasiment jouissif dans sa prestance diabolique de chef de gang . Ses acolytes patibulaires mais presque ( le costaud-nigaud, le d’jeun’s, le militaire, le casse cou ) frolent la caricature sans plomber l’histoire . Une histoire en douceur pour un moment agréable, il n’y manque qu’un rythme un peu plus soutenu pour en faire une merveille..

DOUBLE ZERO **

Le film porte bien son nom, malgré la présence des impertinents Eric & Ramzy ( j’avoue, c’est un humour spécial . Moi j’adore, et pourtant.. ) ainsi quede l’excellent Edouard Baer à leur coté . Bref, un trio dont la singularité laissait prédestiner un film comique sympathique . A l’instar de leur envolée avec la Tour Montparnasse Infernale, le duo E & R sont les stars du film, en pseudo agents secrets niais et maladroits . Baer campe un méchant peinturluré sans grande conviction, ni de réelle mise en valeur .

Et c’est là que le bas blesse ; on n’utilise pas ici les comiques à leur avantage, on leur impose des scènes qui ne leur correspondent que peu ( où est donc le talent oratoire de Baer ??? ) . Le flop quasi assuré, évité de justesse par l’embalement du réalisateur déjà rodé à ce genre de grosse production hexagonale ( Pirès ) . Malheureusement, un montage saccadé provoque des coupures dans le film . Sans doute peu réfléchi, Double Zéro accumule les maladresses et les incompréhensions pour ne faire ressortir que peu les prestations de ses héros, à l’étroit dans un scénario connu ( austin powers… ) et inadapté .

WONDERFUL DAY **

Nouveau manga asiatique, mixant l’écologie et les gun fights . Un rythme saccadé entre les courses poursuites et l’émerveillement sur les décors, le spectateur ne sait plus quoi suivre . Bien que bardé de bonnes intentions, le long métrage ne sait plus trop où donner de la tete, sur les persos ou l’action, le scénario ou les effets spéciaux . Sorte de sous-Ghosts In The Shell, Wonderful Days ne laissera que le souvenir d’un visuel réellement performant, mais un scénario inégal .

DEUX SOEURS *

Décidément, le cinéma coréen arrive chez nous en force, mais sans trop de réussite . Ce long oscillant sur les références contemporaines ( Les Autres, The Ring… ) conte l’histoire d’un drame familial ayant des répercussions sur une fratrie de deux soeurs . Avec une ambiance lente et inintéressante, une mise en scène des plus classiques pour un réalisateur japonais, et malgré quelques effets bien sentis, la torpeur s’installe, et endort le spectateur . Rien ne sert de suivre le final, occupant le dernier tiers du film et qui explique tout le début . Erreur de montage ou raté, 2 soeurs est à oublié très vite ..

HARRY POTTER AND THE PRISONER OF AZKABAN ***

Voir le sujet dédié . Après s’etre ennuyé devant 2 soeurs, une brusque envie d’hollywoodisme s’est fait sentir . D’où acte .

LES FILS DU VENT ***

L’écurie Besson a encore frappé . On ne pourra nier que le film est bardé de bonnes intentions, mais mixé Ong Back ( distribué par EuropaCorp ) avec les Yamakasi, c’était nous sortir les fonds de tiroir . Commercial ? Sans doute, mais réussi . D’une part avec un réalisateur plutot doué à la barre, et toute l’énergie des acrobates des villes . Bien que plutot faible coté comédie, le tout se rattrape sur un scénario ne laissant aucune place à l’inaction, et assez complexe pour éviter l’affrontement Bien/Mal . Une bouffée d’air frais venant de Thailande ..

SHREK 2 ****

Et vlan ! Là aussi, DreamWorks sait y faire . Gagner des sous sur un ogre farceur, ce n’était pas évident . Faire la suite, encore moins . Et pourtant, ils l’ont fait ! Gonflé à bloc de références, de clins d’oeils et de sous entendus, appuyé par un casting de stars et des personnages attachants, Shrek 2 se hisse ( désormais quasi 5e succès de tout les temps !! ) au niveau des merveilles de Pixar, le concurrent . Et peut se targuer de les surpasser sur certains niveaux . Si le style relève du pur dessin animé, l’histoire n’est qu’une excuse pour s’amuser de nos coutumes contemporaines ( Hollywood devient le royaume Fort Fort Lointain , etc.. ) . Deux heures de rires et d’évasion en attendant les opus 3 et 4 d’ores et déjà en préparation ..

AU SECOURS, J’AI 30 ANS… ***

Marie Anne Chazel est attachante . Loin de l’humour des bronzés et de ses amis du Splendid, elle nous livre une comédie douce amère sur la société d’aujourd’hui, autour d’un trio d’amis dont les problèmes ( couple, maladie… ) vont se régler à leurs manières . Des comédiens quasi débutant ( Dubosc, Palmade … ) mais sympathiques, on s’accroche à la réalité pour faire ressortir les drames de chacun . Traitant du couple gay, de la maladie, et plus généralement des rapports entre les adultes à l’aube de la trentaine, la réalisatrice nous sort le bilan d’un trentenaire moyen, parisien et actif .

QUI PERD GAGNE ***

Lhermitte et Zylberstein nous livre un duo d’enqueteurs autour d’une arnaque : deux fois gagnant du Loto, un professeur de mathématique se vante d’avoir LA formule des jeux de hasard . Crédible mais impossible, le tout est de découvrir la vérité . Sur un scénario malin, le réalisateur tisse sa toile justement pour livrer un bon long métrage sans grandes difficulté . Peu enclin au coup de théatre, on assiste plutot à l’enquete en interne . Bien fourni, mais peu de risques au final .

SAINT ANGE **

Le cinéma fantastique français n’est pas mort, vive lui ! Mais il est plutot moribond . Après les tentatives ratées ou avortées ( promenons nous dans les bois, … ), Saint Ange offre de réelles garanties à l’écran . Ambiance, rythme, personnages baignent dans un décor des plus particuliers . Vrai hommage aux films du genre, mais assez spécial pour rebuter le commun des spectateurs . A voir pour le style, et pour les fans de fantastique.. Assez réveillés pour tout suivre !

CASABLANCA DRIVER ****

Premier film d’un échappé des Robin des Bois, Maurice Barthélémy, à mi chemin entre la douce absurdité de son groupe et les vannes bien connues des Nuls . D’ailleurs, beaucoup de points communs se retrouvent entre cette histoire du plus nul boxeur de tous les temps, et l’univers des Chabat, Lauby & Cie .
Partant d’un docu filmé sur Casablanca Driver, sorti tout droit d’une Amérique ressemblant au périph de Paris, on assiste à des interviews, des reportages sur son ascension « fulgurante », les témoignages de ses proches , interprétés par un casting hallucinant : Maurice Barthélémy, Isabelle Nanty, Dieudonné, Sam Karmann, Chantal Lauby, Patrick Chesnais, Jim Carter, Alain Chabat, Tom Novembre, Christian Morin, Elie Semoun, Marina Foïs.. Et de nombreux autres illustrant la galaxie « Casa » . bref, dans une ambiance très 60′, le petit Maurice des Robins devient le Barthélémy acteur-réalisateur-scénariste de son propre film, se mettant en scène classiquement mais dans un role brillant, l’homonyme du titre . Casa parle un language que lui seul comprend, à une attitude très enfantine, mais touche là où il faut seul, le spectateur s’attachant à ses facéties . Une réussite dans le genre, mi docu sur la boxe, mi destin raté . Décidément les Robins n’ont pas fini de nous étonner ..

« Todo Mach, m’en fou la mied’ ! »

L’ARMÉE DES MORTS ****

Le pied! Normalement, un film de zombies est fait pour le plaisir des sens et du spectateur . Pas besoin de réfléchir, juste de l’efficacité et du sang . Important le sang . Sans doute pas l’ingrédient premier de ce remake du Zombie de GA Romero, mais une des composantes de cette reprise qui, à part le supermaché, nous emmène suivre un groupe de rescapés d’une zombification globale . Dès lors, on se barricade, et on essaie de vivre . Ce qui tient quasiment tout le film est mené brillament par le tout jeune réalisateur Zack Snyder . Images chocs, et sens du mouvement, il dirige son premier long sans faire dans la surenchère . Certes, on retrouve du gore et du bestial chez ses zombies, à l’instar de 28 Jours Plus Tard, mais toujours sans surjouer les scènes . Le groupe de survivants présentent toutes les facettes du genre, mais sans caricatures .
Bref, pour un bon gros films de zombies modernes, portant le titre mais pas le charme de l’original, allez voir l’armée des morts . Une bonne dose de sang frais .

I, ROBOT ****

Dans un monde où la robotique a pris le pas sur la vie quotidienne, où chaque fait et geste est effectué par un robot à l’apparence humanoide, que se passerait il si l’un d’eux était suspecté de meurtre ??
Adapté de Isaac Asimov, réalisé par Alex Proyas, et interprété à l’écran par Will Smith, voici donc le retour des machines à l’écran . Le postulat de base est simple : les 3 lois de la robotique, sécurité suprême au bon asservissement des robots, imaginé par Asimov lui-même . Je cite :

Première Loi
Un robot ne peut blesser un être humain ni, par son inaction, permettre qu’un humain soit blessé.

Deuxième Loi
Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.

Troisième Loi
Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu’une telle protection n’est pas en contradiction avec la Première et/ou la Deuxième Loi.

Un cercle vicieux en quelque sorte … Et à partir de là, la nouvelle ( et le film ) élabore l’hypothèse d’un robot tueur, ce qui a priori est impossible . Greffé là dessus une multinationale manipulatrice à quelques jours du lancement d’un nouveau robot, les intrigues post mortem du créateur de la robotique, une réflexion sur la création d’androïdes à l’apparence trop humaine, et un zeste d’action savamment orchestré : vous obtenez I, Robot . Certes loin des histoires d’Asimov, dont on ne retire que l’ambiance globale et les 3 Lois, mais sans pour autant sacrifié sa pensée sur l’autel du merchandising hollywoodien .
En partie grâce au duo Proyas/Smith ( producteur ), qui a fait quelque chose d’efficace, sans tomber dans le cliché ( point d’histoire d’amour à deux francs .. ) mais tout en restant calibré pour le grand public ( on aurait aimé un peu plus d’approfondissement sur la complexité du personnage principal ) . Bref, plus clean qu’un Blade Runner, en droite ligne d’un Minority Report, I,Robot satisfera les fanas de SF au ciné, et dans une moindre mesure les accros d’Asimov . En attendant la prochaine adaptation ..

HIGHWAYMEN **

Soustitré « la poursuite infernale » en VF, cette sympathique série B met au prise un psychopathe de la route qui s’amuse à écraser des gens, à lun homme résolu à se venger . La course poursuite s’engage .. Armé de notre indécision face au choix de cette sélection estivale, nous sommes tombés sur ce film / thriller où un timbré prend sa voiture pour une arme et s’en sert comme d’un jouet . Face à lui Jim « jésus » Cazeviel campe un formidable vengeur aux sombres desseins, appuyé en cela par l’une des victimes et un brave policier . Rien de bien original certes, mais pas de catastrophe non plus, c’est bien fait ( avec quelques belles idées noires en plus ) , et ça peut occuper un début de soirée .

JE SUIS UN ASSASSIN **

Quand deux écrivains de polar s’associent pour assassiner une ex-femme un peu encombrante, le sordide peut rapidement faire place au machiavélique . Derrière les compositions de Cluzet ou Giraudeau assez inquiétantes, le réalisateur de Karnaval assombrit l’atmosphère dans une sorte de huis clos entre trois personnages ( Karin Viard en femme manipulatrice ), à savoir lequel prendra le dessus sur les autres pour asseoir sa soif de pouvoir et de masochisme . S’en suivra une longue descente sur les pentes de la folie malsaine, entre fantasmes meurtriers et desespérance morbide ..

ILS SE MARIERENT ET EURENT BEAUCOUP D’ENFANTS ***

Sur le thème de la vie de couple quadra, et des interrogations autour de la vie, l’amour, le désiraux abords de la quarantaine, Yvan Attal tisse une sympathique toile de trois amis ( Attal / Chabat / Cohen ) autour desquelles gravitent les femmes, maitresse, enfants, famille … Entre doutes et tourments, ce deuxième film marche par sa spontanéité sans transcender les thèmes abordés . Si ce n’est la BO blindée par Radiohead et consorts, la seule venue d’un Johnny Depp porté sur fond de Creep donne toute sa saveur au film . Avec une Charlotte Gainsbourg filmée évidemment avec tendresse par son compagnon de réalisateur .. Comme quoi ça aide .

Vu et déjà commenté, mais pour les fanas de danse et de vieux films, ASSASSINATION TANGO de Robert Duvall est très bien . Un film de l’écurie Coppola, ça a le mérite d’avoir une certaine qualité ..

CATWOMAN °

On nous l’avait annoncé, c’est vrai : ce film est mauvais . Non pas sur la forme, ou Pitof se débrouille ( en tant qu’ancien des SFX, il en profite pour faire des plans de malade.. ), mais sur le fond, où le scénario est peut-etre le plus catastrophique depuis des années … Mais pourquoi je dis « peut-etre » ?? Bref, passez aisément votre chemin .

MENSONGES ET TRAHISONS et plus si affinités… ***

Le film était attendu par le staff ( hem.. 2 personnes en fait ) après la vision burlesque d’un Edouard Baer en grande forme dans une bande annonce très rigolote .. Le film l’est moins ! En effet, ne vous figurez pas une comédie à la française pure et dure, mais plutôt un constat des échecs et relations amoureuses dudit héros incarné par Baer . « Nègre » pour de grandes personnalités, il s’occupe d’un joueur de football renommé dont la femme n’est autre que son amour de jeunesse.. D’où quiproquo, maladresse et tutti quanti . C’est bien fait, c’est vivant, ça détend . Joli emballage avec un bon casting, outre un Baer servi par le rôle, et un Clovis Cornillac en Zizou baraqué . Le reste tient à la comédie romantique classique, sans défaut . Encore une fois, l’écurie EuropaCorp nous sort un film calibré pour passer une bonne soirée . Manque encore un peu d’audace cependant, on pourrait trouver le résultat final un peu timorée si on est pas fan d’Edouard Baer ..

LA MORT DANS LA PEAU ****

Le retour de Jason Bourne, un gars bien sympathique qu’il ne faut pas embeter non plus . Contraint de sortir de sa retraite dorée, Bourne se lance à la poursuite de ses anciens employeurs ( la CIA ) et d’un mystérieux tueur russe .. La suite n’est que prétexte à cascades, bagarres et moultes activités risquées . Du James Bond sans les paillettes, filmé brut de chez brut par Paul Greengrass, qui s’y connait en tournage mouvementé ( Bloody Sunday ) . Bref, un très bon thriller d’action, avec un Matt Damon tout en muscle . Croisons les doigts pour que le 3e termine la trilogie en beauté ; la Vengeance dans la peau ??

EXORCIST : THE BEGINNING ***

Encore une fois, Hollywood nous ressert du dessert, avec un cinquième opus de l’Exorcist, basé sur les origines de la maléfique entitée qui a fait le culte du premier film . Ici, l’action se situe en Afrique, juste après la seconde guerre mondiale . Un ancien prêtre désabusé est appellé sur un lieux de fouilles, où une ancienne église a été déterrée . Les disparitions et les morts commencent à s’enchainer ..
Loin d’etre le désastre annoncé par une productin chaotique ( changement de réalisateur, 90% des scènes retournées .. ), ce Beginning arrive à nous intéresser quelque peu à la découverte du démon, établissant des origines peu reluisantes à la découverte du démon . Entre colonialisme ( peuple africain contre anglais ), recherche de la foi ( Dieu, … ), et quelques scènes de combats pour alourdir le tout, on ne tombe pas dans l’ennui . Bien ciselé certes, mais pas pour autant extraordinaire, cet Exorcist là n’a que le mérite de ne pas etre totalement raté . Encore faut il aimer les films d’horreur et de suspense ..

CARNETS DE VOYAGE ****

1952 . Deux jeunes étudiants en médecine argentins décident de faire le tour de l’Amérique du Sud, partir à l’aventure sur une vieille moto à l’aube de leur entrée dans le monde des adultes . Ce qu’ils vont découvrir va à jamais les changer . L’un d’eux allait devenir le « Che », le mythe d’Ernesto Guevara est né sur ces pistes .

Bien que voulant justement se démarquer de la haute posture de ce révolutionnaire désormais idole de la jeunesse, Walter Salles nous entraine sur les routes argentines, chilienne ou encore péruvienne, à la découverte du contexte social économique de ce début des années 50 . Et de voir naitre le futur meneur de la révolution cubaine, au début simple étudiant asthmatique . Entre pauvreté, désespoir et maladie, le constat n’est pas brillant pour l’Amérique, et l’innocence laisse place à l’indignation . La caméra les suit de très près, donnant l’impression d’un docu fiction vieux de 50 ans . Si ce n’est une fin raccourci laissant peu de place à l’aventure, Carnets de Voyage est une belle odyssée du vingtième siècle, donnant l’envie de prendre ses affaires et partir sur les routes vérifier l’évolution de notre société depuis 50 ans . pas sur que ça ait beaucoup changé ..

COLLATERAL ****

Nouveau petit bijou de Michael Mann ( Heat, Revelations.. ), Collateral nous emmène sur les traces d’un taxi arpentant les rues de Los Angeles, avec comme passager un tueur à gages qui doit honorer cinq « commandes » dans la même nuit..
Le personnage principal du film n’est étonnament pas Tom Cruise, effacé à l’inverse de ses précédents films, ni même un Jamie Foxx épatant, mais bien la ville elle-même, filmé par Mann et sa maestria derrière la caméra, instaurant une atmosphère urbaine sombre et mouvementée .. Polar noir aux allures de road movie nocturne, Collateral nous plonge dans la faune de la nuit de L.A. Intéressant, rythmé, mené par un Cruise bigrement plus intéressant que sur ses précédents blockbusters, encore une fois une brillante bande du maitre Mann..

COMME UNE IMAGE ***

Deuxième film made in Jaoui & Bacri après le Gout des Autres ( un gout un peu amer pour moi, mais bon.. ) , Comme une image est une chronique douce amère du milieu littéraire en vue, un petit morceau de vie d’une adolescente complexé par ses formes et son père célèbre.. Le paysage est sympa, les personnages bien trouvés, l’interprétation parfaite, tout tourne bien sur un ton un peu défaitiste, avec en fond sonore les cours de chant classique qui illustre parfaitement cette ambiance BO-BO.. Bref, pas vraiment novateur, mais bien tourné et intéressant, ça suffit à nous tenir éveillé !! Avec un Bacri égal à lui meme, succulent..

OLD BOY ****

Le cinéma asiatique est en pleine expansion, et le cinéma coréen explose !! Au dernier festival de Cannes, Old Boy a séduit le jury ( grand prix ), et Tarantino himself en a racheté les droits pour le distribuer à l’étranger . Ce qui nous vaut de l’avoir sur nos écrans aujourd’hui..

l’histoire ? en deux mots, un enlèvement de 15 ans, une vengeance, un geolier étrangement réceptif… Le tout emballé sur une bande tonitruante, mouvementée, innovante, jamais de repos, on suit le héros aussi perdu que lui dans une société qu’il retrouve après une quinzaine d’années entre quatre murs, mis à profit pour cultiver son sentiment de haine . les roles sont alors inversés, les sentiments se déchainent, les passions se nouent .. Old Boy est plus qu’un film sur une simple vengeance, ou une simple enquete, une interrogation . Loin des codes du genre ( codes asiatiques évidemment ), on plonge dans la folie du héros, celle du réalisateur aussi, pour en ressortir sans savoir quoi en penser . Old Boy est un film polémique sans doute, à chacun de se faire son avis . Seule unanimité ; le réalisateur ( également scénariste ) est complètement barge ..

ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND ****

Dernier OFNI ( Objet Filmique Non Identifiable ) de Charlie Kaufmann ( Being John Malkovitch, Adaptation.. ), Eternal Sunshine.. nous conte le voyage cérébral d’un amoureux éconduit désireux d’oublier sa belle. La perte artificielle de ses souvenirs va l’amener à tout revivre de l’extérieur, et finalement le faire douter sur ses intentions psychologico-suicidaires.. Dans le rôle titre, Jim Carrey trouve sans doute là l’un de ses rôles les plus touchants, pour une fois réellement loin de ses grimaces ( qui me font toujours hurler de rire, soit dit en passant.. ) habituelles. Le reste du casting ( Elijah Wood, Kate Winslet, Kirsten Dunst,… )complète à merveille le paysage original tissé par Michel Gondry . Le frenchi réalisateur manie à merveille les aléas du scénario, nous immiscant dans la douce folie de Kaufmann, qui décidément nous entraine dans les recoins de nos esprits avec humour et une certaine tendresse.
Bref, Eternal.. entre comédie romantique et drame existentiel, nous ramène à prendre du recul sur nos propres existences, et tout nos passés accumulés. Le mélange des genres ne conduit cependant pas à la grande émotion finale, mais plutot à une certaine empatie pour les deux héros. Reste un bon souvenir de cinéma..

LE CARTON **

Nouvelle comédie de Charles Nemes, qui cette fois ci passe d’un immeuble ( La Tour Montparnasse infernale ) à.. un appart. Où l’histoire d’un déménagement précipité pour une bande de bras cassés, incarnée par tout un lot de jeunes comiques français ( Vincent Desagnat, Omar & Fred, Bruno Salomone… ) et quelques erzats de cinéma ou de différends médias. Bref, un film vitrine pour les stars en vogue dans les émissions people. Et pourtant cela fonctionne… Car tous ne sont pas débutants, et sont assez doués pour faire vivre leurs personnages. On passe donc un bon moment en leur compagnie, au travers d’un déménagement rocambolesque, où évidemment les pires mésaventures se produisent. L’erreur sera sans doute de provoquer le rire, et non de le chercher. On assiste donc à quelques scènes totalement décallées. Pas forcément hilarant, Le Carton est sans plus un bon moment. A voir pour se détendre donc..

UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES ***

L’évènement annoncé de l’année ( enfin, l’un d’eux.. ), c’était évidemment le nouveau Jeunet . La tornade Amélie Poulain passée, Jean-Pierre s’attaque à un vieux fantasme, l’adaptation d’un récit mêlant enquête policière, quête romantique et guerre de 14. Ainsi, Mathilde dont le fiancée est supposé mort dans les tranchées, part pleine d’espoirs, en 1920 sur les traces de son amant ..

On connaissait la passion dévorante de JP Jeunet pour le premier conflit mondial. Sur ce point, pas de déception, les combats sont vraiments retranscrits très réellement, et superbement mis en image , si on peut dire cela de la guerre. Sur l’enquête de l’héroïne suivant le fil rouge de son fiancé Manek, pas grand chose à dire non plus. Le tout est très mou, ne se relevant que par les seconds rôles, une pléïade de comédiens donnant la saveur au film, de Jodie Foster à Jean-Paul Rouve, de Marion Cottillard à Albert Dupontel. Et le dernier rôle de Ticky Holdgado, depuis disparu ( trop tôt.. ) . Bref, c’est bien emballé, les détails sont amusants, mais le tout très vieille France donne plutôt un ton lancinant au récit. Le petit « peps » de son film précédent manque un peu. Reste une belle image de l’époque, entre les récits des combats, et la vie retrouvée d’après guerre..

AALTRA ***

De l’écurie Canal+ beaucoup sont sortis ( Dupontel, de Caunes, Garcia, j’en passe et des meilleurs ). Seul Groland n’avait pas encore tenté l’aventure, excepté la transposition maladroite de l’uniers Michael Kaelnien. Désormais, c’est chose faite avec ce récit patétiquo-comique ( en noir et blanc, filmé à l’arrache ) de deux ex-ennemis cloués chacun dans un fauteuil roulant, déterminés à faire payer les responsables, et accessoirement assister à une compétition de moto cross. Evidemment, l’image sert à l’interprétation, et on assiste à tous les aléas d’une vie d’handicapé, en fond seulement. Car les deux acolytes ( Benoît Delepine et Gustave de Kervern ) issus de la principauté de Groland fonctionne à l’humour noir.. acide même sur certains points. Assistés quelques de guests célèbres ( notons l’Entarteur Gaudin, Poelvoorde ou même Aki Kaurismaki !! ), ils dépeignent le voyage de deux êtres usurpateurs, magouilleurs, voleurs, foncièrement méchants et carrément sinistres. C’est méchamment drôle et cynique, mais ça faisait longtemps que rire n’avait pas été aussi glauque. Tiens, depuis un certain C’est Arrivé Près de Chez Vous…

NARCO ***

Narco.. leptique. Maladie du sommeil, considéré comme un handicap. Gus l’est, et n’arrête pas de s’endormir, plutôt violemment. Ce qui au fil du temps énerve sa femme ( Zabou Breitman ), et accessoirement ses employeurs successifs. Mais Gus a une passion ; la BD. Les rêves qu’il fait durant ses micro sommeils, il les pose sur le papier. Ce qui attire l’attention de deux magouilleurs ratés, et d’un couple de tueurs patineurs sur glace. Rajoutez à cela les histoires de fesses de son meilleur pote et pseudo best of the best du karaté fan de JCVD ( B Poelvoorde ), mélangez le tout, et obtenez la vie trépidante et non moins complexe de Gustave Klopp ( G Canet ).
Certes, le film oscille entre la piètre réalité très 70′ apparement en vogue en ce moment ( depuis Austin en fait .. ), et les doux rêveries du héros, s’imaginant tour à tour GI, tueur, néo… Bref, du pur délire, ce qui pour un film français est plutôt osé. Mais si la réalisation tient, elle n’invente pas ; tout au plus suit elle l’action, sans la mettre en valeur. Des idées certes, mais il y manque encore ce petit plus de je ne sais quoi qui en ferait instantanément un film culte… Reste les prestations savoureuses de Poelvoorde et d’un invité mystère ( qui tient là l’une de ses meilleures compositions, en toute franchise.. ) ..

RESIDENT EVIL 2 : APOCALYPSE *

Dire qu’on pouvait faire pire que le premier, c’était difficile, mais c’est possible!! Bon, je suis sévère, le premier était plutot marrant. Le problème de ce deuxième opus est de ne pas innover. Simple seconde partie trop molle, rien de neuf à signaler. Le Big Bad Nemesis se révèle être un gros toutou bien gentil obéissant aux ordres de tout le monde, les héroïnes sont courtement vêtus pour le plaisir de certains, et les zombies très peu visible. Dans le registre, revoyez l’Armée des Morts !!!

Sinon à signaler Le Roi Arthur, sympathique petit film de J Bruckheimer, un producteur qui monte qui monte. Pour celui qui a aimé Pirates des Caraibes..

36, QUAI DES ORFEVRES ***

Film d’un ancien flic, largement inspiré d’un fait divers des années 80, 36 dépeind la lutte de pouvoirs au sein de la Maison Mère de la Police Nationale. D’un côté, Klein ( Depardieu ) qui désire plus que tous le pouvoir, et n’hésite pas à magouiller pour y arriver. De l’autre, Vrinks, aux méthodes marginales, mais uniquement dans une volonté de justice. Entre les deux hommes, c’est la guerre ouverte. Entre la chasse d’un gang aux conséquences tragiques, et leurs propres confrontations, le 36, Quai des Orfèvres fait figure de bombe à retardement..

Marchal connait la musique, pour avoir fait officier en tant que flic pendant une douzaine d’années. Comme dans son premier film Gangsters, le ton est donné : réaliste, urbain, violent. On s’intéresse cette fois ci aux pontes de la police, et à la chute de l’un d’eux. Pas de bons ni de méchants ici, les flics sont aussi crapuleux que ceux qu’ils pourchassent, que ce soit entre eux, ou non ( cf les méthodes de Vrinks pour intimider un malfrat ). Le tout est très morose, l’ambiance glauque. Pas de bons sentiments, tous vont payer un jour ou l’autre. Comme le dit le personnage de Depardieu, le salaud intégral, « on doit tous mourir un jour ». Réaliste, mais dur, 36 inaugure ( on l’espère ) le renouveau du film policier à la française.

OCEAN’S TWELVE ***

Du fun, du glamour, du style… Revoilà Danny Ocean et sa bande ! Certes, le concept est connu désormais, les acteurs toujours aussi beau ( oui, même les mecs, mais vu le cast.. ). Vous n’aurez qu’à rajouter Catherine Zeta-Jones d’un côté, et Vincent Cassel de l’autre, et vous obtenez sans doute la plus belle brochette du moment . Sur une BO toujours aussi branché, les casses se multiplient et ratent magnifiquement. Mais qui est sur la route des Onze d’Ocean?? Si en plus la police se met à leur trousse, et que leur ennemi Terry Benedict leur somme de leur restituer l’argent du premier volume, les ennuis ne font que commencer..
A part l’impression d’avoir Clooney et ses copains en vacances européennes, le scénario ne contient rien de bien consistant. Inutile ici, on vient avant tout voir du spectacle, du show ( notez l’apparition de Bruce Willis ), bref de l’entertainment !! On passe à côté de quelques longueurs pour savourer les retrouvailles de notre équipe de choc, et apprécier la présence de Vincent Cassel, la classe à la français ( pardonnez cette poussée chauviniste.. ). A part ça pas grand chose à en dire, si ce n’est essayer d’éviter la trilogie, le premier est très bien, le deuxième bien.. le troisième pourrait être pire.

SAW ****

le retour du thriller bien glauque, bien dark, bien dérangeant. Le seul et unique depuis… Se7en. En pire. Imaginez un serial killer qui ne tue pas ses victimes, mais qui les oblige à se tuer, via de savants mécanismes bien sadique ( machoire découpé en deux, enlacement dans du barbelé… ). Miam! Du tout bon pour nos frissons, la morale est mise à l’épreuve. Le film tourne autour de deux hommes, enchainés dans une salle de bain, enfermés avec un cadavre. But du jeu : l’un doit tuer l’autre avant une heure fatidique qui verrait leur mort commune. Serial Killer ou donneur de leçon, passez votre chemin ( loin, très loin ) si pour vous le film de Fincher évoquait les tréfonds sombres du cinéma. Pour les autres, ruez vous le voir, et attendez le deuxième opus, qui pour une fois est justifié quand on connait la fin du premier..

THE GRUDGE ***

Certes, encore un remake américain d’un film d’épouvante asiatique.. En plus, Sarah Michelle « Buffy » Gellar et Jason « Roswell » Behr en casting, là ça peut faire vraiment peur. Et pourtant… Et pourtant, c’est produit par Sam Raimi, on retrouve à la barre Takashi Shimizu ( le réalisateur originelle des deux opus asiatiques ), quelques têtes connues ( Clea Duvall, Bill Pulmann.. ). La balance est équilibré, et le résultat final largement au dessus de la moyenne. Oubliez un Ring ricain un peu poussif, ici on replace l’action à Tokyo, on laisse une jeune américaine aux prises avec la société japonaise, et a fortiori avec un de ses démons habituels.
On ne fait donc que remplacer les acteurs devant la caméra ( d’où la question de l’intérêt, si ce n’est la bankabilité de l’oeuvre … ), et tout le reste est quasi identique. La tension est palpable, le noir intense et le monstre visible. Pas totalement, mais pour une fois on ne joue pas avec les ombres. Quelques plans gores ( rapides ) suffisent pour le fan d’horreur, le reste est toutefois très public large. Une belle surprise pour flipper pendant les fêtes..

THE INCREDIBLES ****

On me l’aurait dit que je ne l’aurai pas cru, mais oui Pixar revient. Chaque année, c’est la même chose, ils nous sortent un long métrage entière animé de la tête aux pieds, pleins de bonne surprise. Après les deux gros hits que furent Monstres & Cie, puis Nemo, voici Les Indestructibles ( VF très approximative, beurk.. ). Où une famille de superhéros reprend du service pour déjouer le monstrueux plan démoniaque méchamment pensé par le diabolique Syndrome, une vieille connaissance…

Toute la subtilité des personnages ( des humains cette fois ci, et pour la première fois ) réside dans cette dimension super héroïque, leur interaction avec le monde « réel » ; métro, boulot, dodo. Où comment envoyer valser son patron à travers trois pièces successives, faire son cent mètre en deux centième, devenir invisible … L’occasion de quelques scènes hilarantes. Le grotesque réside dans le super méchant, caricature de lui même. Le film est globalement basé sur les super héros, manière de se moquer de la mode actuelle, même si aucune référence n’y est faite expréssement. En fait, le réalisateur s’est tourné plus vers un pastiche de James Bond ( une île mystérieuse, des hommes de mains, une fusée, un robot géant, … ) qu’une pure satire du super héros. On y retrouve tous les ingrédients Pixar, du contexte familial à la gentille critique sociale, de l’exagération pour certains, sans oublier cet humour sans pareil, identifiable à la marque.

Bref, que du bon encore une fois. Sans doute plus pertinent que Nemo, mais plus terre à terre que Monstres & Cie, The Incredibles nous emmène dans le monde de l’imaginaire. A noter pour finir de vraies prouesses technologiques, notamment sur les effets d’eau et de feu, jusqu’ici inégalés.

SPIDER-MAN 2 ****

On me l’aurait prédit que je n’aurai pas cru, mais oui : le nouveau Spiderman surpasse le premier . Non pas que la qualité en soit supérieure, mais tout simplement ce deuxième opus de l’Homme Araignée complète à merveille les oublis du premier . L’histoire reprend deux ans après les évènements du premier film, alors que Peter Parker a bien du mal à concilier vie étudiante et super-héroisme . Boulot, loyer, amis, fac, et de l’autre super vilains ou cambrioleur de première catégorie . Alors qu’il veut raccrocher, se dresse devant lui son ancienne idole, le scientifique Otto Octavius, aka Docteur Octopus, un savant devenu fou, doté de quatres bras métalliques greffés à son système nerveux .

Le film va plus loin que le premier . Plus loin dans la psychologie du personnage principal ( une grande partie du film repose là dessus ), dont l’alter ego se retrouve cette fois ci dans Octavius, confronté au meme dilemne . Peter Parker se retrouve devant un choix difficile, soit conservé l’amour de MJ, soit continuer à etre Spider-Man . La solution qu’il retiendra n’est pas évidente .. Plus loin dans les effets spéciaux, les combats sont d’un réalisme époustouflant, appuyé en cela par le talent du réalisateur Sam Raimi, qui cette fois ci est libéré des contraintes des studios, et s’est visiblement amusé ( on notera tout un tas de références, notamment à Evil Dead.. ) . Variée et efficace, la réalisation et les mouvements de caméra font pleinement honneur au Tisseur . Ce dernier se ballade tout à fait aisément dans les cieux de New York, ou lors des combats contre la « pieuvre » Octopus . Plus loin également dans l’hommage aux comics, notamment dans la transposition de certains grands passages de la série, les caméos ( Stan Lee, le docteur Connors… ), les questions relatives au statut de superhéros … On retiendra la particulière perfomance de James Franco, fils de Bouffon, et certainement présent pour la suite ..

Bref, ce deuxième opus cale parfaitement la saga pour un troisième épisode déjà enclenché, avec aux commandes les memes protagonistes . Sachant que les studios ont pris une option jusqu’au septième film, on peut s’attendre à une déferlante arachnéenne . Excelsior !!

FARENHEIT 9/11 ****

Le nouveau brulot de Michael Moore nous présente la face cachée du monde, sous l’angle d’un certain George W Bush . Démontrant à partir de témoignages, documents et images inédites le comportement totalement incompréhensible de l’homme le plus puissant du monde, ce documentaire dévoile l’incapacité de l’actule président des états unis à gouverner . D’ailleurs, sa totale incapacité à penser par lui-meme ..

De son élection truquée à l’actuelle Guerre d’Irak, en passant par le 11 Septembre et l’Afghanistan, Moore ne nous apprend pas grand chose en fait . Son film ne fait que préciser les artifices dans la politique et la communication du groupe autour du président . Ce dernier, dépeind comme un crétin fini ( images à l’appui !! ), est raconté de sa tendre enfance de fils à papa président à aujourd’hui . Bonnets Blancs et blancs bonnnets, les liens avec la famille royale d’arabie saoudite ( dont les ben laden ) depuis les années 80, les projets pétroliers et économiques, l’influence des médias et des industriels, l’endoctrinement de la masse populaire américaine, l’utilisation des afros américains au sein de l’armée, etc… Le film fait mal . Mal de voir comment on peut manipuler le peuple en pleine démocratie ( avec son intelligence, W précise « dans une dictature, ce serait plus facile ), comment le meme W reste assis sans savoir quoi faire à l’heure exacte où les deux avions percutent les tours, comment les consortiums américains sont infiltrés dans le gouvernement, comment il parle de l’Irak tout en admirant son swing au golf, bref comment faire le crétin sans se préoccuper des conséquences .

Au delà de l’aspect purement politique, Moore fait indéniablement preuve d’un réel sens de la dramaturgie . Appuyé sur un montage et une narration claire, Moore fait passer son message sans trop de difficulté . Certains documents vidéos sont carrément hallucinant, à se demander comment il les a récupéré . On regrettera certains vides, comme par exemple la présentation de la dictature irakienne, en lieu et place d’une simple vitrine touristique . Non dénué de subjectivité, Farenheit 9/11 fait néanmoins beaucoup plus place à l’objectivité que Bowling For Columbine, ne s’appuyant que sur les images et les faits . Sidérant de vérité, Farenheit est en quelque sorte un dossier à chargé contre le petit W, à quelques mois des élections . Sorte de piqure de rappel pour éviter un nouveau désastre ..

Pour mémoire, les enquetes ont prouvées qu’Al Gore avait gagné les précédentes élections . La nomination de W en revient à une décision du Sénat.. proche de Bush père . A suivre ..

LE VILLAGE **

Rapidement … Beaucoup d’effets de style pour un scénario qui s’écroule sur la fin . Encore une fois Shyamalan joue avec nos a priori et nos attentes, mais rate ici son final, se permettant même de venir en personne donner le pitch véritable du film . Et de casser l’ambiance savamment distillée, et les multiples ressorts de l’histoire lancés sans réponses, pour terminer sur un constat navrant . La belle allégorie sur le système de pensée nord américain ne suffit pas à tenir le récit . A côté de cela, des performances d’acteurs exceptionnels ( Brody.. ), et une réalisation impeccable . A travailler pour la prochaine fois, la chute finale..

HELLBOY ****

Encore une adaptation de comics me direz vous .. Encore une fois la question de la différence au sein de la société… Encore un héros en rouge dont le sens de l’humour frôle le ridicule … Oui mais . Oui mais Hellboy ; crée par Mike Mignola dans un univers proche de Lovecraft pour les monstres, limite Poe sur certains côtés, et carrément moderne dans son sens de la dérision, Hellboy cultive notre sens de la curiosité . On est ici loin des grandes maisons DC ou Marvel, on tient un héros shakespearien .
Hellboy est le fruit d’une expérience secrète nazie à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, sauf qu’il a été récupéré par les Alliés . Elevé au sein du Bureau de Recherches et de Défense Paranormale aux Etats Unis, il est devenu l’arme du Bien . A côté de cela, il aime secrètement Liz, une humaine elle même détentrice de pouvoirs qui l’excluent de la communauté humaine . Hellboy quand à lui est un grand gaillard de presque deux mètres, armé d’un poing en pierre indestructible, d’une peau rouge de démon, et de deux cornes qu’il lime soigneusement pour s’intégrer … Le film part ensuite sur ses « géniteurs » de retour sur Terre pour terminer le boulot ..

Conduit par Guillermo Del Toro, Hellboy ne perd pas de temps et nous plonge directement dans l’action, tout en ménageant les moments d’intimité du héros en proie à ses affres personnels . Entre amours et différences, Hellboy nous conte le destin de ce monstre dans un monde humain, de ce héros caché dans l’ombre . En fin de compte, la question porte plus sur l’humanité du héros que de sa place sur Terre . Sous le masque, Ron Perlman a sans doute trouvé là l’un de ses plus beaux rôles ( en attendant le très certain Hellboy 2.. ) . Savamment dosé entre humour, baston et un chouia d’horreur, Hellboy sort du lot des blockbusters estivaux . Bref, sorte de Spiderman en plus baraqué, Hellboy terrasse les monstres venus des Enfers, pour notre plus grand plaisir . Et c’est pas une partie de plaisir ..

MATRIX REVOLUTIONS *

Rappel des épisodes précédents : j’adore le premier, que je revois volontiers deux ou trois fois par an.. Le second m’a déçu non pas par les effets spéciaux oujours excellent, mais par un scénario inabouti, trop complexe et pas forcément aussi limpide que le précédent . Quand au troisième, pour faire court, il s’agit d’un long combat empli de longueurs désespérées, et de combats sans fin, pour finir sur un constat : Matrix est devenu une franchise, sans fin elle aussi . Malheureusement après un premier film révolutionnaire ( lui ), les deux suites ( comprenez épisode 2 part 1 & part 2 ) ne sont pas à la hauteur des attentes, loin de là .

Là où le deuxième était une plongée sans fond dans les tréfonds des pensées des frangins W, sorte de compilation de référence sans cohérence, le troisième film est juste .. un mauvais film de SF . Les effets spéciaux sont pourtant à la hauteur d’une trilogie moderne, mais sans émotions . Les longues scènes de combats deviennent rapidement lassantes, enchainant les gestes héroiques sans véritable raison ni justesse, donnant l’occasion de voir des gestes désespérés complétement inutiles, ou des fameux dévotions grotesques à Neo . Difficile de ne pas trouver risible les citations de l’Oracle ( qui a changé de corps sans raison, il faudra se référer apparemment au jeu vidéo ) ou les paroles d’un Smith apparemment devenu fou à lier .
Quand au combat final Neo/Smith sous la pluie, certes c’est beau.. Beau . Mais long, et répétitif . Pour autant, on voit là une certaine évolution par rapport au premier, lorsque les deux combattants sont dans les airs . On voit l’apport de l’ordinateur, imparfait, cart la digitilisation des intervenants se voit, à tel point que Smith parait quelquefois sorti d’un jeu vidéo . Quand au reste des acteurs, on a l’impression de les voir bouger comme des legos dans leur costume, rigides comme du plastique .

Pour le reste, entre la scène de combats entre machines et combattants de Zion, et celle de Neo/Smith, vites lassantes, on assiste à un Neo prisonnier de la matrice, sauvé par Trinity et Morpheus, qui après un rapide combat dans la discothèque SM ( copie du un ) vite résolu, dernière occasion de voir Wilson/Bellucci qui se termine en n’importe quoi ( là aussi, les humains se croient invincible, ineptie par rapport au premier film ) . La mort de Trinity complètement inutile puisque ils auraient pu la faire mourir dans le deux, tant son role se révèle .. creux . Elle ne sert à rien . A son crédit la phrase culte « j’ai peur, ce matin j’ai mis dix minutes à enfiler une botte » . nc . On regrettera un scénario linéaire, pour profiter au scène de combat complètement grotesque ( style Zion envahie par des milliers de milliers de sentinelles, sympa, mais un homme toujours en vie mais des plombes à mourir, comme Trinity d’ailleurs, qui est capable de réciter le dictionnaire avant d’expirer.. ) .

Le final est à désespéré . Alors que Neo parvient jusqu’au coeur de la cité des machines , les doigts dans le nez, pour passer un marché avec le chef des machines ( ..! ) , Zion est épargnée grace à ça . Neo combat donc Smith, raccordé aux machines, et le bat . Sans que l’on sache comment ; on supposera l’apport des machines et l’Oracle . Mais on n’en sait pas plus . Ni comment Neo continue, puisque on le voit partir soulevé par une machine.. Fin . L’oracle termine sur une phrase plus que suggérant une suite.. Donc matrix devient une franchise, bien que ses producteurs le nient . Quand aux frangins W, ils font bien de refuser les conférences de presse..

>> En gros une déception de plus . Emplis d’ineptie tant sur le scénario, les dialogues, les personnages, les combats et l’ensemble, la Revolutions ne se fait pas . Dommage, quel gachis . Meme le Smith qui me donnait toute confiance dans le deux, s’envole .. On en saura pas plus , puisque la fin n’est pas ouverte, elle n’existe tout simplement pas . Donc vivement le 4 pour trouver des solutions, ou tout autre forme de produits dérivés ( ironie of coure ) .
Le pire est sans doute dans l’espoir des frères W de créer, ou faire croire, à une pseudo religion néo-iste . A chaque fois qu’un personnage lance « vive neo », ou « neo à réussit, on est libre », on a envie de lui foutre des baffes..

HARRY POTTER AND THE PRISONER OF AZKABAN ****

Où l’on retrouve Harry Potter, et son monde merveilleux . Pas besoin de s’apesantir sur les personnages, à peine nous présente t-on les petits nouveaux ( David Thewlis, Emma Thompson ) . L’histoire est toujours aussi mouvementée ; c’est sans doute la meilleure des trois premiers volumes . Harry se retrouve confronté à l’évasion d’un dangereux criminel, Sirius Black, soit disant ancien serviteur de Tu Sais Qui Mais Faut Pas Dire Qu’Il S’Appelle Voldemort . A partir de là, moults péripéties et aventures dont je vous laisse la surprise .
On aime . Replongez dans le petit univers du magicien binoclard, entre les farces des frangins Weasley, les tournois de Quidditch, Malfoy et cie … Bref, on connait, on suit l’histoire et l’évolution de chacun pour cette troisième année à Poudlard .

La grande différence tient au réalisateur . Chapeau au studio d’avoir misé sur Alfonso Cuaron, réalisateur mexicain bien étranger au classique Chris Colombus ( devenu producteur ) . Un style bien plus personnel qui participe pleinement à la magie du film . Des décors ( quelques changements par rapport aux précédents ) aux acteurs, de la direction de l’histoire aux looks des créatures, il impose sa patte . Car là vient également le mauvais coté, des coupes sombres dans l’histoire . Certes, rien de dommagable au scénario qui se suffit à lui-meme . Mais certains passages romanesques zappés, surtout sur la vie de l’école ( les tournois, les cours… ) pour aller au direct : Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban .
Beaucoup plus sombre que les précédents, HP3 nous installe au coeur de l’aventure, centrant le récit sur le jeune héros et ses origines, confrontés à des Détraqueurs plutot réussis après leur succès auprès des jeunes . Le retournement de situation aisé se rattrape par la magie du tout . Une palette de magie enfantine qui touche tout le monde, sans pour autant oublier les plus jeunes . A noter le physique des acteurs ( le trio star et leurs amis ) changeant depuis le premier épisode, plus très crédible pour des 13 ans ..

Au final, dans une salle remplie d’adultes ( désolé Bugman ! ), on profite de ce troisième volet, voir en images ce que chacun à imaginer . Mais HP3 n’est qu’un marche pied vers un quatrième volume dirigé dès cet été par Mike Newel ( Quatre Mariage et un enterrement … ) et un cinquième empli de mystères .

STARWARS EPISODE 3 : REVENGE OF THE SITH ****

Enième et ultime retour de la saga StarWars, celle qui fait rimer bénéf et lasers. Oui, ça ne rime pas. Comme ne riment pas ensemble les deux premiers épisodes de cette deuxième trilogie, avec cette troisième partie largement au-dessus du lot. Excepté le charme à l’ancienne de la première trilogie, culte d’entre les cultes, Revenge Of The Sith tire son épingle du jeu, et clot en beauté une saga mythique.
Où l’on suit la chute des Jedis, et l’avènement de l’Empire, le tout en manoeuvre de l’obscur Darth Sidious, et l’apparition de son nouvel apprenti Darth Vader. Et oui, la Guerre des Clones touchent à sa fin, les deux côtés s’embrasent pour s’éteindre sur les bases de l’Empire que le Chancelier Palpatine tisse sur les ruines de la République. Machiavélique à souhait, ce dernier bénéficie toutefois d’effets risibles lors de sa transformation ( garde ta capuche, vilain! ). Un petit raté comme quelques autres que nous ne relèverons pas, eu égard à la majesté de ce film.

Tout débute par une scène qui restera sans doute dans les annales du cinéma, tout comme la course de Pod du premier, ou autre moment de la saga à classer dans les registres. Lucas s’est énormément amélioré, ouvrant la porte à une réalisation beaucoup plus fluide et rythmé que dans ses deux précédents films, un peu raplapla. On s’amuse avec la caméra, on virevolte, on fait bouger. Ceci n’enlève rien aux faits que les dialogues auraient nécessités un professionnel, les scènes de blabla sont d’une rare éloquence. Limite navrant ( Padmé/Anakin, etc… ), mais Lucas n’est pas connu pour ça. Comblant les trous de sa saga fétiche ( enfin, la seule quoi ) avec un scénarion habile, mêlant considération politique de base ( on pense aux réflexions plus poussées d’un Tolkien ou d’un Asimov, ou autre ) et héroïsme sympathique, on replonge durant quelques instants dans le StarWars d’il y a vingt ans, quand lors des derniers instants le puzzle se finalise. L’émotion est là, jusqu’ici absente. Les derniers instants font frémir le fan, ou le connaisseur, et donnent envie de revoir les IV, V et VI.

Pièce maîtresse de la saga, Revenge Of The Sith vient combler le manque des deux premiers épisodes, et lance à merveille la suite ( qui la précédait.. vous suivez? ). Si ce n’est quelques reproches que l’on pourrait faire sur la manière de faire de Lucas, on assiste là à un très bon film de SF, et du bon StarWars.

SIN CITY *****

Welcome in Sin City, la ville du vice et du péché, du sang et des larmes. Ex-taulard ou psychokiller, putes ou politiques véreux, homme de main ou corrompus, rien ne respire le bon à (Ba)sin City. Marv remonte jusqu’au commanditaire de l’assassinat d’une prostituée qui éprouvait quelques sympathies pour lui.. Hartigan protège une jeune fille d’un pédophile influent, puis une danseuse de saloon attrayante d’un gnome jaune revanchard.. Dwight doit s’occuper d’une situation compromettante pour assurer le maintien du statu quo à Sin City..

Transposition pour le moins fidèle d’une série de comics, oeuvre fleuve de Frank Miller ( par ailleurs co-réalisateur, ce qui explique l’assurance d’une certaine continuité ), auteur réputé dans le milieu pour plusieurs succès plutôt atypique.. Ici, on retrouve donc 3 histoires illustrant cette ville des bas fonds, sorte de Gotham sans justicier, où règne la terreur et la loi du plus fort. Robert Rodriguez, habilement secondé par QT, son ami de toujours, adapte de Miller sur grand écran avec grande classe. On ne saurait lui donner crédit concernant le visuel, extrèmement fidèle à la version papier, des personnages aux décors. Véritable maître d’oeuvre de cette aventure, Rodriguez assume tous les postes : réalisateur, cameraman, effets spéciaux, musique ( il a signé la BO de Kill Bill 2, ça indique le niveau ), son.. Comme quoi l’indépendance paie, à l’inverse extrème d’un certain maître Jedi.. Style épuré, ambiance sombre, détails glauques, idées malsaine, rien n’est épargné, mais largement suggéré. Sur fond de polar très 50′, les trois histoires s’entremêlent dans un creuset commun, où l’on croise les mêmes personnages, à différends moments d’existences. Personne n’est épargné, personne n’est innocent. Craignez pour vous si vous ne savez pas vous défendre, Sin City dévore tout le monde de l’intérieur, même l’enfant sage que vous êtes.. N’ayez donc crainte d’y faire un tour, si votre mauvais côté le réclame…

WAR OF THE WOLRDS ****

La version 2005, la version Spielberg. La version côtée Apocalypse dans le registre des films catastrophes ; Steven prend ici le contre pied total de sa Rencontre du 3e Type et de E.T., en balançant des hordes d’extraterrestres belliqueux sur Terre, détruisant tout, vaporisant les humains, semant mort et désespoir. Et le film réussit à nous plonger dans ce désastre. Faisant le parrallèle avec la menace terroriste, révélant le spectre du sectarisme américain, du jusqu’au boutisme guerrier, il se place en pleine actualité contemporaine, tout comme son action. Où l’on suit un Tom Cruise docker, père raté protégeant ses deux enfants des envahisseurs dans la panique ambiante.
Si le scénario réussit à identifier le spectateur à son histoire, il pousse la perversité des méchants E.T.s au pire de ce que l’on pourrait imaginer. Etrangement semblables à ceux d’Indenpendence Day, les aliens de WoW ( War Of the Worlds ) sont nettement plus réalistes, et vraiment méchants. Un étrange pied de nez à ce faux remake du livre de HG Wells donc, comme une confirmation que décidément Spielberg fait ce qu’il veut, même très bien, et qu’il le mérite.

NOTHING *****

Natali, je ne doute plus! Cube, mon film favori, Cypher pas mal non plus. Et maintenant Nothing, sorti sans plus au Canada, petit bijou de fantasmagorique : une idée simpliste, presque antinomique à son premier long ( des gens enfermés dans un cube, deux personnes libres dans le néant ) mais avec la même réflexion.. Les deux (z)héros du film se retrouvent confrontés au néant le plus absolu, et agissent avec la logique la plus simple. Premier temps, les questions. Ensuite, l’exploration. Et puis après on oublie, on part dans le délire le plus total avec deux acteurs, une tortue et une maison. On s’amuse à tout faire disparaitre, on joue avec ça. Nothing est un film simple, un scénario simple, une musique qui l’accompagne. Point barre. Sans surenchère aucune, on nous fait voyager dans le néant le plus absolu. Loufoque, limite ringard, mais toujours drôle, les deux personnages principaux, des loosers en puissance, auront une fin digne d’eux. Un bijou, une merveille, un amusement avant tout, quel éclate d’adhérer aussi facilement à un film qui a dû couter trois francs ( pardon, euros ) six sous. A voir, revoir, rerevoir. Merci monsieur Natali!

TIM BURTON’S CORPSE BRIDE ***

Tim Burton nous refait le coup de Jack et son étrange Noël. Etrange cohorte fantasmagorique de créatures plus ou moins hallucinées, et une ambiance morbido-humoristique qui nous enchante. Où l’on suit le héros, qui répétant sa cérémonie de mariage dans un coin retiré, a le malheur de passer la bague au doigt… d’une épouse assassinée ! On nage en pleine burtonerie, et c’est un grand plaisir.
Mais bien difficile de rééditer ce Jack et son Noel d’Halloween. Si Corpse Bride utilise les mêmes ficelles, le message est ici bien moins sombre, et repose essentiellement sur une fable romantique teintée de quelques mystères ( le monde des morts, … ). Sorte de Shakespeare marié avec Frankestein pour gosses, Corpse Bride ravit petits et grands. N’y manque qu’une pincée d’humour, comme savait le faire Jack à propos des fêtes de fin d’années. Bien moins de risque ici, mais toujours l’enchanteresse promesse de s’évader du réel. C’est tout mimi, et ça reste excellement bien fait.

HARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIRE **

Pouah! Pas glop. Le plus attendu, le plus mis en avant à coup de bande annonce savoureuse, et un résultat final pas terrible. Explications.
Le mauvais point. Rien à reprocher à Mike Newell sur sa réalisation, un peu moins branchée que Colombus, sans doute loin de l’excentrique et adorable Cuaron, mais somme toute classique. Non, le mauvais point est à attribuer au studio. Les producteurs, scénaristes.. finalement tout le monde, qui nous ont concoctés un film de 2h30 pour un livre qui en aurait valu au moins 3h15. Pensez au SDA, ça marche, ça attire du monde, et ça permet de rester fidèle au livre. Ici, Harry Potter saute des étapes, on a l’impression de voir le livre charcuté. Qui plus est, ça rend le récit presque impossible à suivre pour un néophyte ( il en reste ), et pour le fan la saveur est pas terrible. On nous additionne les scènes explicatives ( pour les prochains films? ) au détriment de tout ces petits moments d’humour et de bonne humeur. Bref, un raté scénaristique total.
Le bon côté? Le récit est sombre, très sombre, puisqu’on voit le retour de Vous Savez Qui. Presque trop dark ( bien qu’évidemment il y ait beaucoup de passages qui ont sautés ), puisque le film a été interdit aux plus jeunes. Un comble pour la saga, mais après tout le spectateur grandit en même temps que son héros, donc..
Au final, un intermédiaire valable entre un 3e réussi et un 5e en attente. Mais sans se soucier de satisfaire les fanas du bouquin, le producteur a privilégié le condensé inepte. Dommage, on ressort avec l’impression que le projectionniste a oublié une peloche..

BLADE TRINITY *
De la part du scénariste des deux premiers opus, et du futur Batman, on s’attendait au moins à une belle histoire ( du sang, de l’action, de l’humour.. ). Quand c’est le même qui réalise, on se dit « Youpi ! », il maitrise tout, ça peut donner.
Et au final, ça se plante. D’une part Blade n’a jamais été aussi ringard, les méchants aussi peu crédibles, l’action aussi molle.. Reste Ryan Reynolds, dans un rôle de sidekick très drôle!! Quand à la réalisation elle-même, rien de bien extraordinaire, le niveau est très bas après le passage de Stephen Norrington ( bien ) et Guillermo del Toro ( très bon ). Passez donc votre chemin, ou retournez voir Van Helsing.. si, si, je vous assure.

ALEXANDRE **

Le péplum revient à la mode. Ca pourrait être une bonne chose. Seulement quand je vois le nom d’Oliver Stone dans un générique, ca me fait un peu peur. A savoir : un style à lui très « rentre-dedans », à base d’un montage très speed qui nuit souvent à la compréhension. Mais là globalement ça va. Il prend son temps pour nous raconter l’histoire (passionnante) d’un héros de l’Antiquité qui voyait plus loin que le bout de son nez.
Le casting est digne d’un Ocean’s Twelve (Colin Farrel, Angelina Jolie (ahhhhh), Val Kilmer, Anthony Hopkins, Jared Leto) mais on a peine à croire au boys band qui entoure Colin Farrel, qui de son côté est très « mono-expressif ». Bon, les décors sont magnifiques (Babylone !!). On est complètement dépaysé pendant près de 3 heures, c’est vrai, mais il y a quand même quelques longueurs. Les scènes de batailles sont un peu bordéliques, on perd parfois le fil mais on passe quand même un bon moment. La musique de Vangelis (reconnaissable dès les premières notes) est un choix osé qui apporte de bonnes choses à l’ambiance.

Néanmoins ce n’est pas le grand film attendu. Je ne sais pas ce qu’il en restera d’ici quelques semaines, mois ou années.
Pas grand chose.

LA CHUTE ***

Film sur les derniers jours du IIIe Reich, La Chute a fait un énorme carton en Allemagne. Comme une sorte d’exhutoire à cette période noire du XXe siècle, la Chute raconte de l’intérieur la fin des pontes du régime nazi.
Jusqu’à la fin quasiment, Hitler n’a pas laché prise, et s’est cru capable de remporter la victoire, et inverser le processus allié. Pourtant, le destin est fatal, et l’ordonnateur du régime national socialiste se suicidera avec sa femme et son chien. Quelques autres dignitaires le suivront, notamment Goebbels, dont la femme empoisonnera leurs six enfants avant de mourir sous les balles de son mari. Bref, rien de bien joyeux là dedans, et rien de nouveau non plus, les manuels d’histoire vous en apprendront autant.

La Chute marque sans doute une étape dans la conscience allemande d’aujourd’hui, dans le sens où le film dépeind de manière extrèmement réaliste ce qui est arrivé. On laissera de côté le point de vue du réalisateur, brodant sans doute quelques épisodes ( le corps d’Hitler? certains personnages… ). Ce que l’on retiendra n’est sans doute pas l’exactitude du propos, mais le message en général, et un visuel apporté à cette image d’un dictateur raciste, qui finalement est un homme ordinaire. Comme quoi les monstres sont aussi des gens comme les autres. Attention, danger.

BATTLE ROYALE 2 **

Les suites sont souvent décriées. Et ici encore, le deuxième opus ne surpasse pas le premier. Si on retrouve le même principe ( une classe de momes envoyée au casse-pipe ), le fond est extrèmement différend. N’y voyez donc pas la suite du premier, mais plutot une variation..

Le fond donc. Le garçon ayant survécu au premier Battle Royale, s’est révolté, et à fonder son groupe terroriste, qui sème désormais la terreur en Asie. Une classe est de nouveau armée et lachée sur une île déserte. Des adolescents inexpérimentés habillés de pied en cape doivent trouver le leader terroriste, et le tuer, sous peine de perdre le jeu, et de mourir. On le voit, on pousse le concept à son comble. Les participants au deuxième round doivent traquer le survivant du premier, qui se cache avec sa milice sur une île perdue. Et d’y passer son message, sur fond d’expérience afghane, de théories marxistes et d’influence Le Che. Bref, le tout fleure bon le message politique gentillet, mais de manière osé ( les premières images montrant deux building s’effondrant, un reportage sur l’Afghanistan… ). On est en pleine actu.
Ces quelques piques sont mis en image par le fils du premier réalisateur, hélas décédé dès le début de la suite. Mouvementée, fuyante, sa caméra est dans l’action. Et n’ennuie pas le spectateur. Les combats sont d’une violence redoutable, le film étant volontairement gore par moment !!
Un petit bémol, l’acteur prenant la place de Takeshi Kitano est tout simplement pitoyable : on le croirait sorti d’un manga! Tout en exagération, il a au moins le mérite de faire rire.

Une suite donc risquée, qui risque sans doute de déplaire, mais qui a au moins le mérite de vouloir jouer avec l’actualité, et le contexte politique mondial. A savoir si cela est réussie, la question est posée..

ATOMIK CIRCUS, le retour de James Bataille **

Petit rattrapage express de l’été passé.. Beaucoup de bruits pour rien d’ailleurs, au vu des résultats de ce film mené par Poelvoorde, Paradis et Marielle. Même si l’ensemble fleure bon le Evil Dead, du moins dans l’approche ( du sang, du rire, un héros un peu gauche.. ), on ressort amusé mais pas ravi. Si ce n’est Poelvoorde encore une fois jouissif, et une Vanessa Paradis ravissante, le tout tient maladroitement. Entre de l’humour belge, et une pseudo série Z bardé d’extraterrestres suceurs de tête, c’est loufoque. Donc drôle si on veut. Décalé, mais pas assez, ou dans la norme, mais pas tellement. La bande aurait sans doute gagné à être plus tranché.
Cette impression n’aurait pu n’en être qu’une, mais le final clôt l’affaire. Dans l’esprit certes, mais un peu trop facile. Il faut choisir..

CLOSER **

Deux couples se croisent, se décroisent, et plus si affinités. Il est vrai qu’entre Julia Roberts, Natalie Portman, Jude Law & Clive Owen, le choix est difficile ! On assiste donc à leurs ruptures, leurs réconciliations, leurs mensonges, leurs vérités, leurs découchages.. Tout ça sur fond social de milieux londonien relativement aisé ; les histoires de fesses vues de l’intérieur, avec beaucoup de cynisme, et une recherche de la vérité pas toujours évidente. Autant il est facile de s’éclater, autant il est peu évident d’en assumer les conséquences. Au jeu des Je T’Aime Moi Non Plus, le film fait très fort. Si on prend plaisir à y suivre les protagonistes, le jeu tourne court : on repart comme les personnages, statu quo à la fin de la séance. Si ce n’est de troublantes interrogations sur la vie de couple : totale vérité, preuve de l’attachement à l’autre, plaisir charnel, recherche de soi… Autant de thèmes dévellopés qui pourraient laisser place à débat. Si le film les affiche nettement, il n’en livre pas les réponses.

ALEXANDRE *

Quand Oliver Stone veut faire son Gladiator, avec l’atmosphère politique qui le caractérise, il plombe un peu le tout. Certes, c’est très joli, les batailles sont magnifiquement filmées, de manière stratégique, mais de longues scènes de dialogues, de grands temps de pose sur les personnages ralentissent considérablement le film. De plus, l’aspect vie privée ( homosexualité, famille, amitié… ) est des plus ambigues, les sauts dans le temps décalent un peu le contenu.. On perd un peu le spectateur.
C’est dommage, un peu plus de souffle aurait rendu la bande épique, Stone n’en fait qu’à sa manière et croit transposé l’apogée d’un des plus grands conquérants que la Terre ait connue… Il ne fait ici que décrire la réalité d’un homme politique trop jeune pour faire face à ce qu’il a construit, un empire politique ingérable, et aux pressions externes.

SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW ****

Quand Hollywood est refait par un autre… Ce projet n’est du qu’au talent de son auteur, et à l’aide inespérée de Jude Law. Parti de rien, tourné quasiment sur fond vert, le capitaine Sky nous fait pourtant voyager. Affrontant les terrifiques robots d’un obscur méchant, il se lie avec une journaliste, et une gradée anglaise de forteresse volante pour remporter la victoire. Entre Indyana Jones, l’univers pulp, les années 50, le cartoon, les James Bond.. Ce film est un pur bonheur visuel! Un pari osé ( tout filmé sur fond vert, tout crée à part les personnages sur ordinateur ) mais amplement réussi, aidé en cela par un scénario avide de rebondissement, on ne pose pas beaucoup l’action, et haut en couleur ( robots araignée, volant, destructeur, forteresse volante, avion amphibie… ). Bref, sautez dans l’action avec Sky Captain!
On en est presque à espérer une suite..

ELEKTRA *

Quoi dire de bien innovant sur une énième adaptation de comics? Décidément Marvel ne s’en fait pas trop, et délaisse un peu les personnages secondaires. Surfant sur le semi-succès de Daredevil, et de l’actrice y incarnant Elektra ( Jennifer Garner, auréolée de sa série Alias ), les producteurs pondent donc ce spin-off médiocre. Un film moyen sans plus, où Elektra protège un père et sa fille de La Main, une triade japonaise occulte, et sa hordes d’assassins ninja et de mercenaires aux pouvoirs multiples. Des effets spéciaux sympa ( on a un ancien d’X-Files à la barre quand même.. ), un scénario tout mou à côté. Elektra ne force pas son talent, et se neutralise.
Au début, on croise une Bad Elektra assassin en puissance ( l’idée sans la montrer .. ), on la retrouve ensuite inactive, faible. Plus réaliste, mais on s’ennuie ferme. Quelques idées du comics de base aurait sans doute lancé le film vers le côté obscur de l’héroïne, et quelque chose de plus sombre, mais aurait dérouté le public. Bref, au lieu de retrouver une super héroïne, on croise une simple tueuse à gages pas très en forme…

TEAM AMERICA : WOLRD POLICE ****

Quand les créateurs de South Park laissent à penser que Michael Moore ressemble à Bambi… Définitivement trash, les deux compères responsables de la création de Lenny et cie, ont cette fois ci réalisés un long métrage extrèmement critique sur l’administration Bush et l’attitude arrogante américaine. Usant de l’hypocrisie, le vulgaire, l’humour aussi, et le tout sous acide, ils refont les Thunderbirds à leur version. Ou comment la Police du Monde pourchasse les terroristes avec des missiles, ne se souciant guère de détruire Paris ou Le Caire, quelquefois plus préoccupés par leur histoire de cul que du sort des victimes innocentes. Usant de marionettes, ils peuvent se permettre beaucoup plus de choses qu’un film live. Du coup, tout le monde s’en prend plein la tête : les acteurs oeuvrant pour la paix ( Baldwin en tête.. ), Michael Moore, l’ONU, la Corée du Nord, les extrèmistes islamistes, les français.. Personne n’est épargné. Et nous on rigole beaucoup. C’est dégeulasse, c’est odieux, mais ça amuse.

THE EDUKATORS ****

Nouvelle pépite du cinéma allemand, décidément très en forme en ce moment, The Edukators conte le joyeux quotidien de trois jeunes idéalistes révolutionnaires de l’Allemagne contemporaine. Entre contestations altermondialistes, et idées en pagaille, ils s’amusent à faire peur au bourgeois en inflitrant les palaces aisés de Berlin, et foutre le bordel. Petit hic, un des odieux capitalistes revient trop tôt. C’est l’escalade, l’enlèvement, et la planque dans les montagnes. Seulement ce gentil homme d’affaire est un ancien leader révolutionnaire soixante huitard, finalement passé du côté obscur. La promiscuité aidant, les discussions autour du bien fondé de leur action, leurs idéologies et leurs différences se font jour. Ainsi que l’amour naissant entre la petite amie de l’un d’eux, et l’autre jeune homme… Au final, les idées de combat révolutionnaire, etc… ne sont qu’une étape vers l’âge adulte. Somme toute, la jeunesse exaltée se termine toujours par un retour à la raison, après des épreuves formatrices, des étapes dans leur vie respective.

Et oui, le cinéma allemand est engagé, le ciné allemand est pleins de promesses ( l’un des révolutionnaires n’est autre que le héros de GoodBye Lenin ), le cinéma allemand arrive! On assiste ici à une opposition entre la jeunesse révolutionnaire de 68, et celle de 04 (!), assez symptomatique de notre époque. Comme quoi on change, et finalement s’amuser à la révolution n’est peut-être pas un mal lorsqu’on a vingt ans. Un peu d’idéalisme, morbleu…

ESPACE DETENTE **

Suite sur grand écran de la célébre et drôlissime série à sketch Caméra Café, Espace Détente ne se limite plus à la machine à café donc, mais bel et bien à l’univers de notre bande de bras cassé en entreprise.
Passons l’histoire, simple excuse à situations, qui se présente sous la forme d’un élément extérieur au team, qui va venir semer la zizanie dans tous ça.. Passons les personnages, plutôt fidèles à ceux qu’ils étaient auparavant, mais qu’on approfondit pas beaucoup. A peine prend t-on le temps de nous présenter, de qui leur famille, de qui leurs amis, etc.. Passons sur l’humour, qui se limite aussi à celui de la série, légèrement décalé, burlesque, quelquefois absurde, quasiment toujours beauf. Bref, les vrais fans seront ravis, les moyens fans amusés, les autres embêtés.

LA VOIX DES MORTS **

Depuis qu’on a vu Michael Keaton en Batma, on est pressé de le revoir sur les écrans lorsqu’il y apparait, trop rarement sans doute… Ici, hélas, il sert la cause d’un sous-Ring, l’histoire d’un veuf qui croit recevoir des messages de sa défunte épouse à travers la télé. Bigre, c’est fichtrement couillu comme idée, mais ça tombe bien à plat. Réalisation poussive, rythme aléatoire,.. Bref, à vouloir copier les idées de ghost technologies, on nous plombe ici en terminant sur une banale histoire de serial killer. A croire qu’on est dans un épisode de série télé. Moyen, et finalement peu inspiré. Reste le temps pluvieux, et Michael Keaton..

AVIATOR ***

Lorsque la grandeur et la décadence d’un homme symbolise le rêve américain, sa biographie cinématographique donne l’occasion d’une épopée hors norme. Scorsese et Di Caprio l’ont compris, et tissés un grand film ( trois heures ) sur la vie et la chute d’Howard Hugues, richissime homme d’affaire et de cinéma de la première moitié du XXe.
Hugues était passionné d’aviation, de cinéma, de femmes. Il était également paranoïaque, ambitieux et risque tout. On a là tous les ingrédients d’un grand destin. Riche dès sa naissance, il n’aura de cesse de s’investir hasardeusement dans le cinéma ( gouffre financier, réussite moindre, mais réputation ) et l’aviation ( dont il obtiendra de grandes satisfactions, mais également un grave accident ). Un homme hors du commun malheureusement rongé par une folie lente, et une paranoïa grandissante. Le film s’arrête après son dernier succès, mais n’évoque pas la fin de sa vie, en ermite retiré du monde. Si l’objectivité n’est pas ici de mise, le scénario donne l’occasion à de grandes scènes, magnifié par un Leonardo DiCaprio largement au dessus de tous ses précédents rôles. Le duo avec Scorsese fonctionne à merveille ; vivement le prochain!

MON BEAU-PERE, MES PARENTS ET MOI **

Au-delà du film en lui-même, largement moins drôle que le premier, on prend les mêmes et on recommence. Sauf qu’à un De Niro ex-agent secret proche de sa progéniture, et Ben Stiller maladroit comme seul lui peut l’être, on ajoute les parents de ce dernier. Ce qui donne un casting de rêves pour ce calibre de films ; choix judicieux, on adore. Retrouvez Dustin Hoffman dans le rôle du papa-poule, et Barbara Streisand dans celui de la mère sexologue pour personnes du troisième âge, vaut le coup d’oeil. Confrontation De Niro/Hoffman principalement, remplit le film. A côté, il est évidemment difficile de s’imposer. On sent qu’ils se sont amusés, et leur interaction prête à sourire. Pour autant, le film ne renferme pas d’autres surprises.

CONSTANTINE ****

Enfin! ça faisait longtemps qu’un film fantastique ne m’avait autant fait plaisir. Même Spiderman 2 s’était révélé moins plaisant, sans doute parce qu’on s’attendait au résultat convenu. Ici, Constantine, après une flopée d’adaptations ratées, vient en redorer le blason. En attendant Batman Begins…

Donc John Constantine. Mortel ayant fait un bref passage aux Enfers, et revenu avec d’étranges pouvoirs, et la mission investie de conserver l’équilibre entre le Bien et le Mal. Ce qui veut dire agir de n’importe quel côté pour.. Ici, veiller à la protection d’une policière médium, après le suicide inexpliqué de sa soeur jumelle. Alors que le fils du Diable veut l’utiliser pour faire son petit tour sur Terre..
Tout d’abord, l’ambiance du film est agréable. Je ne connais pas le comics, donc je ne saurais apprécier, mais en tant que film fantastique, Constantine dégage quelque chose. Certes, c’est propre, c’est limite du Matrix sans virtuel, mais le côté religieux est bien utilisé, savamment même. Keanu Reeves se révèle doué dans le rôle principal ( comme quoi.. il était bien dans Matrix aussi ), et les seconds rôles excellents. Djimon Hounsou encore une fois.. Bref, le paquet est joli. Le tout servi par des effets spéciaux impressionants, le réalisateur fait tourner sa caméra, n’en fait pas des caisses. La vue des Enfers tout particulière semble particulièrement inspiré.

Que dire? Bon scénar’, bon réal’, des acteurs, des effets spéciaux… du plaisir en barre!! Sous réserve pour les fans du comics évidemment.. On espère la version longue pour le DVD !!

ASSAULT ON PRECINCT 13**

Quand on fait le remake d’un classique de John Carpenter, Assaut, on a peur.. Quand on confie ça au jeune réalisateur franco-français JF Richet, on a re-peur. Et au final, ça aide, parce que l’impression est plutôt positive. Bon, Richet ( Ma 6-T va crack-er, bien… De l’Amour, moins bien.. ) se retrouve avec Gabriel Byrne, Ethan Hawke, Maria Bello et Laurence Fishburne sur les bras, ça aide! Autour de cette histoire d’attaque d’un commissariat un soir de nouvel an, pour flinguer un brillant détenu, on passe.. La réalisation est serrée, colle au sujet. Les acteurs se démènent, le scénario place quelques belles surprises, nous sort un bon gun-fight. Un bon thriller, une bonne séance. Que demander de plus? Sans doute un brin d’originalité, mais là on s’en tiendra à un assaut sur le Central13.

ALONE IN THE DARK *

Les adaptations au cinéma sont légions en ce moment, et malheureusement AITD en est l’une des moins bon. Evidemment, retranscrire l’ambiance glauque et sombre des jeux, tout en essayant d’être diffusable pour les plus jeunes, le pari était difficile. On aurait aimé plus de gore, plus de punch dans cette histoire de monstres antidiluviens, n’agissant que dans la pénombre. Quelques effets sont certes sympathiques ( pour les accros ), mais le reste est trop timoré. Horreur sans l’être, le film passe pour un Resident Evil bis. Pas de quoi pavoiser, c’est très moyen. Pour les vrais accros.

LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS ***

Vie et mort de François Mitterrand. Sans doute un catharsis pour la « génération » Mitterrand justement, mais pour les autres, un excellent point de vue sur le personnage. Le film suit la narration du livre de George Marc Benamou, un journaliste ayant eu plusieurs conversations avec le Président sur la fin de sa vie ( et dont les livres, parus après la mort de Mitterrand, ont suscités la polémique ). On suite donc un jeune journaliste, encore idéaliste, dans ses discussions avec un homme politique blasé, intelligent, raffiné, malin. Loin de la politique ( on évoque très peu le contexte ), on évoque ici l’homme derrière le pouvoir. Aucune dimension si ce n’est humaine, et on plonge dans le trouble. Les liens avec Vichy, sa vision du monde, son entourage…
Finalement on assiste à la fin de vie d’un ancien Empereur du pouvoir. Certes malade, mais toujours l’esprit en éveil, il aura finalement été comme il le dit lui-même le dernier des grands présidents. Il est vrai que Chirac aurait du mal à concurrencer niveau aura politique… Le film de Guédiguian ne dresse aucun bilan, mais à la mérite de ne pas rentrer dans la polémique, en nous présentant un chef d’état sur le déclin, humain. Le reste appartient à L’Histoire… ou à un autre film.

THE LIFE AQUATIC WITH STEVE ZISSOU **

Dernier opus en date de Wes Anderson, l’homme qui fait dériver la réalité dans un espèce de doux cocon, entouré de personnages trucculents. ça, c’était avant. Rapellez vous la Famille Tenenbaum, c’était sympa, drôle, mouvementé ! Reste avec Steve Zissou, le casting de malade ( Bill Murray, Owen Wilson, Cate Blanchett, Jeff Goldblum, Anjelica Huston, Willem Dafoe, Michael Gambon… ), la musique de Bowie, et une histoire décalée. Au-delà, le rythme est réellement mou.
Ce décalage apporté, entre un reportage à la Cousteau et une aventure maritime, n’est pas sans humour, mais tombe à plat. De belles idées servies sans saveur ; on décroche. Dommage, ça avait l’air bien.

CUBE ZERO ***

Ok, rapide retour en arrière : le premier Cube tient du culte, le deux de la daube niveau zéro. Le trois est… une belle réussite! Aprè effectivement un deuxième opus qui ne cherchait pas à évoluer, et stagnait dans le cube avec des idées et des effets spéciaux peu réussis, le trois s’envole au delà, nous fait découvrir une partie de ce qui se cache derrière le cube, en particulier les techniciens qui suivent les « détenus »‘. De leurs supérieurs, pas grand chose. Et le film, malin, va bouleverser les choses. D’une part, en accentuant le gore des pièges ( la séquence d’ouverture est quasiment similaire à celle du premier, si ce n’est le talent de Natali en moins ), d’autre part en expliquant les mécanismes des cubes. Le système n’est donc pas infaillible, et un technicien rebelle va venir faire douter ses concepteurs.. Angoissant, bondissant, Cube Zero répare les dégâts du deux, et clôt la trilogie en beauté. La fin, humour glauque, ne laisse peu d’espoir quand à une suite, et inversement renvoit habilement au premier. ça stimule les neurones, c’est du tout bon! Mais un quatrième serait sans doute inutile.

LE COUPERET ***

Costa-Gavras nouveau et étonnant. Après les critiques historiques ou politiques, il plonge José Garcia dans une descente aux enfers sociales ( étonnant, quelques moi après Jet Set… ). L’histoire d’un chômeur hautement qualifié, qui décide d’éliminer ses concurrents à une future embaûche.. et le titulaire du poste, accessoirement. Les premiers à l’arme à feu, les suivants à l’arme blanche.. Direction humour noir, et sans état d’âme.
Tout autour, on brode sur le drame social, le chômage, on critique, version satire amer. Garcia excelle, entre le salarié désabusé, et le tueur froid. Une vision de la société peut-être un peu extrême, mais si réelle sur certains points…

RAY ****

Que dire? Un grand flim.. film, pardon. Ray Charles, Ray Charles Robinson pour être exact. Aveugle à l’âge de sept ans, traumatisé par la mort de son jeune frère, il deviendra l’un des plus grands artistes, et l’un des plus aimés, du vingtième siècle. Décédé en 2004, juste avant la sortie du film, on en ressort que plus impressionné. Par la prestation de Jamie Foxx ( Oscar pour l’occasion.. ), par la réalisation fluide et passionné ( des annés 50 à 70 couvrant les années de montée en puissance du mythe, la vision est des plus impressionnantes ), par le personnage en lui-même.
Gros point du film, l’objectivité ; si on considère que Ray Charles lui-même s’y est investi, le voir raconter ses problèmes de drogues, ses histoires de femmes, maîtresses, les tensions internes, les luttes de pouvoir.. Autour de lui et de son talent, la vie ne lui aura pas fait de cadeaux! Mais lui nous en offre un beau, en forme d’adieux, avec ce film.

THE SON OF THE MASK **

Suite du film ayant célébré Jim Carrey, ce Mask 2 fait bien pâle figure à côté de l’original. Certes, les effets spéciaux sont bien fait, et oui l’esprit cartoon est présent. Mais on est redescendu au niveau « disney » de la comédie américaine ; acteurs moyens, scénario neutre, réalisation correct. Un bon moment évidemment, quelques rires mais rien de novateur.

HITCH ***

Will Smith Show. Sans doute l’un des acteurs qui réussit le mieux ces dernières années nous emballe dans sa dernière comédie, s’attaquant cette fois ci au romantique. Quand un maître en séduction n’y arrive pas lui-même, ça fait mal.. Idée séduisante, cadre sympathique, mais rien de bien extraordinaire. Will nous la joue beau gosse, ce que l’on sait déjà. Pour le reste, on apprécie ou pas l’exercice de style, rien de transcendant. Efficace, mais déjà vu, le film tient plus à son acteur vedette qu’au reste. Le plus énervant est sans doute qu’il signe la BO comme à chaque fois. Oui, il fait de la musique, mais est-ce toujours adapté?

HIDE AND SEEK **

De Niro a l’art et la manière de plomber sa carrière entre deux films mythiques. Encore un exemple avec Hide and Seek, soit Trouble Jeu en VF ( !? ). Où l’histoire d’un médecin veuf, qui déménage avec sa fille à la campagne, où cette dernière se trouve un compagnon de jeu imaginaire et dangereux.
Voui, l’histoire ressemble à un serial killer show des plus banals, limite Sixième Sens en plus actif. De Niro s’en sort comme toujours excellement bien, et d’ailleurs il n’y serait pas qu’on aurait pas été voir le film. Mais bon, le casting se complète ( Famke Jansenn, Elisabeth Shue… ), le scénario se suit bien, la réalisation manque un peu de punch mais ça marche. On regrettera juste qu’au vu de tout cela, le résultat soit mitigé. On s’ennuie un peu…

CURSED *

Le nouveau Wes Craven ne fait pas des miracles. On replonge dans l’ambiance Scream, avec à la place d’un serial killer ( quoi? ) des loups garous. C’est clippé, sans talent. On nous met des starlettes de tv show bien foutues ( le « pacey » de dawson, christina ricci… ), du rock pour les jeunes à fond les oreilles.. Bref, rien de bien original. Là où Scream premier du nom innovait, Cursed enfonce le genre dans la banalité.

HOSTAGE ***

Le Bruce Willis nouveau est arrivé ! Avant Sin City ( ), il revient dans un film à otages mis en scène par Florent Emilio Siri, un p’tit gars de chez nous! Et c’est bien fait. Evidemment, Nid de Guêpes nous avait donné un aperçu de sa technique. Ici, moins de gunfight, mais un Bruce tout en retenu ( c’est bien simple, il est monolithique comme on l’aime ) confronté à une prise d’otage impliquant de jeunes braqueurs cinglés, la mafia, et une résidence ultra sécurisé. Bref, on met quelques obstacles en travers de la route du héros, et on le laisse se débrouiller.
Le scénario pour une fois n’est pas longiligne, et s’il ne réserve aucune surprise au spectateur ( qui est aux premières loges ), n’en démontre pas moins un certain rythme et des rebondissements intelligents. Bref, un film estampillé Bruce Willis moins mauvais que la moyenne, bien tourné.

ROBOTS ***

Encore un bon divertissement animé pour les ricains! Ils sont forts. Ici, un jeune robot qui part à la ville pour découvrir le monde… et ses bons et mauvais côtés. On s’amuse beaucoup sur les péripéties, les persos sont marrants, le tout baigne dans une humeur bonne enfant salvatrice à notre époque. Bref, c’est tout gamin, mais que c’est bon! On retiendra les références citées ou détournées, qui augurent de grands moments! Les créateurs de l’Age de Glace gardent la patate.

SEED OF CHUCKY ***

Ah, l’humour noir et les traits de plastique d’une poupée tueuse, son sachet de pop-corn, et c’est parti pour une bonne séance de cinéma! Si Chucky n’incarne pas le personnage parfait du grand écran américain, cet outsider des franchises d’horreur ( Jason, .. ) à moindre succès a au moins le mérite de ne pas faire retomber le niveau. Après un 3e opus pour le moins sympathique, le créateur de la poupée infernale nous la ramène en famille pour un tour de plus, dans le sang et l’effroi. ça dépèce, ça tranche, ça gigote, ça ripaille, et ça crie, mais au moins il se passe des choses avec Chucky, et comme l’ennui ne vient pas, on a tendance à s’amuser avec les protagonistes. Un bon moment pour les amateurs du genre..

CODE 46 ***

Un film de Science-Fiction sans commbats spaciaux, mutants dégénérés ou sabre laser, ça existe. Michael Winterbottom nous le prouve d’ailleurs, en contant cette histoire d’amour entre deux humains du futur. D’un côté, Tim Robbins, en détective à la solde des conglomérats contrôlant la planète, de l’autre Samantha Morton, en reclue de la société limite hors la loi. Evidemment, au lieu de se pourchasser, les deux se rapprochent. Winterbottom a le mérite de filmer au plus près des émotions, et très franchement n’étant pas fan des love story, là j’ai apprécié l’atmosphère qui se dégageait du film.
Le Code 46 fait référence à une loi adopté, limitant les naissances ou couples sur des bases génétiques ( on est pas loin de Gattaca.. ). On plonge dans un univers d’écrans tactiles, de technologies de pointe, mais on reste accrochés à la réalité : immigrés, classes sociales. Dans le même genre qu’un THX 1138 ( les décors sont minimalistes ), mais comme une extrapolation de notre présent. On n’est pas loin de chez nous. Une belle image de l’amour dans une société déshumanisé, filmée par un réalisateur plutôt inhabituel qui réussit à imposer son style à ce film d’anticipation..

GARDEN STATE ****

Comme le cinéma américain sait le faire depuis quelques années, on retrouve dans Garden State toute l’ambiance douce amer en vogue. Collant beaucoup plus à la réalité qu’Eternal Sunshine…, Garden State nous conte le retour au pays d’un petit acteur raté à l’occasion de l’enterrement de sa mère. Il retrouve ce village qu’il avait quitté enfant, placé en pension. Retrouvant de vieux amis, se réconciliant avec son père, il ira jusqu’à trouver sur son chemin l’amour..
Snif.. oui, c’est une jolie histoire. Zach Brach, dont c’est le premier film ( en tant que réalisateur, sinon vous avez du l’apercevoir dans Scrubs, série tv dont il est le héros ), nous décolle le réel pour y ajouter un peu de mélancolique, de doute. Néanmoins moins pessimiste qu’un Virgin Suicides, Garden State suit le retour aux sources ( pour un nouveau départ? ) de son héros, l’incertitude dans laquelle il est plongé, les choix à prendre à un tournant de sa vie. Comédie romantique douce plutôt que drame, on savoure les moments passés avec celui qui finalement nous ressemble un peu..

MILLION DOLLAR BABY ****

Partageant l’enthousiasme communicatif de notre bugman local, je sors extrèmement ému du dernier Eastwood. Et justement, on espère que ce ne sera pas le dernier. Clint, c’est comme le bon vin, ça se bonifie avec l’âge. Million Dollar Baby suit le destin d’une jeune femme, dont le désir par dessus tout est de boxer. Sollicitant un illustre entraîneur, elle va persévérer dans sa quête jusqu’au bout..
Million Dollar Baby est porté par un trio d’acteurs géniaux, Hilary Swank dont le talent précoce n’est plus à prouver, Morgan Freeman qui reste l’un des acteurs black les plus talentueux, et Clint fidèle à lui-même. Humain, le film l’est plus que tout. On ferait l’erreur de croire qu’il s’agit d’une banale histoire de boxeuse, mais en réalité le film dépasse ce postulat et va beaucoup plus loin, explorant les rapports humains, la vie en général. Allant même jusqu’à certaines extrémités ( je réserve la fin pour ceux qui ne l’aurait pas vu.. ), liant les réflexions sur la religion, la mort et tout ce que cela peut comporter, Million Dollar Baby en plus d’être un grand film ( dans le sens, un classique d’Hollywood comme seuls savent le faire les vieux baroudeurs américains ) se permet de poser des questions actuelles, voir future. A peine sorti, déjà à ne pas rater…

KINGDOM OF HEAVEN ***

Balian, humble forgeron, part en croisade pour sauver Jérusalem, l’épée à la main.. Non, nous ne sommes pas dans Lanfeust, mais bel et bien sur le dernier Ridley Scott. Un projet sur les croisades, fichtre, beau projet. L’idée trottait dans la tête dudit réalisateur, qui nous sert ici une copieuse rasade de Moyen Age, de guerres, de religions, et surtout d’hommes. Car à l’instar de Gladiator, on suit ici l’itinéraire d’un homme, et son destin hors du commun. Seulement là où Maximus faisait dans l’humilité et la vengeance personnelle ( un thème prolifique en ce moment.. ), Orlando Bloom part dans une quête vers la rédemption, le repenti, et l’aide à son prochain. Beaucoup plus humaniste, héros intègre certes, Balian sert une juste cause, sans renier ses convictions. Sans doute un peu idéalisé, vu l’époque, mais ça passe bien à l’écran. Les autres personnages représentent quand à eux assez bien la complexité de l’époque, les factions de l’Eglise, les hiérarchies, les classes, les malades ( le roi lépreux est incroyable.. ). Liam Neeson, Jeremy Irons voir Eva Green sont plaisant à voir.
Le scénario quand à lui applique la logique des croisades, et les tourments au sein de la chrétienté. On ne nous épargne aucune des turpitudes de la politique moderne. Accalmie, paix, revirement, guerre, compromis… Tout ceci mène la barque pendant plus de deux heures. Toujours aussi bien mis en scène par Scott, qui applique le traitement visuel de Gladiator à la lettre. Quelques plans rappellent cependant trop les scènes épiques du Seigneur des Anneaux, des batailles dantesques au siège de la ville et son attaque. Kingdom Of Heaven nous montre le Jérusalem ancien. On regrettera les élipses trop souvent employées par le scénario ( paf, un forgeron. paf, chevalier. paf, voyage. paf paf paf… ) ; du coup, certaines explications simples, ne nécessitant que peu de choses, obligent le spectateur à combler les trous. Résumant la vie d’un chevalier hors norme, l’ampleur du récit aura été sacrifié pour aller à l’essentiel. Un peu dommage.. Encore une très belle épopée de Ridley Scott, il n’y manque qu’un peu de folie douce pour atteindre le nirvana antique.

LAST DAYS ***

Encore une plongée onirique pour Gus Van Sant, après son succès Elephantesque, mais surtout Gerry. Effectivement, on retrouve pour beaucoup son avant dernier film dans cette rétrospective non officielle des derniers jours de Kurt Cobain. Où la tentative de Blake, rockeur au bout du rouleau, qui s’exclut petit à petit du monde réel, et finira seul et désincarné. Dans la rôle titre, Michael Pitt est impressionant, comme toujours pour les films indépendants qui parsèment sa filmographie.
Longs plans fixes, atmosphère, on sort hypnotisé du film. Si la longueur est pesante, c’est justement la manière pour le cinéaste de faire entrer le spectateur dans le monde de son anti-héros. Fable contemporaine sur un homme en perdition, Last Days est aussi une tableau en mouvement, un de plus au tableau de Gus Van Sant.

AFTER THE SUNSET ***

En un mot : Salma Hayek. Bien. Le reste aussi ; Salma Hayek se baigne, Salma Hayek répare la voiture, Salma Hayek construit une terrasse, Salma Hayek.

LES POUPEES RUSSES ***

Après l’engouement autour de l’Auberge Espagnole, on attendait donc si ce n’est le retour de Cédric Klapisch, au moins celui de ses personnages. Et c’est plutôt réussi ; on retrouve donc le héros ( Romain Duris, qui a mûri, et ça se voit enfin ) autour de ses problèmes existentiels, de coeur, et sa bande d’amis aux mêmes problèmes. L’occasion de philosopher un peu sur tout cela, accessoirement pour lui de coucher avec toutes les filles qu’il rentre ( on a pas le rôle principal pour s’embêter non plus.. ), et de trouver sa voie, celle dont il rêve, celle dont il aperçoit un morceau de perfection dans chacune de ses conquêtes. Bref, il doit trouver la dernière poupée russe, la plus petite, son Graal à lui. Et bien que cela soit plaisant à suivre, tout comme l’Auberge Espagnole, la thématique plaira au plus grand nombre, sans pour autant faire l’unanimité. Si on ajoute le talent de Klapisch derrière la caméra, qui s’améliore de film en film, on assiste à un beau moment de cinéma, pas à un grand film pour autant.

MADAGASCAR **

On ne peut pas faire un carton à chaque fois, même si le box office fonctionne. Madagascar est une nouvelle production DreamWorks destinée aux enfants ( après Ice Age,.. ), contant la périple de quatres animaux sortis de leur zoo new yorkais vers le monde sauvage. Si on rit souvent, si les personnages sont un peu fouillés ( retour aux sources pour le Lion carnivore, désir de liberté pour le Zèbre,… ), le tout tourne court, et finalement n’est pas très inventif. Des dessins un peu cartoon qui font plaisir, une belle ambiance, mais un film destiné aux enfants, et uniquement.

CRAZY KUNG FU ***

Le renouveau viendrait il de l’Est? Alors que le cinéma américain a bien du mal à nous étonner, et que la vieille Europe nous fournit toujours ses mêmes produits tristounets, l’Asie semble revigorer un peu le cinéma actuel, via des bandes délirantes à souhait, ou des coups de génie horrifiques. bref, Stephen Chow quand à lui.. fait son show! Après Shaolin Soccer, il revient avec un Western made in asia.. un Estern alors? Où l’on rencontre des erstaz de cowboy armés de haches ( le gang des Haches..! ), des champions de kung fu en lieu et place des pistoleros, mais toujours les gentils et les méchants, le héros et son acolyte, les psychos… Le tout envellopé d’une autodérision au Xe degré. Crazy Kung Fu ( titre occidental qui frise la caricature, m’enfin.. ) c’est du délire en barre, accompagné d’une série d’effets spéciaux dans le même ton, qui font joyeusement concurrence à Matrix. Là où les américains multiplient les personnages numériques, Chow le fait en vrai ( sans doute moins chère.. ), mais utilise les Sfx pr les contorsionner à mort, les faire planer ou les écrabouiller numériquement. Un vrai plaisir de base, et en plus c ‘est drôle.

SAHARA **

Tout commence lors de la Guerre de Sécession. Je sais, quel rapport? Tout simplement que le héros recherche un cuirassé de ladite époque échoué.. en Afrique de l’Est. Bon, passons. Le beau gosse donc oeuvre pour une fondation à repêcher diverses choses non comestibles. Et enquête sur son bateau, avec l’aide d’un second couteau. Sur leur route, il croise une jolie infirmière de l’OMS, des touaregs, une guerre civile, des rivières pollués, et des magnats pas clairs. Bref, l’aventure en plein désert.

Le cadre iddylique ne fait pas oublier malheureusement le reste. Si on surfe sur de l’action écolo ( la pollution des fleuves souterrains, etc.. ), les explosions sont toujours là, et le spectacle est de mise. Une production hollywoodienne type donc, sans trop de mélo ni de faux pas, deux heures de désert sans temps mort. Un bon produit donc : bien vu, vite oublié.

CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE ***

Burton is Burton. Il s’agit sans doute du seul réalisateur encore capable de nous faire littérallement rêver devant un grand écran. Si on se retrouve bien loin de ses sombres desseins ( Sleepy Hollow, L’Etrange Noel de Mr Jack.. ), on en revient à l’enfance et aux délires visuels. De la joie, du bonheur, il fait plaisir aux enfants en illustrant le roman éponyme de Roal Dahl. Confiseries, Chocolat et personnages délirants sont au programme. Johnny Depp encore une fois nous sublime par sa folle interprétation du personnage de Willy Wonka, l’empereur du bonbon. Face à lui, 5 enfants archétypes des tendances actuelles illustrent les dérives de l’époque. Tv, compétition, snob ou obèse, rien ne viendra à bout du jeune héros Charlie, humble etc.. Car si le film de Burton est visuellement très marrant, très inventif, le reste tourne un peu court, bien loin de ses précédents films. Fait pour les enfants, aucun risque n’est pris. C’est mignon, correct, pas de gros mots, ça se finit évidemment bien. Reste à départager ce qui vient du livre, et ce qu’à apporter le réalisateur. Qui aura finalement rempli sa mission, après un Big Fish plus posé, il s’amuse à nous remettre un film décalé, décadent quelque fois, pour notre plus grand plaisir..

FANTASTIC 4 ***

Encore l’adaptation d’une des séries phares de chez Marvel, après X-Men et Spider-Man. Restent les Vengeurs, ce qui pourrait être marrant..
Ici, quatres amis ( un scientifique, une scientifique, un pilote, et une tête brulée.. ) partent dans l’espace avec leur mécène aux sombres desseins, pour étudier une tempête cosmique. Malheureusement cette dernière les atteint, et leur donne des pouvoirs surprenants ; l’un est élastique, l’autre devient invisible et crée des champs de force, le troisième s’enflamme et vole, le quatrième s’est mué en Chose, un être dur comme le roc, ressemblant à un rocher vivant. Face à ses 4 Fantastiques, le Docteur Doom ( Fatalis en Vf ), méchant transformé en être d’acier.

Voilà posées les bases, et ce pour la franchise. Il ne se passe pas grand chose d’autre dans ce premier film ( oui, d’autres suivront.. ), au contenu assez familial. Respectant assez bien l’idée du comic de base, à savoir un public large, et une équipe de super héros plus collé au quotidien, on retrouve un couple, un drôle bourru, et un jeune casse cou. Ce qui offre du spectacle, de l’entertainment, sans le côté sérieux ou moralisateur de ses congénères mutants ou araignée. Le message est familial, grand public, sans prise de tête. Un bon moment de détente, basique, bardé d’effets spéciaux efficaces, aidé par un scénario simplet mais qui va droit au but. Rien de plus.

CREEP ***
Encore une fois, on a le plaisir de découvrir un bon petit film d’horreur et de suspense sans démesure, tout droit sortie du métro londonien, et à l’influençe européenne indéniable. ça fait flipper, c’est très dark, limite malsain, mais que c’est bon! Si dans le rôle titre Franka Potente continue de courir ( après Lola ou Jason Bourne.. ), elle fait preuve de force et de physique dans les sombres méandres du métropolitan anglais. Les lumières et une créature très inquiétante font le reste.

NEW POLICE STORY **
Jackie Chan is back en Asie, pour le plaisir des fans. On le retrouve dans un film d’action moins porté sur l’humour et le grand guignol, plus sur le thème pseudo dramatique bardé de scènes d’acrobaties hallucinantes. Bref, voir Jackie et ses amis faire des choses incroyables et très osées en pleine zone urbaine, légèrement teinté de critiques contemporaines ( ici, la jeunesse dorée, les jeux vidéos.. ), revoilà de quoi nous satisfaire le temps d’un film. Sympa, mais pas le must.

H2G2 **
Transposition live d’un mythe littéraire pour nos amis anglais, H2G2 est une parodie de science fiction légère. Si le fond fait penser aux Monthy Pythons et autres loufoqueries des 80′, le visuel est réellement travailler et sauve le film. Si on peut rester hermétique à son humour, on appréciera pour une fois de ne pas s’embarquer dans un voyage initiatique pour sauver la Terre de méchants envahisseurs. De toute façon la Terre est détruite au bout de 5 minutes… Ah pardon, vous ne saviez pas? Ben voilà, c’est l’histoire du dernier looser terrien qui part se ballader dans l’espace à bord d’un vaisseau intelligent, d’un robot déprimé, et du Président galactique qui s’est auto kidnappé. Délirant, mais sans doute pas assez…

THE ISLAND **
Le dernier Michael Bay déçoit. Si on a toujours cette démesure extraordinaire au niveau visuel et scénaristique ( il est vrai que les plans, les scènes impressionnent ), l’enjeu dégringole au fil des minutes. Pour son premier gros film sans Bruckeihemer ( mais sous l’égide Spielberg, via DreamWorks, qui rate rarement tout de même.. ), Bay nous fait un joli résumé de la SF du XXe siècle ; sur une histoire de clonage thérapeuthique un peu trop poussé ( les clones adultes, ou réservoirs vivant si on veut, s’échappent, c’est embêtant.. ), il revisite allègrement Matrix, THX1138, Blade Runner, Bienvenue à Gattaca,… à la limite du plagiat, tout cela dans un environnement qui rapelle fortement Minority Report. Evidemment, on apprécie, car c’est très bien fait. Mais on a l’impression du coup d’une bande annonce géante, surtout qu’il ralentit à chaque fois qu’il filme Scarlett Johansson ( très jolie, bien qu’on se demande pourquoi elle s’est embarquée là dedans, tout comme Ewan McGregor.. les deux acteurs font un peu atypique, mais sont à la limite les cautions du film, en lui donnant un peu de sérieux du coup ). Je passe les multiples marques sponsors du film, même plus cachées. Donc spot de pub géant également, The Island est un hybride de film et de laboratoire géant pour les créateurs d’effets spéciaux, bardé de pubs pour payer les pots cassés. Dommage, même si on en prend plein la figure..

LE TRANSPORTEUR 2 *

Un transporteur de trop sans doute.. Là où le premier s’avérait divertissant ( si, si.. ), ce deuxième opus prend directement la grosse tête ( là où le Taxi attendait le 3e épisode ), et multiplie les grosses scènes d’action sans arriver à être convaincant. Idem pour le scénario, qui multiplie les effets à la Besson, irréalistes. Dommage, c’était marrant, surtout Berléand. Bref, un transport de trop, on descend en route..

LAND OF THE DEAD ***

Le retour de Romero sur son sujet fétiche, les zombies ( morts vivants, pardon ). Encore une fois, le tout saupoudré d’une légère critique politique, et jamais dans la surenchère question effets spéciaux. Morts et vivants, mais limite moins gore que certaines copies actuelles. Rapide et efficace, de l’humour et sans doute des suites à l’horizon, le seul reproche étant la fin commerciale pour un film si peu consensuel..

Quand la mer monte… **

Film franco-belge auréolé d’un césar pour son actrice/scénariste/réalisatrice, on suit ici le parcours d’une comédienne qui découvre l’amour au gré d’un spectacle qu’elle trimballe dans la campagne du Nord. Plein de tendresse, pour des décors/paysages plutôt glacée ( enfin, d’avis perso, le Nord.. brr.. ), une vraie réussite de raconter une telle histoire avec une atmosphère inhérente à la situation : morose. Quand une échappée des Deschiens rafle un prix d’interprétation, ça ne peut être que magique!

Layer Cake **

Film de gangster « à la » Guy Ritchie, réalisé par son producteur ( ex futur réalisateur d’X3 .. nc ), Layer Cake nous trimballe dans un polar à l’anglaise, de manière assez efficace, et pour tout dire relativement égayante. Un bon moment, sans doute trop marqué par la patte de son modèle..

The Machinist ****

Le film avant Batman pour Bale, qui ici cloue le spectateur sur son interprétation fantomatique d’un ouvrier parano, squelletique et dépressif. Un vrai choc, pour une histoire de mémoire encore une fois, glauque et sombre comme on les aime. Film noir donc, sur la thématique, et la lumière..

Exils **

Vous connaissez l’algérie? Non? et bien commencez par regarder ce film, prix de la mise en scène à Cannes. Où l’histoire de deux jeunes français d’origine algérienne, qui font un tour au pays.. Road movie, puis découverte d’Alger de l’intérieur. Intéressant quand on ne connait pas, sans doute sans intérêt pour les autres.. Moi, je connaissais pas. J’ai apprécié le dépaysement.

Gwendoline *

Pseudo film érotique français des 80′, ou plutôt série B à gros budgets, où l’on retrouve quelques têtes connues ( pas à l’époque apparemment ) pour un résultat kitsch à souhait. Marrant.. ou navrant, selon le moment.

Les Daltons °

Euh..? On donne de l’argent à ça? Ils ont eu les moyens, c’est sûr. Ensuite, le résultat est affligeant. On retrouve les comiques les plus connus qui font leur apparition ( semoun, dujardin.. ), alors que les supposés héros sont … mauvais. En plus, ça ne respecte même pas l’esprit de la BD d’origine, et c’est tout mou. Bouh…

Calvaire ***

Oui, je suis sadique, parano, limite pervers. Mais c’est ce qu’il faut pour apprécier un film tel que Calvaire ( prix à Gérardmer ), où Laurent Lucas se fait séquestrer par un Jackie Berroyer plus vrai que nature en doux psychopathe qui remplace sa femme par un gars de passage…contre son gré. Sinistrement drôle, glauque, froid, limite malsain, un film français comme on emmenerait en voir plus souvent.

Bewitched °

Nicole Kidman, le premier faux pas après une série de succès. Aucun lien avec la série d’origine, si ce n’est le final ( avaient ils une suite en tête? mon dieu.. ), pas de gags drôle, pas de personnages marquants, ni même ceux d’origine. En gros, on colle le titre sur rien, pour vendre. Beurk..

Born To Fight ***

Ah! le renouveau vient de l’Asie ( notez ça ), ici on retrouve le Ong bak 2 si on peut dire. Spectaculaire, frappant ( à tous niveaux ), joisif aux vues des images, sans d’autres idées que multipliez les scènes d’actions et de combats spectaculaire. Un très bon moment de fight. ça fait du bien…

The Jacket ***

Adrian Brody, Keira Knightley, William Hurt.. miam! produit par Soderbergh, Clooney.. re-miam! l’histoire d’un mec ayant vu sa propre mort, et qui va essayé de l’anticiper, aidé par une jeune fille qu’il a aidé précédemment. Si en plus on ajoute que le héros est un ex-soldat de la première guerre du golfe, interné depuis, on ajoute des complications. Aller retour dans le temps, past/present/futur s’aleternent pour embrouillé le spectaeur. Haletant, mais pas beaucoup de suspense dans tout ça. Un bon film, rien de transcendant au final.

THE SKELETON KEY *

Thriller vaudou au dépaysement certain ( la moiteur de la Nouvelle Orléans change un peu des hautes tours des grandes villes américaines.. ), La porte des secrets ne livre pas toutes ses surprises. Spectacle moyen, ordinaire, sans grande consistance. Déjà vu, et déjà fait. Mais ailleurs.

CRASH ****

Film choral sur fond de réflexion sur la nature humaine, pas de consensualisme ici. L’ingéniosité étant pour une fois de ne pas avoir des personnages trop transparents, trop manichéens. Sur l’idée que l’on se fait du racisme ( habitude sociologique, a priori… ), le réalisateur fait tourner sa caméra, et nous révèle que tout n’est pas rose. Sans pour autant l’excuser, au contraire, il ancre ce problème de société dans le quotidien de tous. Un bon exemple à montrer, mené de main de maître..

DARK WATER *

Pour une fois, tout le monde sera d’accord, le remake de cet excellent trhiller japonais n’était pas du tout nécessaire, et passablement raté au vu du film de Walter Salles. Quand l’exemplaire réalisateur de Carnet de Voyage se met au fantastique, on se rend compte qu’il n’est pas facile de changer de genre… Trop attaché à décrire le côté humain de ses différends protagonistes, il en oublie quasiment l’intrigue. Reste la très sympathique Jennifer Connelly pour son premier grand rôle, seul intérêt a priori pour aller voir le film..

STEALTH **

Fast & Furious.. en l’air. Avion furtif, intelligence artificielle, Top Gun sans le panache mais avec l’action. Bien mené, mais hélas trop stéréotypé, Stealth fait montre de l’audace de Rob Cohen. Formaté pour le grand public, sans le rassembler puisque le film a fait un four cet été.
Déglinguée mais très drôle..

RED EYE ***

Et le dernier Wes Craven n’est pas si mauvais que cela! Film de suspense tournant autour d’un chantage à bord d’un avion entre une directrice d’hotel, et un tueur à gages ( cillian murphy ), il démontre peu de faiblesse en comparaison de sa durée ( environ 75 minutes ). Court mais plutôt réussi donc, puisque l’intrigue stimule le spectateur sans l’ennuyer. Classique mais réussi.

THE DUKE OF HAZZARD **

Ou Shérif, Fais moi peur, en VF. Adaptation d’une série où deux barges s’amusent à défier l’autorité dans leur comté natal. Sympathique car abruti, le film ne vaut que par l’ambiance bonne enfant qui s’en dégage. Bagnole, course poursuite et rock à fond, pour quelques bons moments sans plus..

NIGHTWATCH ***

Un film russe avec autant de pubs, c’est rare. Aux vues des premiers visuels, on était étonné. Adapté d’une série de livres, et premier film d’une trilogie à terminer, NighWatch conte la lutte du Bien contre le Mal dont le point culminant sera bien évidemment à Moscou de nos jours. Un jeune quidam devient bien malgré lui soldat du Bien, et instrument du destin…
NightWatch est à la hauteur de sa réputation. Dans le genre fresque fantastique, en moins clinquant que les occidentaux, le film fait ressortir toute l’ambiance post soviétique, pour un film sombre, urbain, pessimiste. S’il est vrai que le décor ( Moscou donc ), et l’atmosphère découle directement du cadre, le réalisateur suit le récit à travers le personnage central. Homme « normal » plongé dans cette lutte millénaire, il se transforme en force du Bien ( ce qui ne veut pas dire gentil … ), un NightWatch. Le reste est rugueux, dur, et inattendu. Là, les vampires ( les méchants, ou DayWatch ) n’ont plus peur des miroirs, de l’ail ou autre. L’enjeu, un enfant aux pouvoirs insoupçonné, se révèle plus que cela.. Tout cela est bien inquiétant, mais après tout si ça annonce l’apocalypse, le point de vue est plutôt dépaysant. Un vent nouveau souffle de l’Est, camarades..

BROTHERS GRIMM ****

Gilliam, Terry Gilliam. Un mec très barré, mais d’un imaginaire incroyable. Allié un certain sens du kitsch, une dérision tout en finesse, des personnages roublards à souhait, une fille plutôt mignonne, et une histoire acabrantesque par dessus le tout, et obtenez un patchwork fantastique. Certes, l’histoire originelle n’est pas respecté, mais cette interprétation du destin des frangins Grimm, divins conteurs plongés dans entre deux guerres napoléoniennes, est tout simplement enchanteresse. On retrouve l’humour déjanté des monty pythons ( remarque aisée.. ), des décors et costumes baroques, qui ravissent les yeux. Dans les rôles principaux Hedger et Damon forcent les traits pour faire sourire, et Bellucci joue son rôle… bref. Si le tout fleure trop le film en studio, la réussite de l’ensemble repose sur le côté loufoque, la vision personnelle de l’auteur. On aime ou pas, Gilliam se marre, et nous avec. Les fans choisiront.

APPLESEED ***

Appleseed, c’est beau comme une cinématique de jeu vidéo, et en plus ça l’assume totalement. Du coup, on est loin de la tentative à moitié ratée de Final Fantasy, et on a droit à des plans de malade. Joli.. sous toutes ses formes.

SERENITY **

Issu de la série avortée Firefly, Serenity nous plonge en pleine SF, à bord du vaisseau éponyme pirate de son état, avec à la tête un sous Han Solo très posé, et un équipage de seconds couteaux. Tout cela est très laborieux, avec de vieux relents de western ( sympa ) qui ajoute à l’image un peu étrange de la chose. Un espèce de vieux mix entre StarWars pour l’organisation de l’empire galactique, et surtout de Cowboy Bebop pour les idées. Rien de bien extraordinaire quand on sait que c’est Joss Whedon qui a écrit et réalisé le tout. Une jeune fille colle aux basques de l’équipe, avec d’étranges pouvoirs, et pourchassée par des méchants.. blablabla.. le bonhomme sait y faire. Le mieux étant côté réalisation de nous rassurer, puisqu’il pilote actuellement Mission : Impossible 3. Au moins, le flop n’est pas annoncé trop prématurément..

A HISTORY OF VIOLENCE ***

Très bel essai sur la thématique de la violence. Presque Lynchien dans la forme, inspiré sur le fond, un Cronenberg méconnaissable, loin de ses bandes ultragores habituelles ( quoique, Spider était le prémice à AHOV en quelque sorte ). Tendu, comme si une violence sourde habitait le récit autant que le héros, le message se perd un peu sur la fin, mais le résultat est là : la vérité en chacun de nous finit par ressortir, qu’elle soit brutale ou non. Une belle ellipse d’une heure trente que nous a tissé David C.

REVOLVER **

Ou le trip de Guy Ritchie sur les films de gangsters. On sent la tentative de vouloir en tirer un verset philosophique ( un peu comme Kounen avec Blueberry et son FarWest .. ), mais il passe un peu à côté. Les justifications pseudos mystico tout ce que vous voulez n’y changeront rien. Pour autant, pas un raté total. Le film est puissant, énigmatique, mais reste un bon moment à passer. Si on ne veut pas se prendre la tête comme son réal, on évitera de réfléchir au sens des dernières minutes, pour mieux se laisser emporter par le récit. Sinon, effectivement, la fin est ratée.

WALLACE & GROMIT ****

Du vrai bonheur en pellicule. De la pâte à modeler pour être précis. On connaît les persos et l’univers, pas besoin de s’apesantir là dessus. Pour les fans, et pour les autres donc..

EVERYTHING IS ILLUMINATED ****

Everything Is Illuminated est un ovni. Du réalisateur, dont c’est le premier film derrière la caméra, on sait juste qu’il est acteur, et avec une filmographie qui faisait redouter son adaptation du roman éponyme de Jonathan Safran Foer.
Et pourtant, il adopte un point de vue inattendu, surprenant. Mi réaliste, légèrement barré, il suit le chemin d’un jeune homme de confession juive qui retrace le destin de son grand père durant la Seconde Guerre Mondiale, et part à la découverte de ses origines en Ukraine.

Les révélations qui s’ensuivent et ce voyage que l’on accompagne, sont relativement classiques. Mais le traitement apporté par le réalisateur fait la différence. Légèrement désaxé avec sa caméra, personnages extra-ordinaires ( au sens premier du terme ), l’originalité vient essentiellement de voir évoluer face à Elijah Wood des ukrainiens, et leur pays tout autour. Un pari osé, réussi, de voir revenir à la surface les méandres de la Seconde Guerre Mondiale pour les protagonistes, et le retour à leur origine. Amusant, vraiment hors norme, Everything is illuminated nous apporte un rayon de soleil sur la fin. Inattendu de la part d’un comédien habitué aux productions américaines ( Scream… ), d’adapter cette histoire. Mais en tout cas, un oeil à part et rafraichissant. On attend le suivant !

ENTRE SES MAINS ***

Un film où Benoît Poelvoorde ne fait pas rire. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le trublion belge change de registre. Mais si la performance est notable, et tout à fait juste, le film n’est pas centré sur son personnage inquiétant, vétérinaire lillois aux vieux relents de serial killer, homme à femmes inquiétant. Mais c’est bel et bien Isabelle Carré qui rayonne ici, portée par une histoire dont la base est avant tout l’attirance de l’héroïne pour un inconnu aux secrets inavouables. Tout en retenu, Entre Ses Mains raconte une histoire d’amour impossible, bien ancré dans le réel. De ceci se dégage un malaise certain, et un dénouement qui sans être extraordinaire se révèle logique. Ou pas.

MILWAUKEE, MINNESOTA **

Un simple d’esprit éveille l’interêt de certains par les fortunes qu’il gagne dans les concours de peche…

On plonge dans une communauté repliée sur elle-même, dans le Nord des Etats unis ( l’Alaska ? ) . Y vit un champion de pêche, aux facultés mentales réduites . Sa mère pourvoit à ses moindres besoins, le materne un peu trop . A sa mort, le jeune homme est l’objet de toute les convoitises . D’une part une fratrie, de l’autre un représentant de commerce qui se fait passer pour le père disparu … L’ambiance est plutot glauque, le style épuré . La dernière scène est trés représentative : on voit le héros s’éloigner dans la neige, plan fixe de plusieurs minutes . Quelque peu anesthésiant . Le réalisateur s’essaie au cinéma réalité, en filmant les personnages et les situations dans des conditions proche du réel . Le climat social y est particulièrement défaitiste .
Mais l’exploit du film revient à Troy Garity qui campe de façon étonnante, et avec assez peu de préparation, le faible d’esprit . Une composition stupéfiante, qui se passe de sous-titres …

UN TICKET POUR L’ESPACE ***

Diantre, hérétique!! Allez à l’encontre de la pensée créative du duo Kad & Olivier, blasphèmes!!

Le deuxième opus cinématographique de ces deux trublions de l’humour à la française peut étonner. En effet, Kad&O, c’est de la connerie à l’état pur. Entendez par là, de vrais gags cons, dans le bon sens du terme. C’est débile, abscont, comme vous voulez. Mais c’est drôle, si on apprécie. Evidemment, il faut avoir le zigomatique élastique. Car si on connaît la franche part de deuxième degré du duo, ils ont ici élaborés un scénario ( avec Julien Rappeneau, déjà complice de Pamela Rose, avec toujours Lartiguau aux commandes ) qui allie humour et une certaine part de sérieux. Pas grand chose, mais on en vient à toucher au relation père/fils, à l’amour pour une petite partie.. Pamela Rose était un gros sketch, on a ici une vraie histoire. Alors ça peut étonner, mais ça tient la route. Evidemment, on ponctue le tout de bons gros gags et de n’importe quoi à tout va, pour que le fan de base soit rassuré. On ne décolle pas pour autant sur les sommets de la rigoulade, mais le retour au cinéma de Kad et Olivier ( bien entourés ; Dussolier, Pef, Marina Fois, Guillaume Canet .. ) est réussi. En attendant sans doute un troisième film encore plus cinéma…

KILL BILL Part 1 ****

Irrévérencieux, irresponsable, subversif, sanguinolent, jouissif, le dernier Tarantino dépasse tous les adjectifs possibles, tant son dernier long-métrage n’est qu’un pur concentré de fun . Zéro pour cent de prise de tete pour un demi film mené tambour battant et sabre à la main … Après six ans d’absence, où il a eu le temps d’écrire, de jouer et de voir des films, il nous revient avec son hommage tout personnel au cinéma, dépassant largement Jackie Brown dans ce genre .

Kill Bill, c’est le leitmotiv de The Bride ( la Mariée ), qui réveillée d’un coma où l’avait plongés ses anciens coéquipiers des Vipères assassines sous les ordres dudit Bill, va chercher à se venger . Et on la comprend . On suit donc Uma Thurman, révélation s’il en est, et véritable muse de Tarantino puisqu’elle a participé au scénario, dans sa quete du prix du sang, dans un mélange de western/film de samourais/séries B…. et toute les références accumulés tout au long de sa petite vie . Dire que certains décors sont récupérés d’un Godzilla (!) , dont les effets spéciaux sont copiés dans un style très 60′ , ailleurs risible, ici jouissif .

Le film est chapitré de manière logique, entre les différentes scènes de combat, et pour constituer une continuité avec le tome 2 dans quelques mois chez nous . Et comme pour toujours, Tarantino fait ce qu’il veut, et nous promène avec un premier chapitre qui devrait etre à la fin puisque deuxième meurtre, pour ensuite nous ramener au meurtre de la Mariée, et le combat final avec les Crazy 88 . A chaque apparition sa description .
Mélangez tout cela avec la folie de Tarantino, et on obtient des scènes incroyables, entre le flash back manga ( par les créateurs de Ghost in the shell ) indispensables car résolvant pas mal de problèmes niveau censure, ainsi que la scène finale en partie en noir et blanc ( sauf au Japon ) pour cause de tuerie indescriptible . Sur ce point le combat final est totalement déjanté, irréaliste, mais tellement jouissif qu’on se prend au jeu . Dans l’ensemble le scénario tient en deux lignes, mais sitot passé cela, on en redemande, et on attend désormais le 2 avec impatience, rien que pour la tete de Bill !

Tarantino sait combiner les genres, et au final on obtient un savant mélange d’origines diverses, pour le plaisir des yeux et l’excitation intelligente que cela procure . Loin d’etre uniquement cela, Kill Bill c’est également de la démesure à chaque plan, à chaque geyser de sang on n’y croit pas une seconde, mais on assouvit une sorte de fantasme lointain inexistant ailleurs . Le combat de la villa, qui compose toute la deuxième partie du film, est sous cet angle un exemple magistral . Dans l’élan insufflé par Braindead ( pour le flux ) ou Evil Dead, on assiste à une marée de liquide rouge ( je rassure, c’est pas du tout réaliste ), de membres découpées, de morceaux déchiquetés, et meme d’un oeil arraché à mains nues .. A souligner aussi l’excellent court ( dans le long ) animé, où l’on assite à de la japanimation pure, dans la veine de Ghost In the shell et Perfect Blue, et aussi sanglant que Kenshin .
Simple première partie , hors d’oeuvre d’une chorégraphie en deux parties, ce premier volet de kill bill est un film de cinéphile fou furieux . On espère simplement, comme à chaque fois, que Quentin va encore nous éclater la prochaine fois . Encore quelques semaines …

KILL BILL Part 2 *****

A y est . C’est fini . The Bride is back, et comme dirait Millar, « It’s gonna be a kick ass [movie]! » . ça déménage sec, on retrouve notre Uma Thurman survolté, et un Tarantino tarantinesque ( du coup j’invente un adjectif ! ) !!! Le volume 2 complète à merveille le premier, meme un peu plus jouissif . Malgré tout, gardons en mémoire qu’il ne s’agit que d’un seul et meme film . Puissant, multiples, visuel . La claque quoi . Les idées fusent, la mise en scène éclate . On en redemande, on attend, on surveille chaque plan, et pourtant QT nous étonne toujours .
The Bride ( dont on apprend le nom mais chutt.. ) arrive donc au Mexique pour affronter Budd, devenu videur dans une boite de strip tease . Puis au tour de Elle, et enfin.. Bill ! Avec une petite surprise . Et le passé de Uma, de sa formation chez un maitre chinois, jusqu’à son mariage sanglant . Pire que tout, à travers ces derniers chapitres de la saga , QT nous attache à son personnage principal . Lorsqu’on est fan, difficile de faire abstraction de ses sentiments, le final sera émotion ou ne sera pas . Car The Bride se révèle bien plus fragile que dans la première partie, le personnage se craquèle, les failles se révèlent . Difficile de vous en parler sans vous gacher la surprise, mais ne vous attendez pas à des combats sans discontinue comme dans le Volume 1 . Sur le meme ton, Bill apparait, et avec lui la classe de David « Kung Fu » Carradine . Naturel, classe, son personnage risque de rester quelques temps au Panthéon des beaux salauds .

Evidemment, inutile de s’apesantir sur la mise en scène, la musique, exceptionnelles comme à l’habitude . Les références fusent à une vitesse telle que l’on se demande si plusieurs visions ne sont pas nécessaires . La BO se révèle plus utile qu’à l’habitude, se révélant plus qu’un fond sonore, un véritable complément aux images . Et que dire du scénario en lui-meme, inventif et original, pur produit des délires tarantinesques que l’on espère plus souvent dorénavant . Western, Kung Fu, tout passe à la moulinette QT .
C’est sur, le prochain film de Tarantino sera attendu . Et il sera difficile de faire mieux . Le pire étant qu’il en serait capable le bougre.. En attendant, qu’il déverse sa folie lumineuse sur Cannes ! God bless cinema .

X-MEN 3 ***

Une bonne fin de trilogie,
Légèrement moins bon que les deux autres, mais tout à fait récupérable,
On sent pas trop la présence de Ratner, ni l’absence de Singer.

Pourquoi? Le film n’est pas trop court. Evidemment, plus de temps aurait permis de dévelloper l’intrigue, pour améliorer le tout. Ici, le tout rend un résultat logique et appréciable. Les nouveaux persos sont introduits certes sans d’autres explications, ce qui peut nuire aux néophytes. Surtout pour Angel, vu le battage autour, on ne le voit que peu. Les autres arrivées ( Le Fléau, Fauve, même Colossus ou Kitty ) sont peu traitées. Ce n’est pas négatif, mais ça manque un peu pour le fan.
Au-delà, l’intrigue est potable. Là aussi ça renvoit à de nombreuses références du comics, qui auraient mérités de plus amples dévellopement. L’exemple parfait serait Stryker dans le deuxième film, parfaitement menée. Pourtant ce sont les mêmes scénaristes. Trop court pour faire mieux sans doute…

Au final, une surprise agréable pour un film attendu comme mauvais. Certains sorts réservés aux personnages sont discutables ( Xavier, Jean.. ), mais l’histoire permet de terminer en beauté cette trilogie, ouvre sur l’avenir ( la dernière seconde, excellente!! ), tout en notant l’influence notable des deux comédiens les plus influents ( Berry & Jackman ). Dommageable, oui et non. Bref, un film tout en consensus, sympathique mais pas aussi performant que le deuxième.

SUPERMAN RETURNS **

Le revival de la série pour un 5e film qui sera en fait le 2 1/2, a mis plus de dix ans à nous parvenir. Bryan Singer aura laché la saga du X(-Men) pour d’autres collants, bleu et rouge. Evidemment, il connait et admire l’Homme d’Acier, au point de nous démontrer brillamment qu’il sait le mettre en valeur. Et ça, rien à redire : le visuel est épatant, les images splendides, nos yeux ressortent émerveillés, ébahis de la salle. Les effets spéciaux nous en mettent pleins les mirettes.

C’est essentiellement le reste qui pêche. Des acteurs pour le moins insipide ressort le comédien principal, un acteur inconnu répondant au doux nom de Brandon Routh, plutôt vu dans des séries pour midinettes. Seul Kevin Spacey tire son épingle du jeu, tout en maniaque azimuté, hélas calquant son jeu sur celui d’un Gene Hackman ayant incarné Lex Luthor déjà quatre fois. Là comme le héros ( inoubliable Christopher Reeves.. ), il y avait une marque qui n’aura pas été effacé. Encore plus étonnant, l’histoire. Les producteurs ont apparemment adorés, au point de relancer le film avec Singer très rapidement, après dix ans de tergiversations. Etonnant. Ici, Superman est un ange descendu du ciel aidé l’humanité, sans pour autant démontré son caractère héroïque. Il est partout à la fois, mais vulnérable en tout point. On rapprocherait ça en fonction de son évolution dans le film à certaines images d’un prophète religieux mort en croix. Etrange.. Là où les premiers films faisaient ressortir l’humanité du personnage, son envie d’intégration, Superman Returns nous présente un revenant décidé à devenir le protecteur, le shaman, l’élu de l’Humanité. Un message peu clair, et surtout bien moins intéressant. Tout au long du film il fait donc son chemin de croix sans réelle difficulté, et au final il ne gagne que l’ennui du spectateur.

Un spectacle bien fatiguant, très bien mis en valeur. Manque à la forme, le fond nécessaire pour intéresser. A l’instar du chevalier de Gotham, dont les débuts l’an passé avait renforcé la saga cinématographique de Batman..

KING KONG ***

Au vu du mythe, et de la grande bestione qui l’incarne, on ne peut qu’aimer King Kong. Tragédie moderne, aventure fantastique, et surtout une histoire merveilleuse pour le petit Peter Jackson.

Voulait il nous éblouir de son adoration pour la peluche géante ? En tout cas le pari de Peter Jackson est réussi. Pas moins de 3 heures autour du King Kong, et l’on ressort la tête pleins de souvenirs de Skull Island et New York. L’action se déroule en pleine crise au début du siècle ; une équipe de tournage se rend sur une île mystérieuse, et y rencontre un gorille géant, qu’ils ramèneneront à la civilisation pour le perdre corps et âme du haut d’un building.

Jackson assure. Le film est technologiquement une franche réussite, et il parvient à nous emmener là où il veut grâce à ses ordis. De Kong lui-même aux différentes créatures peuplant le film, l’illusion est parfaite. Seuls quelques plans trahissent le montage, mais que diantre, nous ne sommes pas ici pour pinailler. Le rêve à portée de main, il nous sert avec ça une très belle histoire, certes classique mais efficace ; l’actrice boulerversante ( Naomi Watts, étincelante ) éperdue du grand singe, le scénariste courageux ( Adrian Brodyn, identique à lui-même ), le réalisateur cupide ( Jack Black, impressionant ), et tout cela poursuivi par une myriade de seconds rôles qui viennet tempérés les principaux ( y a même le héros de demain à la une !!! ).

L’équipe est donc formée, mais cela ne suffit pas. Si la sécurité existe depuis la réussite de la trilogie SDA, on l’attendait de pied ferme, le Jackson. Et le bilan final est mitigé.. Oui, le film est excellent, le spectacle réussi. Le final nous émeut presque, si tenté qu’on est accroché au reste ( ce qui est mon cas ). Mais objectivement, son réalisateur imprégné de bon sentiments, à voulu trop en faire, et traine un peu le récit. Le début particulièrement tarde à installer le tout. Mais basta, cela permet à l’inverse de bien poser les personnages, et quelques situations comiques viennent émailler le récit. A trop vouloir en faire, Jackson s’est imposé trop de choses. KK est donc un très bon film, trop gourmand. ça aurait gagn é à être plus dramatique sans doute..
Sans vouloir renier ses penchants naturels, King Kong version 2005 est donc le pur fruit de la passion de Peter Jackson. Ce qui fait qu’on aime, même si le résultat final est plus proche du film classique hollywoodien bien connu..

LES CHRONIQUES DE NARNIA : The Lion, the Witch and the Wardrobe ****

Quand le monde des enfants rejoint celui des grandes guerres épiques des romans d’aventures, la fiction transcende la réalité, et vient nous éclairer sur le pouvoir de la jeunesse, et l’innoncence de sa fougue.

Narnia est un peu à la croisée des chemins ( retenez l’expression.. ) de Harry Potter et du Seigneur des Anneaux. La jeunesse des premiers rôles et le point de départ du premier, pour l’ampleur de l’histoire et l’évasion du second. Cependant, on baigne ici en plein imaginaire enfantin, donc si le scénario se veut inquiétant, pas de sombres Mordor, mais des plaines ensoleillées, et la neige de Noël pour incarner le Mal. Bref, tout ceci reflète un peu Alice au Pays des Merveilles. Où le destin d’une fratrie de quatres enfants, balottée par la Seconde Guerre Mondiale et envoyée en pension chez le vieil oncle scientifique à la campagne. Découvrant une armoire aux pouvoris insoupçonnée, ils tombent dans un monde inconnu, celui de Narnia, où un lion magnifique livre un combat à une froide et cruelle sorcière. Se révélant les jouets d’une prophétie, les quatres frères et soeurs vont guider les forces du bien vers la victoire.

L’histoire est plaisante, et bien menée. Si le début manque de souffle ( au bout d’une heure, on traverse enfin réellement l’armoire ), on ne voit pas passer le film. Le point fort des équipes néozélandaies déjà à l’oeuvre sur la trilogie LOTR, dirigé par le faiseur de Shrek, est le réalisme des images et des effets spéciaux. Sfx impressionnants, qui démontre que si le Seigneur des Anneaux étaient exceptionnel, on peut toujours faire mieux. Les combattants-animaux sont crevants de réalismes, et les combats moins filmés, se tiennent très bien. Bref, Narnia est une pleine réussite, qui ne demande qu’à continuer. Pour les amateurs du côté obscur, reste à revoir les diverses éditions DVD du Seigneur…

CASINO ROYALE ***

Un bon James Bond fait-il un bon film? On peut se poser la question tant la saga a acquis un statut particulier au sein des rentabilités cinématographiques. Déjà une bonne vingtaine d’opus, et l’agent 007 ne dément pas. Film d’espionnage ou d’action à forte attirance vers la gente féminine, il repart tous les 3 ou 4 ans environ à l’assaut des écrans. Bond, James Bond. La franchise pourrait être un genre à part, ou une exception au sein des films à grand spectacle. Preuve en est, les producteurs ont eu envie de révolutionner l’agent britannique avec cette revisitation de Casino Royale. Déjà adapté de manière iconoclaste ( avec Peters Sellers, Ursula Andress ou encore Woody Allen.. ) et hors de la série régulière, Casino Royale est la première aventure de l’agent Bond. Une manière de reprendre en main en 2006 les aventures musclées d’un James devenu au fil des années et des Pierce Brosnan plus un prototype du héros moderne, blagueur et branleur, qu’un agent secret impitoyable. Jason Bourne peut en témoigner, naviguer dans les eaux des services secrets n’a rien d’une promenade tranquille..

Casino Royale, version 2006 donc. On a beaucoup parlé de Daniel Craig, qui se révèle pourtant parfait. Si on dépasse sa musculature ( très mise en avant ) qui démontre amplement qu’on ne fabrique plus un Bond sur ses gadgets, on se rend compte que son comportement de bouledogue pédant et très sûr de lui colle parfaitement. Bond retrouve ses origines écrites ; un héros certes, mais un ego surtout. Fier et indépendant, il suit son instinct et ses idées, s’en mordant les doigts quelques fois. Bond devient plus humain, et arrête d’emballer à tout va ( bon, juste deux fois ici.. dans la norme quoi ). Le quota d’action est très bien respecté, tout particulièrement au début du film. La séquence pré générique a beau être amplement inutile, on trouve du nouveau dans Bond, et ça fait plaisir.

Qui plus est, derrière la caméra on retrouve Martin Campbell ( Goldeneye, Le Masque de Zorro.. ), qui étonne. Particulièrement efficace a défaut d’être exceptionnellement inspirée, sa réalisation suit l’action au plus près. ça dépotte. Au final, un bon Bond, mais aussi un bon film. On imagine déjà qu’une suite directe serait amplement envisageable, et d’ores et déjà envisagée..

SHREK 3 **

Beaucoup moins en forme que les précédents, moins efficace.. Se transportant par un souvenir très sympa des deux premiers, tout en exploitant pas le potentiel d’une telle franchise. Heureusement la deuxième partie.. pardon, le 4 arrive dans deux ans.

FANTASTIC FOUR 2 *

Une saga familiale ( comme le comics ), donc plus grand public, plus accessible.. Des effets spéciaux sympas pour une histoire proprette. Ne pas chercher plus.

DIE HARD 4 ***

Le retour de John McClane! Plus hi-tech, mais la force brute de Willis refait surface. Scénario honnêtement boeuf, plein d’action qui remplit son office. A la limite on en redemenderait.

BODY SNATCHERS **

Version 1993, Abel Ferrara. Oui, le monsieur s’est essayé au film de SF/Horreur avec des extraterrestres envahisseurs pas gentils du tout. Si leur aspect fait penser à des oeufs d’aliens d’où sortent des spaghettis super grand qui vampirise les humains pour en créer des clones zombies, le film fait fort penser à une Guerre des Mondes en plus flippant ( par rapport à la version de Spielberg ) dans le sens où ici, tout part d’une base militaire, où se situe l’action. Et que la menace se répand petit à petit… bouh, ça fait un peu kitsch, mais diantre! ce sont les 90′.. et Abel Ferrara derrière la caméra, et sa manière de bouger la caméra. Intéressant.

FINGERS *

Film des 70′ dont le sens du récit, et la montée de la violence aurait sans doute influencer Tarantino et consorts. Intitulé Mélodie pour un Tueur en VF, on suit un jeune pianiste, tueur à ses heures, qui voudrait percer dans la musique. Evidemment le destin en décide autrement, et c’est dans le sang qu’il excelle.. Le tout sur fond de musique classique, et de grandes scènes paralytiques. Froid, et urbain, terriblement dur..

STARSHIP TROOPERS 2 : HERO OF THE FEDERATION *

N’est pas Paul Verhoeven qui veut. Si le cinéaste hollandais sait distiller le non politiquement correct avec saveur, la suite de son brulôt reste fade. Comme un plat non terminé… Pourtant aux commandes, Phil Tipett, as des Sfx, ne sauve rien avec une réalisation de série B pour cacher le manque de budget flagrant. Car cet aspect est flagrant, les moyens manquent.
Dommage le scénario est intéressant, et les acteurs somme toute sympathique, même si caricaturaux ( le casting féminin a été particulièrement… soigné ). Même les bestioles ne font plus très peur..

DEAD BIRDS ***

Un bon vieux western, ça manquait. Enfin, surtout que sa sortie hexagonale n’est pas encore prévue, c’est dommage. Un bon vieux western, matînée de fantastique, de monstres invisibles, de bébêtes pas gentilles. Et ça marche. Le décor surtout y est pour beaucoup. Passons l’histoire assez sympathique d’une bande de hors la loi qui se cache dans une maison hantée après son dernier casse, et devient parano en se rendant compte que quelque chose y était avant eux… Placé ça dans la période contemporaine aurait sans doute banalisé la chose. Avec la guerre de sécession et tout le toutim, on voyage dans le temps également. Une bonne idée, une mission remplie efficacement. Pour le reste, du sang, des rivalités à la con, bien placé donc.

LA VIE DE DAVID GALE **

Inspiré d’une histoire vraie semble t-il, cette histoire de pacifiste condamné à mort inspire l’ironie de la chose. Où comment un homme qui lutte contre, se retrouve sur la chaise électrique pour le meurtre sauvage de son amie. Evidemment, quelqu’un se rend compte que quelque chose cloche, et que tout n’est pas rose… Kevin Spacey en tête d’affiche, ça sauve l’affaire. Un film un poil long, un scénario maniant l’ironie et quelques sursauts dans l’histoire suffisent à rendre le tout intéressant. Mais pas extraordinaire, d’autres l’ont déjà fait, ce film contre la peine de mort.. Enfin, on joue avec les personnages, plutôt adroitement, pour faire admettre une vérité.. sans doute pire que le mensonge.

MAN TO MAN **

Aux premiers abords, le dernier Régis Wargnier rebute. Une histoire de pygmée, sur les traces de Darwin, comment s’y intéresser? Et si le film en lui-même est plutôt monotone ( ça lorgne un peu sur Tarzan, voir le film de Christophe Lambert… ), le sujet est passionnant : entre questions sur l’évolution, et pensée de l’Angleterre en pleine époque victorienne, on tente de comprendre les enjeux. Pour les passionnés donc d’histoire..

AKOIBON *

Deuxième Edouard Baer, et deuxième déception. Si depuis le premier, on multiplie les têtes d’affiche ( Baer, Poelvoorde, … ), on reste toujours héberlué devant l’ineffable histoire contée là. Si le tout est certes drôle, le léger décalage apporté convient mieux à sa période Tv sur Canal. Mis sur grand écran, on a l’impression que la télé est allumé, et qu’on aimerait bien zapper de temps en temps, quitte à revenir sur les bons moments. Sans doute un peu biscornu pour le grand écran, Baer vaut mieux sur de vrais scénarios.

RING 0 *

Retour sur Ring, et retour sur les origines. Pas grand chose à en dire, sinon que le sujet était obsolète. Pas la peine d’expliquer quelque chose qui marche si bien dans le premier film, on perd le mythe. Et ce 0 ne vaut rien..

SOLEIL VERT ****

Un vrai bon vieux film symbole des temps révolus, où un Charlton Heston pas encore détestable joue au Blade Runner dans une société futuriste pourrrie. La critique sociale est acerbe, et l’enquête soulève les bas fonds glauque d’une société pas si éloignée de la notre, et aux secrets horribles. Où comment sous couvert de cinéma, faire passez un message. Excellent.

MODIGLIANI **

Derniers temps d’un peintre un peu hors norme. Si le tout est d’un classique sans nom, Andy Garcia a enfin le premier rôle tant attendu, et l’atmosphère type « Paris, 19e, Bohème » séduit. Ensuite, on suit le destin autodestructeur et terminale de Modi, entouré de Picasso et consorts, et de son aimée. Sniff, c’est beau…

L’AFFAIRE DES CINQ LUNES ***

Petite leçon d’histoire : Aldo Moro présida le conseil des ministres italien de manière ininterrompue de décembre 1963 à juin 1968, puis à nouveau de novembre 1974 à avril 1976.Le 16 mars 1978, il fut enlevé en plein Rome, via Fani, par les Brigades rouges, groupe terroriste d’extrême gauche, emmenés par Mario Moretti. Les assaillants assassinèrent les cinq gardes du corps de Moro afin de l’enlever. Après une détention de 55 jours, Moro fut assassiné à Rome ou dans les environs. Son corps sans vie fut finalement retrouvé le jour-même dans le coffre d’une automobile ( plus d’infos :http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldo_Moro ).

Cette histoire provoqua un grand émoi dans la république italienne, et encorte aujourd’hui marque une date importante. Le film n’est pas tiré d’une histoire réelle, mais raconte la fin de carrière d’un juge de province ( Donald Sutherland ), à qui un mystérieux commanditaire donne des indices sur l’enlèvement d’Aldo Moro, et le conduit sur la piste des coupables. Pure fiction sans doute, politico-historique, passionante si on aime le genre. Plus téléfilm que grand film, mais une enquête intéressante quand on s’intéresse aux faits. Avec un casting très bons.

WAYNE’S WORLD 2 **

Honte à moi, je n’avais vu aucun des Wayne’s World. Voilà chose réparée. Et il parait que le premier est mieux. Je m’en vais donc le voir… Ah oui, ce deuxième opus est marrant, bien dans la veine Mike Myers. sans plus ni moins. Avec aussi des guests classes ; Christopher Walken…

THE GIRL NEXT DOOR *

Si c’est apprécié ici, mélangé ados de lycée, idées de politique et stars du X, oui c’est marrant. Mais douteux. Et pas drôle en plus ( le film en lui-même ). Mais Elisha sort des atoux qu’elle ne met pas en valeur ailleurs, c’est agréable d’un point de vue masculin. Sans plus.

A BOUT DE SOUFFLE ***

L’étendard de la Nouvelle Vague, le symbole du cinéma français de l’époque ( avant Les Visiteurs donc ), mené par Godard, Truffaud et Belmondo. Avoué qu’on aurait pu faire pire. On suit donc le jeune Belmondo, petit truand en cavale mais amoureux. C’est beau et c’est très bien fait, faisant tomber mes a priori sur le cinéma vieillot de Godard. Un film à la hauteur de sa réput’, très dans le style de l’époque néanmoins. Peu classique sur la forme et le récit. Passionant.

CHARLIE’S ANGEL **
CHARLIE’S ANGEL 2 **

Bon, trois pouffes qui courent au ralenti, classique. Mais au moins, les films ne se prennent pas au sérieux, ça s’amuse, ça explose, ça joue à la Matrix, ça exhibe des actrices à moitié à poil, des guests marrants ( bruce willis.. ), de jolis plans. Pas les bouzes que j’attendais, un peu d’amusement, que diantre.. et la suite est à la hauteur du premier. Sans Bill Murray, snif..

BRICE DE NICE *

Raté. La transposition du personnage culte de Jean Dujardin, qui a fait ses belles heures à la scène et au petit écran, semble souffrir sur grand écran. Principale cause : le personnage n’est plus aussi percutant. Moins drôle, voir pas du tout, les scénaristes ont sans doute voulu trop expliquer un perso aussi délirant. Trop de détails tue le mythe, qui s’effrite pour laisser place à un Brice de Nice totalement cassé, gamin de 30 ans perdu lorsque papa tombe pour traffic en tout genre. Et là, le film passe au pathétique. Pas en lui-même, mais il transforme Brice en pathos de lui-même, vire limite comédie pathologique sur le mal être de son perso, sorte de grand guignol livré à lui-même. ça en est presque beau, mais voilà, nous on est venu voir Brice « cassé » le monde, et on est déçu. autour de ça, les persos secondaires ( viva clovis cornillac effectivement ) et la réalisation assure. Dommage…

DESTINATION FINALE 2 ***

Revoilà le film ( suite de, donc ) où la mort peut frapper à n’importe quel moment, puisqu’au départ elle a loupé son coup. Manque de bol, sur ce postulat relativement simple, et avec un réalisateur de seconde équipe à la barre ( et non plus les deux scénaristes échappés d’X-Files .. ), on réussit à nous foutre les jetons secs. et oui, penser que n’importe quoi peut nous arriver, et que ça peut faire mal, ça stresse. Ajoutez à cela une séquence d’ouverture mythique ( et je pèse mes mots.. ), sans doute l’un des plus beaux carambolages, et le plus violent, de l’histoire du cinéma. C’est beau ses tôles froissées, sniff..

BEHIND ENEMY LINES *

Argh, revoilà l’Oncle Sam, et un porte avion avec des navions dessus, et des pilotes dedans. Ah non, l’un d’eux s’écrase à la fin de la guerre en Croatie ( nous sommes dans les 90′ ) juste sur un repaire de méchants rebelles qui veulent lui faire la peau. Heureusement l’armée américaine est là, on s’en sort bien. Rien de bien novateur, rien de répréhensible, ça se regarde comme un épisode de Jag en moins bien ( pas de jolies brunes, désolé.. ). Avec aussi owen wilson, pardon.

THE RETURNER

« Colossal succès » comme le souligne un célèbre site Internet, le film japonais The Returner date de 2003.. et n’est toujours pas sorti chez nous! Un comble, puisqu’il allie avec brio une histoire d’invasion extraterrestre dans un futur proche, un voyage temporel d’une jeune fille pour empêcher cela dans le présent, et sa rencontre avec un bandit au grand coeur.
Visuellement impressionnant dans sa manière de filmer, le film se distingue surtout par ses scènes futuristes d’extraterrestres belliqueux, qui n’ont rien à envier à la récente Guerre des Mondes de Steven Spielberg. Les combats quand à eux sont évidemment dans la veine des Matrix, avec ralenti et effets bulletime. Une vraie réussite, un succès donc, qui n’a pas encore débarqué chez nous..

SEUL CONTRE TOUS ***

Gaspard Noe, un film théâtral au sens premier du terme. Sur le fond, malsain, angoissant, ou à la thématique sans doute trop actuelle ( un père attiré par sa fille ). Mais sur la forme, une formidable mise en scène très découpée, sur voix off de son comédien principal. Envoutant, perturbant, magistral!

BIRTH *

Sujet un peu malsain également ( Nicole Kidman retrouve son défunt mari réincarné dans un enfant, etc.. ), mise en scène un peu pompeuse. On s’ennuie rapidement.

FEAR OF THE DARK *

Réalisation de téléfilm, personnages principaux confrontés à leurs peurs du noir. Trop plat pour exister, trop peu d’évnements pour en faire un long. Essai raté.

BLUE CRUSH **

La mer, de jolies filles, du surf. ça change un peu, il fait beau, mais le tout sonne un peu trop creux pour y donner de la consistance. Pour les amateurs de belles images..

ANIMAL FACTORY ***

Un jeune homme confronté à ses compagnons d’incarcération, de vieux briscards de prison qui vont lui apprendre les us et coutumes du milieux. Un bon film suivant les pas du « bleu », des comédiens plausibles ( Dafoe, Furlong.. ), une histoire pas si mauvaise.. il suffit de peu! Réalisé par un comédien ( Steve Buscemi ), on y retrouve les grands seconds rôles de la tribu Tarantino ou Rodriguez. ça réveille.

HIGH CRIMES **

Ashley Judd qui sauve son mari ex-marines des griffes d’un complot. Bien fait mais déjà vu.

CREAPSHOW ****

Une succession de sketchs inspirés du grand Stephen King. Drôle, macabre, dérangeant. Culte.

FIGHTER IN THE WIND ***

L’histoire vraie d’un créateur du karaté. Epopée à l’américaine mais fabriquée en Asie. Bien foutu, des combats sans artifices. Les fans seront comblés, les autres passeront un bon moment.

LE PERIL JEUNE **

Film génération ou pas, je découvre ce deuxième long métrage de Cédric Klapisch en 2005, soit 30 ans après les évènements du film.

Evidemment, Le Péril Jeune a une aura spéciale auprès du public post-ado d’aujourd’hui. Sans doute témoin d’une époque, reflet par Klapisch de cette génération suivant Mai 68 ( comme il est souvent autobiographique pour partie, pourquoi pas.. ). Où comment cinq jeunes lycéens de terminale ont vécus leur année de préparation au baccalauréat, et leur évolution cinq ans après. C’est très sympathique, bordé de bonnes intentions, et surtout ça sonne vrai.

Car au vu de la fiction française, retrouver l’humeur véritable d’un banc d’école se fait rare. Duris et cie, souvent inexpérimentés, y font pour beaucoup. Car le Péril Jeune a aussi alimenté le cinéma français avec pas mal de nouveaux talents ; outre Duris, Elodie Bouchez, Elbaz, de Fougerolles.. Toute cette jeunesse, tiraillée entre la pression du bac, les parents et la société, se réfugient dans les manifs, la drogue et les premières expériences de la vie, pour essayer de trouver leur voie.
Une photographie de 75 peut être pas tout à fait juste, mais qui suffit à rappeler à tout un chacun les années lycée. Nostalgie rocambolesque..

PAPA

Très bon film de maurice barthélémy, le 2e. Quand Alain Chabat nous étonne dans un film d’1h15, un retour à la maison avec son jeune fils, et l’absolution d’un drame familial. Sans grande dramaturgie, tout en douceur.. un film humain, bordel!

NATURAL BORN KILLERS

Ou Tueurs Nés. Trippant, trippé, sous acides certainement. Quand un scénario de Quentin Tarantino donne l’impression que Las Vegas Parano rencontre Reservois Dogs et la série Oz… Une grande claque tant visuel qu’idéologique, bien loin de la simple dénonciation de « film violent » qui l’accompagne. Un pur casting avec..

THE ROAD TO GUANTANAMO

n aime toujours voir surgir du domaine artistique une critique de la politique contemporaine. Dans ce domaine, les films de guerre retraçant le destin de soldats étriqués tout au long de conflits sanglants avaient brillés quelquefois par leur audace. Mais on avait du mal à voir l’actualité récente sous les feux des projecteurs. Michael Winterbottom co-réalise ici un film poignant sur l’idiotie à l’américaine.

Et sans perdre de temps! En effet, le film s’intéresse aux destins de trois jeunes anglais, arrivés fin Septembre 2001 au Pakistan puis en Afghanistan pour célébrer un mariage. Pris entre deux feux lors de l’invasion américaine, ils sont rapidement capturés puis traités comme de dangereux combattants d’Al-Quaida.

L’histoire est édifiante en ce que ce semi-documentaire raconte une histoire vraie. Comment trois citoyens britanniques, d’origine pakistanaise, sont détenus plus de deux ans par l’armée américaine, et accusé de ce qu’ils ne sont pas. Preuves à l’appui, on leur démontre qu’ils sont coupables sans les écouter. Certes, le contexte est exceptionnel ; juste après le 11 Septembre 2001, les Etats-Unis sont en mode « guerre », et l’armée américaine à fleur de peau. Mais sous le témoignage des trois ex-prisonniers de Guantanamo, on décèle une vérité peu reluisante. Et c’est là le point fort du film ; ici, pas de combats, pas d’héroïsme ou de dramaturgie de fiction. Les trois anglais ont été libérés quelques 24 mois après leur arrestation à la frontière pakistanaise, et raconte face caméra leur histoire. Sans prise de position, ni haine ou rancoeur, ils racontent leur histoire. Alors évidemment, quelques éléments sont sans doute mis en valeur, mais l’ensemble tient la route. On découvre le quotidien d’un prisonnier de guerre, traité comme un combattant ennemi.

Le plus dur dans cette « anecdote » parmi tant d’autres, est de voir comment l’armée américaine, la plus forte du monde, peut traiter un homme désarmé, sans défense après son arrestation, lors de transfert ou interrogatoire. Des méthodes peu reluisantes qui ne met pas en valeur son image. L’arrogance et la vue limitée des américains est ici mis en avant, avec des éléments édifiants. Ou comment accuser un homme de participer à des réunions d’Al-Quaida en Afghanistan en Juillet 2000 à l’appui de vidéos flous, alors que ce même homme prouve qu’il travaillait à cette période en Angleterre.. Consternant d’idiotie, on pourrait croire à une parodie, si ce n’était le parti pris du réalisme poussé à son comble qu’on choisit les deux réalisateurs. Finalement, la reconstitution parfaite de ces deux ans d’enfer pour nos trois anglais fait prendre conscience de la pensée fermée d’une Amérique en guerre..

Bien plus efficace qu’un film de guerre classique, The Road To Guantanamo fait preuve d’efficacité sur le message transmis, sans forcément prendre de position « anti » Amérique. La simple histoire de trois personnes injustement prise dans un contexte qui les dépassent, a conduit à une suite d’erreurs que les meilleurs services de renseignement au monde n’ont pas vus. Finalement, on peut craindre la force de frappe américaine.. qui frappe sans regarder. Un regard édifiant sur la volonté de certains politiques en place outre Atlantique.. et leurs conséquences sur le terrain. Et une belle plaidoirie pour les Droits de l’Homme.

MATCH POINT

Woody ( Allen ) fait toujours autant de films, mais s’expatrie.. ça donne quelque chose de plus gamour ( Scarlett Johansonn!! ), voir malsain. En tout cas, c’est moins comique et plus romantico-dramatique que jamais. Si ce n’est quelques longueurs, on se laisse avoir par le film, à contempler la lente destruction du héros, et à se demander le pourquoi du comment de ses actions.. joli.

U-571

Film formaté à l’américaine, mais joli moment d’action sous l’eau, au moins il comporte une belle brochette d’acteurs en devenir, et ne dure pas trop longtemps!