Idrann

There & Back Again

Pusher, le remake – Trailer

Apparemment, il y aurait déjà eu un remake en 2010… Mais peu importe, Nicolas Winding Refn a sans doute besoin de cash, pour produire lui-même le remake de son premier film PUSHER, dont on ne sait même pas s’il aura les honneurs des salles (sortie non datée).

Underworld: Nouvelle Ere (Måns Mårlind & Björn Stein, 2012)

Len Wiseman semble s’être trouvé de petits camarades de jeu avec un duo suédois (c’est à la mode), apparemment frères siamois indécollables, déjà auteurs de quelques longs de commande (dont SHELTER, avec Julianne Moore). Fort bien, cela lui permet de céder les manettes pour ce 4e opus de la saga UNDERWORLD, après la préquel de parenthèse. Nous retrouvons donc une Kate Beckinsale qui s’ennuyait sans doute un peu, tout en forme moulante pour les beaux yeux du public (même si sa plastique irréprochable est justement… trop).

UNDERWORLD, chapitre 3 moins 1. En deux minutes on nous refait le décor ; les humains découvrent l’existence des lycans et des vampires, les deux tribus poilus qui s’affrontaient déjà au temps où TWILIGHT comptait ses boutons de puberté. Et voilà que l’humanité expurge les deux fratries sans coup férir, reprenant le dessus. Notre héroïne, cryogénisée dès le départ, se réveille 12 ans après la Purge salvatrice, pour mieux découvrir la peinture fraîche du quartier et sa progéniture (issue d’une liaison torride – revoir les premiers épisodes). Dès lors, ça n’a aucun rapport, on repart au combat. Loups garous, vampires, humains… En 1h30 trop juste pour s’étaler, on alterne les faux ralentis et les effets spéciaux numériques relativement faiblards pour le tout. Ca donnerait presque envie de se retaper le premier opus.

UNDERWORLD 4 n’a de qualité (et encore) que de vouloir relancer une saga relativement immortelle, à l’instar des RESIDENT EVIL. Deux femmes fortes pour deux ambiances fantastiques, on se dit qu’un crossover exciterait nos bulbes sans plus. Le spectacle offert est le minimum vital, et bâcle la plupart des bonnes idées ou de l’intelligence rasoir du scénario. A part quelques jolis plans bien gores, pas grand chose à en retirer…

Abraham Lincoln: Vampire Hunter – Trailer

Le retour de Timur Bekmambetov (Wanted). Mouai…

The Descendants (Alexander Payne, 2012)

Avec THE DESCENDANTS, Alexander Payne, le gentil monsieur derrière SIDEWAYS ou la série HUNG (entre autres), se concentre sur un futur veuf et sa famille qui négocie le dur moment d’un décès. Tout en douceur, avec un George Clooney poivre et sel comme jamais.

Pourtant tout commence avec un air de déjà vu ; la voix off de George, les paysages paradisiaques d’Hawaii, les chemises à fleur. THE DESCENDANTS pourrait presque être la pré-retraite d’IN THE AIR, mais ne le sera pas. Nous suivons George dans le quotidien d’un père de famille bouleversé par l’accident qui a plongé sa femme dans le coma. Ou comment les problèmes du quotidien sont relégués derrière ceux de la tragédie. Commence aussi l’attente, et le changement, avec ses deux filles à charge. Payne nous sort un portrait tout en tendresse d’un homme, père de famille et brillant businessman (même si là bas, ils sont tous en tongs), qui doit se réhabituer à vivre. Surtout lorsqu’il apprend l’ancienne liaison de son épouse ; les cartes se rebattent, et en attendant le verdict final, il faut faire table rase du passé pour mieux repartir à zéro.

C’est là que THE DESCENDANTS s’enlise quelque peu. Si le film prend au fur et à mesure de la consistance, on hésite pas mal entre tragédie ironique ou comédie dramatique, voyant à certains moments des traits d’humour sans doute un peu trop forcés (ou alors c’est de voir Clooney courir en tongs..). Payne veut apparemment enlever un certain poids du débat, et parsème son histoire (une adaptation) de moments plus légers, propice à se focaliser sur le noyau familial que défend le film. Assez indé’ dans son style, nous voici donc une histoire de deuil douce-amère, moins dramatique que prévu, ce qui est au final assez joli. Dommage qu’on soit sur la défensive à certains moments, sans savoir s’il vaut mieux en sourire ou laisser échapper une larme. Loin d’être transcendant, c’est avant tout un bon moment et un film relativement doux sur un sujet difficile.

General Elektriks @ Nouveau Casino ’12

Concrètement, comme toute chronique musicale de bon goût, retrouvez notre compte rendu de ce concert chez l’ami ONLIKE. Suffit de cliquer pour lire.